AccueilCULTURE DESIGN« JE NE CROIS QUE CE QUE JE VOIS »

« Je ne crois que ce que je vois »


Publié le 29/06/2020

Image actu

Et si Saint Thomas avait finalement raison ? Dans un monde hyper consumériste, où tout bouge, tout change et va de plus en plus vite, le consommateur est surchargé de stimuli et la croyance résulte de plus en plus de l’évidence et du concret.

 

 

 

On recherche davantage de preuves, d’actions et de démarches de la part des marques. Moins sensibles aux beaux discours, on s’intéresse aujourd’hui à leur pouvoir de persuasion, et ce à travers un design qui crée de l’intérêt, attire notre curiosité et puise dans notre subconscient.

 

 

Surpris ? Désorienté ou fasciné ?

 

Les méthodes d’influences de perception déroutent et font réagir. Répétitions de mots, vibrations, doublements, dissimulations, jeux de formes et de couleurs…, notre conception de la réalité est altérée. Les compositions abstraites et hypnotiques troublent nos sens, captivent notre attention et influencent même nos décisions.

 

Les identités sont travaillées avec des motifs énergiques, rythmiques et géométriques, les typographies sont animées. Effets de profondeur et de mouvement, les surfaces semblent pluridimensionnelles. Souvent généré par des algorithmes à partir de sons ou de gestes, le design offre une liberté de créativité.

 

 

 

Entre illusion et certitude

 

Le subliminal, l’holographie ou la fantaisie, ces procédés optiques libèrent les formes pour créer des univers irrationnels, tordus, complexes, parfois même psychédéliques. Entre réel et virtuel, ces illusions proposent une nouvelle manière d’observer le monde. Un monde rempli de paradoxes et d’incertitudes, mais finalement l’être humain n’est-il pas à lui seul une forme de paradoxe ?

 

 

 

Cet art persuasif, original et ludique représente un réel levier pour les marques. Chaque perspective d’illusion introduit une nouvelle rencontre, une nouvelle surprise et crée une émotion. Le design optique devient magique, presque poétique, et déclenche une réaction au-delà même d’une émotion. Utiliser la neuroscience pour jouer avec le consommateur et pénétrer dans son inconscient est certes critiquable mais ô combien fascinant.

 

Et surtout, n’oubliez pas de vous méfier des apparences !

 

Commentez


Abonnez-vous à la revue

RECHERCHER PAR