Et si la joie devenait le nouveau KPI émotionnel des marques ?
Avec son étude The Power of Joy, le StratGang de Publicis Media France propose une lecture stratégique de la montée en puissance de cette émotion dans un contexte marqué par l’épuisement psychologique, la saturation informationnelle et l’instabilité globale.
S’appuyant sur des analyses sociologiques, une veille culturelle et un benchmark international, l’étude décrit la joie comme une réponse culturelle à la morosité ambiante, mais aussi comme un véritable driver business.
Au-delà d’un simple registre créatif, elle s’impose comme un soft power capable de renforcer la préférence de marque, de générer de l’engagement et de créer des expériences mémorables.
La joie comme refuge ou comme élan
Publicis Media distingue deux formes complémentaires : la joie « refuge », hédonique, qui répond au besoin de protection et de respiration émotionnelle, et la joie « élan », eudémonique, qui nourrit la quête de sens et de transformation.
Cette dualité permettrait aux marques de réconcilier deux tensions contemporaines majeures : sécurité et réinvention.
L’étude introduit ainsi le concept de « Joy Economy », présenté comme un nouveau paradigme culturel et marketing. Selon Pauline Le Guilcher, Lead Stratégique chez Publicis Media, « la joie devient la seule émotion capable de faire le lien entre protection et réinvention », tandis que Laurent Capion, CSO Publicis Media France, y voit un territoire créatif structurant où certaines marques deviennent déjà « joyful by design ».
Plus qu’une tendance créative, cette lecture repositionne la joie comme une signature éditoriale et stratégique capable de fédérer des audiences fragmentées et de redéfinir les écosystèmes de communication dans un paysage médiatique en quête d’émotions positives… mais crédibles.