TikTok sort son tableau Excel.
Fort de ses « plus de 200 millions » d’utilisateurs en Europe (dont 27,8 millions en France), la plateforme affirme que, sur un an, plus de 6,5 millions d’entreprises dans l’UE s’en sont servies pour se développer au-delà de leurs frontières.
À la clé, elle revendique environ 400 millions d’euros de gains de productivité, 2 milliards d’euros de ventes transfrontalières (dont 1,2 milliard au sein de l’UE) et 13 milliards d’euros de croissance économique pour les PME.
Même logique côté création. TikTok avance 2,6 milliards d’euros de valeur pour l’économie créative, et environ 52 000 emplois soutenus, avec un focus sur la musique (1,8 milliard d’euros de revenus supplémentaires, entre streaming, concerts et merchandising).
Enfin, la plateforme revendique 5,3 milliards d’heures d’apprentissage « informel » et des bénéfices de productivité « jusqu’à 20 milliards d’euros ».
Dans les enquêtes citées, 82 % des entreprises interrogées disent que TikTok les aide à mieux rivaliser avec les grandes marques, et chez les 18-24 ans, 54 % déclarent y avoir appris une compétence, 26 % une langue.
Ce qui est intéressant
TikTok cadre le débat sur son terrain préféré : la contribution mesurable. En listant ventes, emplois, PME, musique et compétences, la plateforme cherche à devenir un poste « business » dans les arbitrages, pas seulement un canal social.
Notre Insight
Pour les marques, le sujet n’est pas de commenter le chiffre… mais de le lire correctement.
Ces « 31 milliards » sont une valeur modélisée « via la publicité » (effets directs, indirects, induits), donc un chiffre de cadrage, pas un KPI d’achat média. La seule question utile ensuite : quelle incrémentalité réelle, campagne par campagne, et à quel coût.