7 mai 2026

Temps de lecture : 3 min

Avec RMC BFM Drive, RMC BFM et Renault inventent la radio personnalisée

RMC BFM Drive, application coconstruite par RMC BFM et Renault, ouvre la voie à une nouvelle expérience de l’audio. Embarquée dans le système multimédia du constructeur, elle propose une radio personnalisée, boostée à l’IA, qui s’adapte aux centres d’intérêt et à la durée de trajet du conducteur.

Un peu plus d’un an et demi après leur rencontre au Mondial de l’automobile de Paris, les groupes RMC BFM et Renault ont lancé officiellement, mardi 5 mai 2026, l’application RMC BFM Drive qui propose une radio personnalisée aux conducteurs.

Intégrée dans la nouvelle Twingo, elle est téléchargeable gratuitement depuis mars dans le système multimédia OpenR Link avec Google intégré, qui équipe en France un demi-million de véhicules Renault.

Pour les deux partenaires, cette innovation revêt une importance majeure.

Côté RMC BFM, il s’agissait d’imaginer la radio digitale de demain, au moment où les plateformes de vidéo et de musique permettent déjà d’accéder à une offre personnalisée. Le groupe a aussi surfé sur un effet de calendrier : « Un ensemble de technologies basées sur l’IA, qui n’existaient pas il y a trois ans, sont arrivées à maturité au bon moment pour créer une nouvelle expérience utilisateur, avec autant de flux audio que d’utilisateurs », note Raphaël Porte, directeur général des Revenus et de la Distribution de CMA Média.

Renault y a trouvé une opportunité de prolonger la stratégie de contenus initiée il y a plusieurs années et qui s’avère de plus en plus stratégique, assure Arnaud Belloni, directeur Global Marketing de Renault : « Dans les premiers critères de choix d’un véhicule, l’esthétique et le design arrivent toujours en premier, suivis par les caractéristiques du moteur. En troisième position, on a vu arriver l’infotainment, qui n’était pas cité il y a cinq ans. »

Une radio sur-mesure

Pour construire RMC BFM Drive, le groupe RMC BFM s’est appuyé sur les investissements dans l’IA de son propriétaire CMA CGM, et sur les flux radio et TV de RMC, RMC Gold, BFM et BFM Business.

Leurs contenus sont indexés, découpés puis réagrégés afin de répondre aux centres d’intérêt déclarés par l’utilisateur à la première connexion. Selon la localisation du véhicule, l’application peut aussi intégrer de l’info locale, issue des antennes des BFM Régions.

Chaque session est adaptée au temps de trajet, qui va de 15 minutes à deux heures ou plus. Les transitions sont assurées par l’IA, à partir de textes et de voix générés pour l’occasion.

Pour l’instant, les voix de deux journalistes ont été synthétisées : Apolline de Malherbe, qui est aux commandes de la matinale de RMC, et Frédéric Simottel du magazine Tech & Co Business sur BFM Business.

« Ce produit innovant va très loin dans la refabrication d’une radio et garde un peu de découvrabilité pour éviter l’effet bulle. Il offre toujours la possibilité de repasser au direct. Une fois lancée, RMC BFM Drive améliore sa proposition sur la base de l’usage réel et des contenus qui ont été skippés », détaille Raphaël Porte.

La voiture comme nouveau média

Même si RMC BFM Drive a vocation à s’appuyer sur un modèle publicitaire, commercialisé par RMC BFM Ads, l’application ne propose pour l’heure aucune pub.

« Dans la période de lancement, l’objectif consiste surtout à s’assurer de l’adhésion de nos clients et à atteindre un usage conséquent », témoigne Jean-François Labal, Head of Strategic Partnerships & Business Development du Groupe Renault. Ensuite, des inventaires publicitaires seront commercialisés par RMC BFM Ads, et valorisés par les données captées par les véhicules Renault.

De quoi imaginer le futur de la publicité en mobilité ?

« Nous avons des enjeux en matière de fréquence d’activation, de rétention des utilisateurs actifs et de complétion des sessions. Mais le point essentiel est que nous cocréons de la valeur. C’est vrai pour nos clients, qui bénéficient d’une expérience personnalisée. Mais c’est vrai aussi pour les CPM de ces inventaires, qui sont particulièrement intéressants dans ce contexte d’écoute », complète Jean-François Labal, qui précise que la voiture reste un lieu privilégié d’écoute des médias : « chez Renault, la radio représente 74 % du temps d’écoute ».

Les usages observés sur l’offre multimédia déployée depuis deux ans avec différents partenaires médias, dont Canal+, Prime Vidéo ou TF1 sont d’ailleurs plutôt encourageants, y compris sur la vidéo, observe-t-il : « Nous sommes très étonnés par les métriques avec des sessions à plus de 30 minutes pour regarder des vidéos, une série, une émission de sport… lorsque le véhicule est à l’arrêt ou pendant la pause méridienne. La voiture devient un nouveau média. »

Selon Arnaud Belloni, un nouvel horizon va sans doute s’ouvrir avec le développement de la conduite autonome : « Dans l’ultra-ville et pour les très longues distances, nous sommes à la veille d’une très grande révolution. La voiture à vivre est partout dans notre stratégie et l’infotainment en fait partie. »

Illustration sur les routes de Corée du Sud, où, avec son partenaire chinois Geely, Renault a lancé un crossover familial baptisé Filante et doté de trois écrans panoramiques de 12,3 pouces…

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