10 septembre 2026

Temps de lecture : 1 min

L’audiovisuel français perd 110 millions d’euros à l’export… et les plateformes se replient sur le local (CNC/Unifrance)

Après le record de 2024, les recettes internationales ont reculé de 28,1 %. Les préventes s’effondrent, l’animation et la fiction décrochent, alors que les programmes français restent largement diffusés dans le monde.

Le 8 septembre, aux 32es Rendez-vous d’Unifrance au Havre, le CNC et Unifrance, organisme de promotion des œuvres françaises à l’étranger, ont publié leur bilan 2025. Ventes, préventes et apports étrangers en coproduction ont rapporté 282,7 millions d’euros, contre 393 millions en 2024. La baisse atteint 28,1 %, soit 110,3 millions d’euros.

Les ventes diminuent de 21,6 %, à 164,3 millions d’euros. Les préventes, droits acquis avant l’achèvement d’une œuvre, chutent de 59,3 %, à 30,7 millions. Les apports en coproduction reculent de 18,7 %, à 87,7 millions.

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Le CNC évoque des diffuseurs moins dépensiers, des plateformes par abonnement recentrées sur les productions locales et des acheteurs concentrés sur les marques connues. Le périmètre exclut toutefois certains achats et coproductions de plateformes, faute de valorisation précise.

La fiction reste le premier genre exporté avec 54,9 millions d’euros de ventes, malgré un recul de 27 %. Les séries policières dites « light crime » comme Tropiques Criminels, Astrid et Raphaëlle, Tom et Lola ou Alexandra Ehle concentrent toujours plus la demande des acheteurs.L’animation baisse de 30,3 %, à 32,2 millions, et tombe pour la première fois au troisième rang derrière le documentaire, plus résistant à 43,1 millions (-2,7 %).

Ce qui est intéressant

Les programmes français restent présents. La France est troisième pour leur diffusion sur les chaînes linéaires mondiales, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni (et première dans l’Union européenne).

Elle n’occupe toutefois que la septième place pour les nouveautés proposées par les plateformes par abonnement.

Notre insight

L’alerte principale vient des préventes, qui financent les œuvres avant leur livraison. Leur effondrement transfère davantage de risque vers les producteurs et les distributeurs.

Dans le même temps, la vidéo gratuite financée par la publicité représente désormais 14,3 % des ventes, contre 9,6 % en 2024, sans compenser le recul des plateformes payantes. Les programmes français circulent largement, mais rapportent moins.

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