22 janvier 2024

Temps de lecture : 3 min

Etude Ifop : choisie? subie? objective? La solitude, un fléau dont les Français ne mesurent pas les conséquences…

La semaine dernière, INfluencia s’intéressait aux mots de 2024, en publiant l’article de Florence Hermelin sur la Solocratie. Voici aujourd’hui, en cette journée dite des Solitudes, l’étude de l’IFOP pour l’assureur Goodflair. La solitude ronge sans prévenir. Principales victimes? Les jeunes, les pauvres et les urbains -principalement en Ile de France.

 

 

C’est un peu comme une gifle que l’on se prend en pleine figure, cette étude… Lorsque l’on croit être utile à l’autre, que l’on est certain que l’amitié est une valeur sûre, que la solidarité, que l’on « prouve » à ses voisins est un réconfort, une étude Ifop tombe et boum, c’est la claque: Pour plus de 85% des Français, les interactions humaines sont d’un moindre réconfort que celles entretenues avec leurs animaux de compagnie.

 

A la question: souffrez-vous de vous sentir seul? (e), 49%  disent oui, contre 51% non, ou « plutôt non« .

 

La surprise continue de vous submerger lorsque vous comprenez que finalement, 58% des hexagonaux recherchent cette solitude, contre 21% seulement qui cherchent à l’éviter… Vous soupirez d’aise. Il n’y a pas que des misanthropes dans le pays !

Enfin, vous creusez bien, et vous apercevez que ce n’est pas si simple.

la solitude affecte la santé mentale des millions de nos concitoyens qui font état de différents troubles psychiques

Cette étude de l’IFOP pour l’assureur animalier Goodflair confirme en fait ce que nous pensions:  un nombre conséquent de Françaises et de Français se sentent régulièrement seuls, en fait. Certains s’en accommodent bien, voire la recherchent, il s’agit alors d’un luxe, d’un choix. Mais, quoiqu’il en soit, la solitude affecte la santé mentale des millions de nos concitoyens qui font état de différents troubles psychiques – pleurs, problèmes de sommeil, épisodes dépressifs, idées suicidaires…

les Français estiment qu’il est souvent plus aisé de trouver du réconfort auprès de leurs animaux

Pour rompre leur isolement, nombre d’entre eux se tournent vers les réseaux sociaux, surfent sur des sites de rencontre ou, marginalement au regard de leur récente apparition, se tournent vers des intelligences artificielles conversationnelles.

Enfin, et c’est là que tout redevient clair, une part non négligeable fait le choix d’acheter ou d’adopter un animal de compagnie auprès duquel les Français estiment qu’il est souvent plus aisé de trouver du réconfort…

Les jeunes adultes et les catégories pauvres sont respectivement 63% et 59% à ressentir de la souffrance lorsqu’ils sont isolés, tout comme les habitants de l’agglomération parisienne (57% contre 42% en milieu rural).

Cette solitude a, lorsqu’elle est mal vécue, subie, des répercussions sévères sur la santé. Plus de 8 personnes sur 10 (82%, et 63% au cours des 12 derniers mois) connaissant régulièrement des moments d’isolement, ont déjà ressenti différents troubles perturbant leur santé psychologique. 67% ont ainsi déjà pleuré à cause de leur solitude (41% au cours des 12 derniers mois).

– 66% ont vécu des épisodes de stress, de nervosité ou d’anxiété (40% au cours des 12 derniers mois) ; 61% ont rencontré des problèmes de sommeil (43% au cours des 12 derniers mois) ; 50% ont subi des états dépressifs (25% au cours des 12 derniers mois) ; 34% ont eu des pensées suicidaires (14% au cours des 12 derniers mois) ; 30% ont rencontré des troubles de la libido (18% au cours des 12 derniers mois).

Ces différentes répercussions touchent plus fortement les femmes (86% contre 76% chez les hommes), les 18-24 ans (90%) et les catégories pauvres (88%).

Le palliatif réseaux sociaux

Afin de remédier aux moments de solitude, les Français qui se sentent seuls se tournent prioritairement vers les réseaux sociaux.

Ils sont 69% dans ce cas, dont 37% qui surfent fréquemment. 32% indiquent également avoir consulté des sites de rencontre.

Par ailleurs, un tiers (32%) des répondants disent avoir déjà consommé de l’alcool lors de moments de solitude, les hommes étant nettement plus nombreux que les femmes dans ce cas (45% contre 22%). Et un nombre encore faible (13%), mais non négligeable, échangent désormais avec des robots conversationnels. Enfin, et c’est à cette conclusion que GoodFlair nous mène tout droit.

 

La solitude, une raison d’adopter un animal de compagnie

Pour près d’un tiers (32%) des propriétaires, remédier à la solitude a été la raison principale (9%) ou parmi les raisons (23%) qui les ont poussés à accueillir un animal de compagnie au sein de leur foyer. Étrangement, les jeunes adultes sont les plus concernés par cette démarche puisque 45% des 18-24 ans et 42% des 25-34 disent être dans ce cas.

Des taux importants sont aussi relevés chez les personnes pauvres (46%) et chez les habitants de l’Ile-de-France (43% contre 29% pour la moyenne en province).

Est-il possible que la solitude, le désintérêt pour fonder une famille, la difficulté à rencontrer quelqu’un vous pousse finalement à adopter un animal? Oui, selon le chargé de l’étude réalisée pour le compte de l’assureur Goodflair.

Enfin, que penser de tous ces Français qui abandonnent leurs animaux de compagnie à la veille des vacances sur la route ou dans une forêt, attachés? L’occasion de réaliser une étude d’une toute autre nature…

En savoir plus

Goodflair, l’IFOP et le filon de la solitude…

Pour se faire connaître, l’assureur Goodflair décide de réaliser une étude avec l’IFOP, et ainsi faire comprendre aux possesseurs d’animaux, qu’une assurance bien pesée vaut mieux que rien. Une attitude bien française. Seuls 4% des maîtres assurent leurs compagnons dans l’hexagone!

Avec 61,6 millions d’animaux de compagnie (parmi lesquels un peu plus de 10 millions de chats et 8 millions de chiens), la France compte pratiquement autant d’animaux de compagnie que d’habitants 64 millions). Cela en fait le pays européen N° 1 en nombre de possesseurs.

Pour autant, les maîtres ne sont encore que quelque 4 % à assurer leur compagnon, contre 30 % au Royaume-Uni où ce système existe depuis plus de 40 ans ou encore 80 % en Suède, explique le site Santévet.

Jérôme Salord, fondateur et Président directeur général de SantéVet, spécialiste de l’assurance santé chien et chat en France, poursuit « contrairement à la Grande-Bretagne ou encore les Etats-Unis, en France, nous n’avons pas conscience qu’une assurance est une manière sûre de réduire les frais qu’engendrent les soins faits aux animaux ». 

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