Présidentielle 2027 : les IA ont leurs favoris… mais pas toutes les mêmes
Angie et Meteoria ont analysé près de 15 000 réponses de sept services d’IA sur la présidentielle française. Publié le 5 octobre, leur baromètre révèle des écarts dans la place accordée aux personnalités politiques et souligne le poids de la presse parmi les sources citées.
Raphaël Glucksmann parmi les favoris de la présidentielle ? La réponse dépendra largement de l’outil auquel on pose la question. Comme l’indique le baromètre IA & Présidentielle – Que pensent les IA de l’élection présidentielle de 2027 en France, ChatGPT le cite systématiquement parmi les personnalités les mieux placées pour gagner. Sur Perplexity, cette proportion tombe… à 6 %. Quand on vous dit que tout est une histoire de point de vue.
Pour observer ces écarts, l’agence de communication Angie et Meteoria, spécialiste de la visibilité dans les réponses des IA, ont soumis quotidiennement 70 questions à sept agents différents pendant le mois de septembre. ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot, Perplexity, Google AI Mode et les Aperçus IA de Google ont été interrogés sur les candidats, leur image et les thèmes de campagne. Ce suivi doit se poursuivre jusqu’en mai 2027.
À la question des personnalités ayant le plus de chances d’être élues, Édouard Philippe apparaît dans 100 % des réponses, Marine Le Pen dans 99 % et Jean-Luc Mélenchon dans 95 %. Derrière ce trio, les réponses divergent davantage. Outre Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau illustre ces différences : Copilot le mentionne parmi les favoris dans 97 % de ses réponses, contre 10 % pour Google AI Mode.
Ce qui est intéressant
Les sources citées varient elles aussi. Sur les quelque 168 000 références recensées, 49 % renvoient à des médias, avec Le Monde en tête des domaines cités. Les sites officiels des partis et des candidats représentent ensemble 5 % des références.
Notre insight
L’étude montre l’intérêt de répéter les observations et de comparer plusieurs outils pour suivre une réputation. Elle donne toutefois le même poids aux services étudiés, quelle que soit leur audience… sans établir ce que les Français ont réellement consulté ni l’effet de ces contenus sur leurs opinions.