Féminisme : l’inquiétude monte, les campagnes changent d’ère
À l’occasion du 8 mars, la Fondation des Femmes dévoile son baromètre annuel réalisé avec Omnicom Media France et lance la campagne nationale « Inarrêtables ».
« Alors qu’en 2024 et 2025, le mouvement féministe semblait porté par des victoires législatives comme l’inscription de l’IVG dans la Constitution et la relance du mouvement #MeToo », résument les auteurs de l’étude, « l’année 2026 marque un tournant inquiétant dans l’opinion publique ».
32 % des Français·es interrogées estiment que la situation des femmes s’est dégradée au cours des cinq dernières années, soit +22 points en un an.
25 % pensent même que les droits des femmes ont été remis en cause ces cinq dernières années, une perception qui explose chez les jeunes de 18-24 ans (+12 pts en un an), les femmes (+6) et les 55+ (+6).
La montée des discours masculinistes apparaît désormais comme une menacedirecte pour près d’un tiers des Français·es.
Pour marquer ses dix ans et à l’occasion du 8 mars (qui célèbre la Journée Internationale des droits des femmes), la Fondation des Femmes lance la campagne « Inarrêtables ». Le dispositif repose sur un film réunissant militantes, associations et personnalités comme Muriel Robin, Julie Gayet ou Caroline Darian.
Il revient sur une décennie de résultats de la fondation, avec plus de 20 millions d’euros alloués à plus de 1 000 associations, soit 4 500 structures soutenues, 65 000 nuitées financées, près de 6 millions de produits redistribués et 600 000 femmes accompagnées.
Il s’accompagne d’une campagne visuelle, d’un livre publié aux éditions Les Petits Matins, d’une plateforme de collecte intitulée « 10 ans, 10 défis » et d’événements publics comme les Nuits des Relaisà Paris et Bordeaux.
Ce qui est intéressant
La campagne ne se contente pas d’alerter sur une menace politique.
Elle articule baromètre d’opinion, bilan d’impact et mobilisation citoyenne dans un même dispositif.
Notre insight
Les ONG utilisent depuis longtemps les codes des marques.
Mais la communication se structure désormais autour de trois piliers : données d’opinion, preuve d’impact et mobilisation communautaire.