Le Club des D.A. contre-attaque : nouveau bureau, nouvelle organisation pour concilier création, exécution et diffusion (ROI oblige)
Nouvelle gouvernance, pôles stratégiques renforcés, figures fortes aux manettes : le Club des D.A. se réorganise pour reprendre la main sur les enjeux de création, de craft et de digital. Une riposte assumée face aux mutations rapides du secteur et à la dilution des standards créatifs.
Le Club des Directeurs Artistiques dévoile la composition de son nouveau Conseil d’Administration avec une ambition claire : continuer à faire rayonner l’excellence de la création française, tous métiers confondus.
Pour accompagner son président Gaëtan du Peloux dans son mandat de trois ans, deux nouveaux responsables de pôles sont nommés : Georges Mohammed-Chérif, fondateur de BUZZMAN, prend la tête du pôle Communication & Craft, tandis que Jean-Baptiste Burdin (Razorfish) succède au duo Martin Rettenbacher / David Lamothe (Area 17) au pôle Digital.
Les pôles Design et Production restent pilotés par Silvia Doré et Hélène Ségol, garantissant une continuité sur ces expertises clés. Autour d’eux, un conseil élargi de figures reconnues du secteur (BETC, TBWA\Paris, Typofonderie, mnstr…) reflète la diversité des disciplines et des talents qui structurent aujourd’hui la création.
Prochaine étape : l’ouverture de l’édition 57 du Club des D.A. et une cérémonie de remise de prix prévue début septembre 2026, avec la promesse, selon Gaëtan du Peloux, de « célébrer encore le meilleur de la création française ».
Ce que cette gouvernance dit de l’évolution des métiers créatifs
Au-delà des nominations, cette nouvelle gouvernance du Club des D.A. envoie un signal clair : la création cherche à reprendre la main dans un écosystème de plus en plus fragmenté.
Le renforcement des pôles Communication & Craft et Digital traduit une volonté de réconcilier excellence créative et réalités opérationnelles, à l’heure où la pression sur les délais, les budgets et la performance n’a jamais été aussi forte.
Cette organisation reflète aussi l’évolution des métiers créatifs eux-mêmes : plus transversaux, plus hybrides, à la croisée du design, de la technologie, de la production et de la culture business.
En valorisant à la fois le craft, le digital et la production, le Club affirme que la valeur créative ne se joue plus uniquement dans l’idée, mais dans sa capacité à être bien exécutée, bien produite et bien diffusée.
Enfin, cette “contre-attaque” fait écho à une inquiétude largement partagée dans la profession : celle de voir les standards créatifs s’éroder sous l’effet de l’IA, de l’automatisation, des plateformes et de l’industrialisation massive des contenus.
En structurant sa gouvernance autour de figures reconnues et de pôles clairement identifiés, le Club des D.A. cherche à redevenir un lieu de référence, de pouvoir symbolique et de transmission, dans un moment charnière pour la création française.