Le 9 septembre, Skeepers, spécialiste européen des avis clients et des UGC, a publié son baromètre sur la confiance face à l’intelligence artificielle. L’enquête a interrogé au premier trimestre 2026 32 614 consommateurs en France, en Espagne, en Italie et aux États-Unis, sélectionnés selon une fréquence minimale d’achat en ligne.
Premier enseignement (de taille) : l’IA, malgré sa prétendue omniscience, ne dispense pas les acheteurs de vérifier.
- 59 % des sondés se disent ainsi mal à l’aise à l’idée de s’en remettre uniquement à l’IA,
- 48 % comparent davantage de sources avant un achat,
- 42 % consacrent plus de temps au contrôle des informations.
Les faux avis restent le premier facteur de défiance, cités par 43 % des répondants, devant les contenus générés par IA, à 33 %.
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Toujours de quoi tordre le cou à l’idée d’un consommateur passif : lorsqu’un produit leur est recommandé par un influenceur ou présenté dans un contenu généré par IA, 66 % chercheraient la validation d’un créateur réel. Cette proportion atteint 83 % chez les 18-25 ans et 75 % chez les milléniaux.
Les photos et vidéos de véritables clients sont jugées fiables par 58 % du panel, contre 35 % pour les contenus produits par les marques. Un écart national tempère cependant cette confiance : 58 % des Américains se disent plus enclins à acheter un produit recommandé par un créateur jugé crédible, contre 20 % des Français.
Ce qui est intéressant
Une étude EY-Parthenon publiée en janvier indiquait déjà que 24 % des adultes et 42 % des 19-24 ans privilégiaient l’IA pour rechercher ou comparer des produits.
Les marques doivent donc travailler à la fois leur visibilité dans les réponses génératives et les avis authentiques qui permettent aux consommateurs de les vérifier.
Notre insight
Comme on l’a dit, 58 % des Américains se disent plus enclins à acheter après la recommandation d’un créateur crédible, contre seulement 20 % des Français.e.
De quoi rappeler que la crédibilité d’une recommandation ne suffit pas à prédire son pouvoir de conversion… qui reste fortement dépendant de son marché.