5 février 2026

Temps de lecture : 1 min

Quand le mal-être fait le marché : l’essor des compléments alimentaires en France

Sur fond de malaise sanitaire et de quête de bien-être, le marché des compléments alimentaires prospère. Entre promesses marketing, influence des réseaux sociaux et zones grises réglementaires, un business à 3 milliards d’euros qui interroge.

Image générée par IA

Seulement 12 % des Français se déclarent en bonne santé, malgré un système de soins vanté comme l’un des plus performants au monde…

Au-delà du vieillissement de la population, les mauvaises habitudes en matière d’alimentation ou de sédentarité, ainsi que, plus globalement, le stress du quotidien nourrissent les inquiétudes des Français vis-à-vis de leur santé.

Une méforme ressentie sur laquelle capitalisent les acteurs du marché des compléments alimentaires, qu’il s’agisse de laboratoires historiques ou de DNVB et autres e-commerçants, lesquels profitent notamment de la viralité des réseaux sociaux.

Le marché des compléments alimentaires a ainsi connu une croissance de 5,7 %, atteignant 3 milliards d’euros en 2024, selon une étude menée par le Digital Native Group (DNG), qui note que « les frontières traditionnelles entre santé, sport et beauté se floutent au profit d’une approche transversale du bien-être. Les compléments alimentaires s’intègrent désormais dans une routine globale de bien-être : énergie, sommeil, digestion, immunité, peau, cheveux… »

Si 72 % des consommateurs de ces produits se renseignent en amont et suivent les conseils de professionnels de santé pour 43 % d’entre eux, 62 % indiquent privilégier les produits offrant « une expérience sensorielle ou améliorant l’humeur (emballages élégants, parfums aromatiques, plaisir tactile, voire auditif) », selon DNG.

Preuve que, s’ils présentent un intérêt dans le cadre d’un suivi encadré, les compléments alimentaires peuvent aussi constituer un marché de choix pour tous les camelots 2.0.

En novembre, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) alertait : des non-conformités ont été révélées sur 37 % des contrôles réalisés en 2023 dans des laboratoires, des salles de sport, des parapharmacies ou chez d’autres vendeurs. Des anomalies liées notamment à des allégations thérapeutiques interdites ou à des problèmes de composition.

Notre insight :

À la différence des médicaments bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché, un complément alimentaire ne peut en aucun cas revendiquer des effets thérapeutiques. Tous ceux qui prétendent guérir, notamment des maladies chroniques comme le diabète, font de la publicité mensongère.

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