62 % des jeunes Français éprouvent de la solitude et près d’un sur trois n’ose pas appeler un ami lorsqu’il se sent seul
62 % des membres de la Gen Z déclarent ressentir de la solitude selon une étude Ipsos. 55 % jugent par ailleurs qu’il devient difficile de rencontrer de nouvelles personnes hors ligne. Un paradoxe de notre société ultra-connectée.
La génération qui n’a jamais autant communiqué… n’a peut-être jamais eu autant de mal à créer du lien.
En effet, selon une étude Ipsos d’avril 2026 menée pour Hinge auprès de 2 000 jeunes Français de 18 à 30 ans, la jeune génération est elle aussi victime de solitude.
De fait, 62 % des jeunes Français disent ressentir de la solitude et 24 % d’entre eux déclarent même en souffrir « souvent ». Un chiffre qui monte à 28 % à Paris.
34 % jugent leurs relations sociales insatisfaisantes, alors même que 91 % disent avoir vu des amis en face-à-face récemment. Plus révélateur encore : près d’un jeune sur trois (29 %) n’ose pas appeler un ami lorsqu’il se sent seul.
L’envie de rencontrer existe pourtant : 65 % souhaitent créer de nouveaux liens, mais 50 % déclarent ressentir une anxiété modérée à élevée au moment de faire le premier pas, la peur du rejet (30 %) arrivant en tête.
À cela s’ajoute le facteur économique: 59 % disent avoir réduit leurs sorties à cause de l’inflation, tandis que 48 % estiment manquer de lieux accessibles près de chez eux.
C’est sur ce constat que Hinge déploie en France « One More Hour », son programme mondial destiné à financer des communautés qui favorisent les rencontres dans la vie réelle.
En 2026, l’application prévoit 1,5 million de dollars à l’international, dont jusqu’à 200 000 dollars pour la France, avec une vingtaine de groupes locaux soutenus, des clubs de lecture aux rencontres LGBTQIA+, en passant par des ateliers ou des soirées cinéma.
Hinge lancera aussi “Assemble Marseille” le 30 mai à la Friche de la Belle de Mai, une demi-journée conçue pour mettre en relation de jeunes adultes avec cinq communautés locales (clubs, collectifs culturels ou associations).
Hinge ne vend plus seulement des rencontres. L’application s’attaque désormais à tout ce qui les entrave : coût des sorties, anxiété sociale, manque de lieux, peur du rejet.
Notre insight
Pour les plateformes relationnelles, le vrai concurrent n’est peut-être plus Tinder… mais l’isolement social lui-même…
Voir aussi ci-dessous le documentaire d’Arte : Pourquoi la Gen Z se sent-elle si seule ?