19 février 2026

Temps de lecture : 3 min

Succès populaire, couverture XXL et virage technologique… les JO 2026 s’imposent comme la grande séquence médiatique de l’hiver

Les Jeux d’hiver confirment leur puissance d’attraction en France : 49 millions de téléspectateurs pour France Télévisions, fortes hausses pour Eurosport, dispositifs numériques massifs et innovations technologiques spectaculaires. Au-delà des chiffres, c’est tout l’écosystème médiatique qui s’active... et peut-être, avec lui, le moral collectif.

Vous connaissez l’histoire.

Les Jeux olympiques modernes naissent à Athènes en 1896 sous l’impulsion de Pierre de Coubertin, avec l’idée de faire du sport un langage commun entre les nations. Très vite, l’événement dépasse le simple cadre sportif.

À mesure que la presse se développe, puis que la radio et la télévision s’imposent, les Jeux deviennent un rendez-vous médiatique mondial. Chaque édition dépasse la précédente, en audience comme en dispositifs techniques, jusqu’à s’imposer comme l’un des plus puissants accélérateurs d’innovation pour les médias.

Une trajectoire qui trouve aujourd’hui un nouveau point d’orgue avec les Jeux d’hiver de Milano Cortina.

Ça s’active en coulisses

L’Italie accueille les Jeux olympiques d’hiver depuis le 6 février dernier et jusqu’à ce dimanche 22 février, date de la cérémonie de clôture.

Conscients du potentiel médiatique de l’événement (surtout lorsque la délégation française bat record sur record), ses deux principaux diffuseurs français déploient cette année une couverture télévisée et numérique particulièrement étendue.

France Télévisions assure une large diffusion en clair sur France 2 et France 3, grâce à son traditionnel système de bascule, de 9h30 à 23h. La chaîne numérique du groupe complète le dispositif en proposant des compétitions diffusées en parallèle du linéaire.

De l’autre côté, Eurosport, détenteur des droits en partenariat avec HBO Max, qui propose une couverture encore plus extensive. Grâce au multicanal digital (jusqu’à huit flux simultanés) la chaîne diffuse 865 heures de compétitions en direct, contre 515 heures sur France Télévisions.

Des remontées pleines à craquer

Et cela fonctionne ! Une (grosse) semaine après l’ouverture des Jeux olympiques de Milano Cortina, les antennes et plateformes de France Télévisions ont déjà attiré 49 millions de Français selon Médiamat (couverture seuil de 60 secondes).

Les succès d’audience concernent tous les publics : 80 % des actifs, 83 % des hommes et des femmes, et 66 % des 15 à 24 ans. En moyenne, un(e) Français(e) a regardé plus de 5 heures 15 de retransmissions sur France Télévisions, « inédit à ce stade de la compétition », souligne le groupe.

En amont des Jeux, FranceTV Publicité anticipait une hausse d’environ 60 % du chiffre d’affaires par rapport aux Jeux de Pékin 2022. La croissance est transversale, avec un rôle clé joué par le digital, qui devait représenter entre 25 et 30 % du chiffre d’affaires global de l’événement.

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Eurosport revendique également une dynamique en nette progression.

Le groupe, propriété de Warner Bros. Discovery, affirme enregistrer une hausse de 33 % des audiences linéaires par rapport aux Jeux d’hiver de Pékin 2022 à période comparable.

La croissance serait encore plus marquée sur le numérique, avec une forte progression des heures vues sur ses plateformes de streaming. En France, les chaînes Eurosport afficheraient ainsi une hausse de 47 % des heures consommées.

Eye in the sky

Il n’y a pas que les athlètes qui font tourner les têtes cette année et expliquent ces succès d’audience. Certaines épreuves reines (ski alpin, big air ou encore luge) bénéficient désormais d’une couverture au drone.

Spectaculaire pour les uns… controversée pour les autres. Si leur usage existe depuis 2014, leur présence est bien plus marquée lors de ces Jeux d’hiver.

Vous l’aurez deviné (ou entendu vous-même), le bourdonnement de leurs hélices est audible en direct… jusqu’au point de perturber les sportifs ?

Pierre Ducrey, directeur des sports du Comité international olympique, s’en ait défendu : « Lorsque l’on prépare une retransmission, on prend beaucoup de temps pour tester les dispositifs, y compris avec des athlètes de haut niveau, afin de s’assurer qu’il y ait un niveau minimal de perturbation ».

Martin Fourcade se montre même plutôt enthousiaste : « Je trouve cela vraiment positif que l’IA et les drones soient davantage utilisés. C’est un peu comme assister à une partie de l’histoire qui change avec ces nouvelles technologies, et j’en suis vraiment heureux ».

Une médaille pour tous 

Au-delà des audiences et du show technologique, ces jeux rencontreront-ils le même succès (dans nos cœurs) que ceux de Paris 2024 ?

Dans un contexte de fatigue informationnelle grandissante en France (pointée par la Fondation Jean-Jaurès, L’ObSoCo et Arte) les Jeux olympiques de Paris 2024 avaient joué le rôle de « bulle enchantée » dans le quotidien des Français, rappelle Sonia Metché, directrice des études d’Onclusive France, à l’origine du baromètre UBM (Unité de Bruit Media).

« Les JO ont été à la une de la presse et en ouverture des journaux télévisés et radios durant 41 jours. Il s’agit de la séquence médiatique la plus longue et la plus positive de l’année », détaille Sonia Metché.

Rien de tel qu’une belle couverture médiatique pour se requinquer.

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