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La pédagogie immersive ? Debrief d’un professionnel Innocent


Publié le 22/01/2020

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Challenger les étudiants comme de vraies agences, les confronter, dès leur formation aux conditions réelles des compétitions orchestrées par des annonceurs, ce sont les piliers de la pédagogie immersive. Les étudiants la plébiscitent. Mais qu’en pensent vraiment les professionnels ?

 

 

Eline Madrona, Directrice marketing d’Innocent France, a piloté la compétition, du brief jusqu’à la finale. L’une des agences étudiantes, DARE, a proposé une vision fraiche et créative qui lui a permis de s’imposer face à ses concurrents de l’école mais surtout de présenter sa campagne devant l’ensemble de l’équipe marketing d’Innocent France ! Debrief avec Eline Madrona.

 


Sup De Pub : quelles sont vos impressions suite à la présentation de cette campagne ?


Eline Madrona : la présentation était extrêmement qualitative. Le niveau est excellent. Il y a peut-être un niveau encore un peu scolaire mais franchement, quand cela fait à peine quelques mois qu’on étudie la communication, c’est vraiment bluffant de voir la structure du rendu qui amène l’interlocuteur à la conclusion voulu par leur agence, DARE. Aussi bien sur le fond que sur la forme, c’était d’une très grande qualité. 

 


SDP : pourquoi avoir accepté de jouer le jeu de compétition avec des étudiants ? 


E. M : je pense que c’est une marque qui s’y prête bien : jeune dans l’esprit, qui généralement interpelle les étudiants en marketing et les gens qui s’y intéressent. C’est une marque qui était assez pionnière dans son style il y a 20 ans donc j’avais envie d’avoir un œil neuf et frais sur nos problématiques. C’est une bonne occasion pour faire grandir les étudiants et avoir de bons inputs pour la marque. 

 

 

 


SDP : est-ce que vous aviez des appréhensions, le jour de la finale ou aujourd’hui lors de la présentation ?

 

E. M : le seul stress le jour de la finale c’est de pouvoir donner un bon feedback, de bien garder en tête que l’on parle à des étudiants qui découvrent le métier. On ne peut pas être aussi exigeant qu’avec des professionnels. Mais ce qui était important pour moi c’était d’être juste et d’aider à la construction des étudiants. 


 

SDP : avez-vous eu des surprises au cours de cette compétition ? 


E. M : oui ! Surprise de la haute qualité de certaines présentations. Il était d’ailleurs difficile de départager les quatre. La raison pour laquelle j’avais choisis DARE, c’est qu’elles étaient complètement dans l’esprit de la marque, ce qui n’était pas le cas de certaines autres équipes. Le copywriting était très bon et l’exécution était quasiment actionnable ! Ce n’est pas très rupturiste mais c’était fidèle à la marque. 

 


SDP : en quoi cette campagne étudiante pouvait se différencier ou justement se rapprocher de campagnes professionnelles ? 


E. M : une des grandes différences c’est vraiment la saisie du copywriting. Innocent c’est un ton. On a toujours beaucoup de difficulté avec des gens extérieurs car la compréhension de ce copywriting s’acquiert avec le temps. Pour la création des affiches par exemple, on fait appel à une personne en interne qui connait très bien la marque parce que l’on sait d’expérience que la justesse est difficile à adopter. Le vrai étonnement était donc qu’elles soient arrivées aussi vite à capter le copywriting !

 


SDP : des conseils à donner pour la prochaine compète ?


E. M : il n’y a quand même pas grand-chose à dire… La forme est peut-être un peu scolaire mais sur le fond c’était complet !

 

 

 

 

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