7 septembre 2026

Temps de lecture : 3 min

Comment Direct Assurance et Artefact 3000 espèrent séduire les 25-49 ans : suspense sans paroles au programme.

Ce papa gardera-t-il ce chat noir trouvé dans la rue pour faire plaisir à sa fille ? C'est que, depuis son arrivée au sein de la famille, les tracas du quotidien se multiplient. Pour ce premier film de marque, Direct Assurances et son agence Artefact 3000 misent sur un suspense à l'anglaise. Un spot signé de l'australien  Tim Bullock qui joue avec nos petites âmes sensibles.

C’est bien simple dès qu’il entre dans leur vie, une série de déconvenues s’accumulent… Le père commence à se demander si ce foutu chat ne leur porte pas malheur ? Après tout, c’est un chat noir qui est toujours au mauvais endroit au mauvais moment, il est donc le bouc émissaire parfait. Loïc Kueny directeur marketing de Direct assurances, François Brogi président d’Artefact 3000 et Steven Poindron, Directeur artistique sur ce film expliquent à Influencia le choix créatif de ce suspense cinématographique pas comme les autres.

INfluencia: vous communiquez aujourd’hui sur la marque Direct Assurance après avoir évoqué les produits pendant deux ans avec Artefact 3000. Quelle est la problématique à laquelle doit répondre ce film?

Loïc Kueny : Dans un contexte économique complexe, où les assurances auto et habitation représentent un poste de dépense incontournable pour les Français – près d’1,7 million de personnes ne disposaient pas d’assurance habitation en 2024, soit une augmentation de +34 % par rapport à 2010 -, Direct Assurance défend la conviction qu’il est indispensable de rendre accessible des assurances de qualité à tous.

Mais si la marque est reconnue pour ses prix attractifs, son statut d’assureur 100 % digital peut encore susciter des interrogations s’agissant de la qualité de son service, notamment en cas de sinistre. 

Ce film de marque, Le Chat Noir, entend répondre à cette perception de Direct Assurance en mettant en lumière ce qui fait sa force : un accompagnement et un service de qualité au quotidien, dans les moments importants. Et c’est une promesse qui s’appuie sur des résultats concrets : en trois ans, la satisfaction client post-sinistre gagne 11 points et passe de 80,8 % en 2023 à 91,8 % en 2026. 

François Brogi : Comme l’explique Loïc, Direct Assurance est une marque historiquement « low cost pure digital », donc il existe un a priori très positif sur le prix puisque ce pricing a été construit pendant des années. En revanche, il n’est pas forcément perçu comme positif sur la qualité de service. Il se trouve qu’entre-temps l’entreprise a beaucoup travaillé pour se mettre au niveau en terme de services, tout comme une grande assurance. Notre but : faire en sorte qu’une certaine catégorie de population, les 25-49 ans, dépasse cette vision et sache qu’elle fait une bonne affaire en termes de prix, mais aussi de service. Pour nous tous, c’est un enjeu important, d’où ce film cinématographique sur lequel les équipes travaillent depuis un an et qui donne une personnalité, un statut preuves à l’appui.

IN. : Vous choisissez ce qui pourrait devenir la mascotte de votre marque, un chat noir, en rupture avec vos films produits. C’est audacieux et original. Comment cela s’est décidé à l’interne?

Steven Poindron : À la suite d’une compétition au sein de l’agence entre deux teams et après avoir soumis, avec mon binôme Adrien Kelejian, une quinzaine de scripts très différents à partir d’idées-clés, notre directeur de création Charles Pivot a opté pour cette histoire de petit chat noir, suspecté d’être responsable de tous les malheurs qui surviennent au sein de cette famille monoparentale… Pour au final faire comprendre au spectateur que le principal est d’être bien assuré, peu importe la nature des problèmes. Le pauvre chat, on le comprend à la fin, n’y est pour rien. Et la petite famille compte désormais un nouveau membre… Je crois que notre client Loïc Kueny a tout de suite flashé sur cette histoire… Le tournage, lui d’est déroulé en juin à Vilnius en Lituanie.

IN. : Vous avez tourné à Vilnius en juin dernier dernier, avec des personnages réels… un casting parfait…

ST. P. : Oui, en fait, le réalisateur Tim Bullock (production La/Pac) que nous adorons pour sa maîtrise du suspense et de la direction d’acteurs a souhaité tourner avec des comédiens anglais, et un vrai chat noir, -de fait, il y en avait six sur le plateau-, et seul celui que vous voyez dans le spot a vraiment joué le jeu (rires). Hasard de la vie, il s’appelle dans la vraie vie Demonace, qui signifie « petit démon »… Tim a fait en sorte que ce mystérieux Lucifer aux pouvoirs maléfique nous embarque dans ce suspense qui finit bien. Sa manière de concevoir les images, la lumière et le choix de la musique aussi, fondamentale, on la doit à Mathieu Lamboley grand compositeur qui a à son actif une cinquantaine de films… Là aussi, c’était magique, la maquette a très vite été acceptée et réorchestrée, également à Budapest, sous la direction d’un chef d’orchestre hongrois.

IN. : Quelles étaient vos références justement au départ ? J’ai pensé à La Main au collet d’Alfred Hitchcock

ST.P. : Pas faux, mais nous étions plutôt inspirés par Hook de Steven Spielberg où Peter Pan joue avec des ombres, l’orage, le regard, les escaliers… Côté musique, qui était un gros enjeu, nos références étaient Attrape-moi si tu peux, OSS 117 mais c’était trop identifié. Pour nous, le film a son identité propre, son univers cinématographique, sa part de jeu, de mystère, et de malice. J’ai hâte de le découvrir sur les écrans!

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