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La consommation sous pression


Publié le 10/12/2018

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En 2050, la population mondiale sera de 9,7 milliards d’habitants (aujourd’hui, 7,7 milliards). Nourrir de plus en plus de monde et faire des produits de plus en plus sains prenant en compte le respect de notre environnement est un vrai défi pour nos sociétés.

 

 

Le cadre législatif et la prise de conscience des consommateurs, mettent sous pression industriels, cultivateurs, éleveurs et distributeurs, chaque fois plus montrés du doigt. Si le plaisir, la saveur, le goût, la générosité (et le prix) étaient les caractéristiques qui jusqu’à présent déterminaient nos choix de consommation, il va falloir intégrer désormais des incontournables tels que : la préservation de notre environnement, la santé humaine, l’amélioration des conditions sociales et la protection animale.

 

L’équation quantité + qualité, qui ne fonctionne que très rarement, est un défi auquel le consommateur et l’ensemble des acteurs vont devoir faire face. Devons-nous apprendre à consommer moins, mais mieux ? Donc plus cher. La part de l’alimentation dans le budget familial en régression depuis de nombreuses années va-t-elle recommencer à croitre ?

 

Une révolution de nos modes de consommation et de production est en train de se mettre en place. Cette révolution dévoile des opportunités et des pièges qui font émerger de nouveaux acteurs économiques et fragilisent ceux qui n’anticipent pas suffisamment ces changements. Au-delà des investissements que peut nécessiter cette révolution, c’est un changement de philosophie que les entreprises vont devoir engager.

 

Contraintes légales et sociétales composées des dangers et des opportunités pour les marques dans les différentes filières.

 

1 - L’ENVIRONNEMENT

 

 

 

 

 

 

2 - L’ÉLEVAGE

 

 

 

 

 

 

 

 

3 - LA SANTÉ

 

 

 

 

 

 

4 - LA CONDITION HUMAINE

 

 

 

 

 

 

 

5 - LE TRAITEMENT DES DÉCHETS

 

 

 

 

 

 

CHAQUE GÉNÉRATION A SES DÉFIS

 

 

 

 


La génération X a acté le début de la fin de la surconsommation née avec les baby-boomers au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Si cette génération X n’a pu achever totalement ce chantier, la prise de conscience et l’envie de faire bouger les lignes étaient déjà bien présentes dans ses revendications !

 

De fait, ils ont initié pour la génération Y et Z, une nouvelle ère de la consommation. Les générations Y et Z ont une façon bien à elles de consommer. Portés par les nouvelles technologies (achats en ligne, applications, réseaux sociaux, objets connectés), ces groupes veulent être maitres de leur consommation. En quête de sens, il est important pour eux de prendre en main leur destin, remettant en question les grands principes de la société de consommation. Bien que leur pouvoir d’achat ne soit pas encore très élevé, les Y et Z préfèrent consommer moins mais mieux, et de façon plus réfléchie et équitable. Ils ont tendance à rejeter les règles du marketing classique. Leurs achats s’orientent vers des marques qui s’engagent en termes de filière, de responsabilité sociale, d'approvisionnement local et d’environnement.

 

Là où la génération X pouvait être résignée faute de possibilité d’agir vite via le cadre institutionnel, les générations Y et Z s'appuient sur les réseaux sociaux bien plus agiles pour orienter leur choix de consommation.

 

Tout dernièrement, le mouvement « On est prêt » a été lancé afin de sensibiliser les jeunes aux problématiques du réchauffement climatique. Une soixantaine de youtubeurs (lire l'article de Frédéric Thérin sur cette opération, publié le 13 novembre dernier) participent à cette campagne destinée à encourager leur communauté à adopter des gestes écologiques sous forme d’un défi par jour (ex : prévoir un cadeau maison ou d’occasion pour Noël, ne rien acheter de neuf, éteindre la veille de ses appareils électroniques, s’équiper d’une gourde en inox pour réduire sa consommation de plastique, etc…).

 

Ce type d’initiative est un exemple parmi tant d’autres en cours et à venir, qui remettent en cause les principes de la consommation en vigueur jusqu’à présent. Nous nous dirigeons vers une évolution positive et équilibrée de la consommation où les règles entre les différents acteurs (producteurs, distributeurs et consommateurs) se doivent d’être gagnant/gagnant.

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