8 janvier 2026

Temps de lecture : 3 min

Défi de janvier : pourquoi un consommateur d’ alcool sur deux se dit prêt à faire une pause

Selon une enquête Toluna Harris Interactive, la sobriété de janvier séduit de plus en plus de buveurs. Ce "dry january" a des effets positifs bien au-delà du mois de janvier.

Les fêtes de fin d’année ont été particulièrement bien arrosées ? Les maux de tête plus violents que d’habitude ? Comme beaucoup, vous avez décidé, pour bien commencer 2026, de ne plus toucher à une goutte d’alcool pendant un mois et de relever le Défi de janvier.

Cette campagne nous encourage depuis 2020 à ne plus déboucher une bouteille de vin ou de spiritueux pendant les 31 premiers jours de l’année. Elle est aujourd’hui bien connue dans notre pays.

Selon une enquête de l’institut Toluna Harris Interactive, 63 % des Français connaissent l’expression « Dry January », et plus d’un sur deux (55%) déclare avoir déjà entendu parler spécifiquement du Défi de janvier . Plus d’un tiers (37%) savent même précisément de quoi il s’agit. Cette enquête a été réalisée en ligne du 10 au 12 décembre 2025, auprès de 1 201 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.

Cette notoriété pousse de plus en plus de personnes à tenter l’expérience de rester sobre pendant un mois. Ainsi, parmi les 82% de nos compatriotes qui consomment de l’alcool, un sur deux (50%) déclare envisager de participer au Défi de janvier en 2026.

Concrètement, 31% prévoient de ne pas boire d’alcool du tout pendant le mois de janvier et 19% comptent réduire significativement leur consommation, tout en se laissant la possibilité de trinquer occasionnellement. 

72% des moins de 35 ans pensent relever le défi

Cette dynamique est particulièrement marquée chez les jeunes adultes72% des moins de 35 ans pensent ainsi relever le défi, contre 39% des plus de 50 ans. Cet écart générationnel illustre une évolution sociétale du rapport à l’alcool, notamment chez les nouvelles générations, plus enclines à questionner leurs habitudes de consommation.

Chez les plus jeunes, cette campagne est portée par un collectif associatif regroupant notamment Addict’AIDE, l’association Addictions France, la Fédération Française d’Addictologie, France Assos Santé, France Patients Experts Addictions et la Ligue contre le cancer.

« Cette prise de pouls auprès des Français confirme que cette opération de santé publique visant à faire une pause avec l’alcool en janvier est devenue une référence collective, fondée sur une approche positive, volontaire et non stigmatisante », affirme l’enquête de Toluna Harris Interactive.

Après les excès et la fatigue des fêtes de fin d’année, le Défi de janvier apparaît pour beaucoup comme une façon simple et accessible de repartir sur de meilleures bases. Leurs motivations pour rester sobres sont variées.

  • 56% souhaitent avant tout améliorer leur santé et leur bien-être,
  • 44% veulent faire une pause après les fêtes de fin d’année,
  • 38% évoquent un défi personnel,
  • 36% y voient aussi un moyen de faire des économies.

Meilleur bien-être psycho et meilleur sommeil !

Des enquêtes prouvent que l’abstinence d’alcool a de réels impacts positifs sur notre santé. Selon les données d’une étude SF2A menée en 2024, 70% ressentent une amélioration de leur bien-être psychologique et 60% constatent une amélioration durable de leur sommeil.

Un article paru dans la revue Alcohol and Alcoholism, présentait un constat en tous points similaire. Les volontaires ayant réussi à s’abstenir durant 31 jours présentaient ainsi une amélioration de leurs résultats biologiques (meilleur sommeil, humeur, perte de poids, amélioration de leur fonction hépatique et de leur tension artérielle). 

Basée sur les résultats d’un sondage effectué auprès de 150.000 personnes par des chercheurs de la Brown University School of Public Health and the Warren Alpert Medical School, cette enquête montre que même les volontaires qui ne sont pas parvenus à rester sobre pendant un mois complet ont également ressenti des améliorations de leur condition physique.

Le portrait-type d’un participant à cette campagne est une femme jeune, diplômée, ayant des revenus plus élevés que la moyenne et buvant assez peu.

Les effets positifs du mois de janvier sobre sont durables

Si un petit nombre de sondés ayant craqué avant la fin du mois ont reconnu avoir augmenté leur consommation d’alcool par la suite (ce phénomène est appelé « effet rebond »), pour la plupart des volontaires, « cet effort favorise une modération durable de la consommation d’alcool.

En résumé, participer au Dry January permet de faire une pause, de réfléchir et de repenser sa relation à l’alcool, notamment son impact sur la vie sociale, la santé mentale et la santé physique », juge Megan Strowger, qui a co-écrit l’étude universitaire.

Une autre enquête, réalisée en France en 2024 auprès de 5000 personnes ayant suivi le Défi de janvier,  montrait, elle aussi, qu’une majorité des participants (58%) ont diminué leur consommation d’alcool plusieurs mois après.

Alors même que la nouvelle année est derrière nous, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Lancez-vous ce défi et écrivez-nous en commentaires comment cette expérience s’est passée pour vous…

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