10 août 2021

Temps de lecture : 3 min

« Nous avons créé des QG numériques pour parer au confinement ». Olivier Nguyen Van Tan (Salesforce France)

Vice-président en charge du marketing pour la France, l’Europe du Sud, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Salesforce, Olivier Nguyen Van Tan nous explique comment son groupe a combiné en un temps record plusieurs de ses solutions avec Slack. Les entreprises n’ont pas fini d’investir pour s’adapter au travail hybride…

INfluencia : votre groupe, qui est le leader mondial du CRM, vient d’intégrer à ses produits et solutions sectorielles de nouvelles fonctionnalités de Slack, le service de messagerie en entreprise que vous avez racheté cet été pour la somme de 27,7 milliards de dollars. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Olivier Nguyen Van Tan : nous avons beaucoup appris durant la pandémie. Nous avions la chance que tous nos services soient disponibles via internet. Nos clients ont donc utilisé toutes nos fonctionnalités depuis leur domicile lorsque les confinements les ont empêchés de se rendre sur leur lieu de travail. Les salariés des centres d’appel ont ainsi pu travailler comme si de rien n’était de leur cuisine ou de leur salon. Nous nous sommes toutefois rapidement aperçus durant la crise sanitaire qu’il était difficile de collaborer, de se former et d’automatiser certaines tâches à partir de son domicile. Au bureau, on échange et on apprend de nouvelles choses lors de discussions autour de la machine à café, durant des réunions ou quand on pose des questions aux collègues qui sont assis près de votre poste de travail. Il nous a donc fallu trouver une parade à l’isolement qui nous était imposé en adaptant nos outils au travail à distance.

IN : Comment avez-vous fait cela ?

O.N.V.T. : pour donner aux entreprises la possibilité de travailler de façon collaborative, flexible et en mode asynchrone, nous devions créer pour elles des QG numériques. Ce socle commun de toutes les données nécessaires au bon fonctionnement de l’activité de la société permet de connecter les employés, les clients et les partenaires où qu’ils se trouvent de la manière la plus fluide possible. Slack répondait bien à tous ces critères car ce service permet de faciliter et de fluidifier les échanges d’informations entre les différents services d’une entreprise. Elle fait disparaître les silos qui peuvent exister dans un groupe. Un salarié d’un centre d’appel qui reçoit une demande concernant un produit défectueux peut trouver sur Slack la personne qui est la plus à même de renseigner le client. Cette plateforme permet aussi d’automatiser certaines actions et d’utiliser différentes applications sans changer de fenêtre ou se loguer sur tel ou tel service. Sur Slack par exemple, je peux approuver en un clic une demande de congé d’un membre de mon équipe sans avoir à m’enregistrer sur Workday.

IN : Quels sont les outils que Salesforce a déjà été intégré sur Slack ?

O.N.V.T. : en août, soit le mois même de l’intégration officielle de la société Slack dans Salesforce, nous avons annoncé l’intégration de l’outil de collaboration avec Sales, Service, Marketing et Analytics (Tableau). Depuis le 21 septembre, la majorité des produits de Salesforce sont disponibles sur Slack comme Commerce, Experience, Platform, Trailhead, MuleSoft, Quip, Sustainability, Corporate & Investment Banking, Healthcare, Life Sciences, Philanthropy, Nonprofit et Education. Nous venons d’entamer un processus qui va se développer au fur et à mesure des mois qui viennent.

IN : Slack peut-il rattraper le retard qu’il a pris sur Zoom, Teams et Meet ?

O.N.V.T. : on ne peut pas comparer Slack à ces applications car notre plateforme est avant tout un outil de collaboration au sein de l’entreprise et non pas uniquement un service de visioconférence et de chat.

IN : une récente étude du cabinet de conseil et d’audit McKinsey montre que 9 entreprises sur 10 ont prévu de mettre en place un modèle hybride.  Ce bouleversement profond et brutal va-il contraindre les sociétés à investir encore plus dans leur IT ?

O.N.V.T. : sans aucun doute. De nombreuses entreprises ont déjà commencé à adapter leurs outils pour s’adapter au modèle hybride. Des investissements conséquents ont été débloqués durant la pandémie. Mais je pense que cette digitalisation va encore s’accélérer. Le monde du travail a évolué. Les gens travailleront au bureau ou de leur domicile à Paris, en province ou à l’étranger. Pour leur permettre de toujours bien collaborer, les sociétés devront être sur le Cloud et adapter leurs outils pour qu’ils soient accessibles de partout et à tout moment. Slack va nous aider à atteindre cet objectif en ouvrant de nombreuses portes afin, notamment, de pouvoir automatiser, grâce à l’intelligence artificielle, de nombreuses tâches.

 

Frédéric Thérin

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