6 janvier 2021

Temps de lecture : 4 min

Sébastien Genty (CPS) : « J’espère que la vraie nouveauté de cette année sera de pouvoir se retrouver en réel pour célébrer tout ça »

Sébastien Genty, fondateur du Collectif du Planning Stratégique et Directeur Général, en charge des stratégies chez DDB Paris, annonce le lancement de la troisième édition des CPS Awards, un prix visant à récompenser les meilleures stratégies de communication, dont INfluencia est partenaire depuis le début.

Après une deuxième édition qui a célébré des cas d’un très haut niveau, les CPS Awards annoncent leur 3ème édition. Une compétition pour donner de la valeur et de la visibilité aux stratégies créatives, impactantes et porteuses de sens, qui  jugera « la justesse, l’originalité, la rigueur et la capacité inspiratrice de la réflexion qui a contribué à faire exister des idées au service des marques et des institutions. » Des idées dont l’exécution peut prendre des formes variées : publicité, expérience digitale, création de produit/service, brand content, activation sociale, RP.

Le jury se réunira le jeudi 4 mars. Il sera accompagné par Sébastien Genty, Président du Collectif du Planning Stratégique et sera composé de Directeurs de Création, de Présidents de grandes agences (pub, design, digital, RP, Média), et de représentants des partenaires :

Mercedes Erra – BETC
Helene Chaplain – Deloitte
Sylvia Vitale Rotta – Team Créatif Group
Edouard Pacreau – A+P
Stéphane Billiet – We agency
Christophe Lichtenstein – Romance
Jean-François Sacco – Rosapark
Dimitri Guerassimov – VMLY&R
Sandrine Plasseraud – We are Social
Jean Allary – Artefact
Gabriel Gaultier – Jesus&Gabriel
Laurent Capion – Starcom
Vanessa Vankemmel Sebban – Google
Antoine Gilbert – Twitter
Anne- Sophie Tourtoulou – HEC
Caroline Marti – Celsa
Isabelle Musnik – INfluencia
Clotilde Briard – Les Echos-Le Parisien
Laurence Bordry – Le Club des Annonceurs

Le Prix récompensera ainsi les meilleurs cas par des « pépites » d’or, d’argent et de bronze. En parallèle, cette année encore pour valoriser les jeunes talents, le Collectif du Planning Stratégique réitère le prix à destination des étudiants* avec « La Jeune Pépite ».
En continuité de partenariat avec Le Club des Annonceurs, trois marques membres du Club ont travaillé spécifiquement une problématique à leur soumettre pour aiguiser leurs réflexions et rendre concret la reconnaissance de l’apprentissage du métier au sein du marché : Fondation CNP assurances, EDF, Europcar Mobility Group. « Même si ces cas n’ont pas d’engagements à être déployés, nos membres ont souhaité accompagner les jeunes générations de planneurs stratégiques, leur permettre de relever des défis inhabituels de réflexion et pour eux de bénéficier d’un déplacement de regard avec une fraicheur de point de vue », explique Laurence Bordry, Présidente Le Club des Annonceurs.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 janvier 2021. Pour soumettre les cas, il suffit d’aller sur le site collectifplanningstrategique.com La soirée de remise des prix aura lieu fin mars 2021.

En attendant, INfluencia fait le point sur les attentes et ambitions de cette seconde édition et le rôle du planning avec Sébastien Genty, fondateur du Collectif du Planning Stratégique et Directeur Général DDB Paris en charge des Stratégies.

INfluencia : qu’attendez-vous de cette nouvelle édition ?

Sébastien Genty : pareil mais encore mieux. Il y a eu une belle progression entre l’édition 2019 et 2020, le nombre et la qualité des cas soumis, la diversité du jury, le soutien de nouveaux partenaires, la création de la jeune pépite, la quantité de livres commandée notamment par des écoles et des agences. C’est un réel plaisir pour l’ensemble des membres fondateurs de voir l’initiative progresser et grandir. Donc, pareil mais encore mieux, ça veut dire concrètement que l’on espère encore plus de cas, de qualité, de visibilité, et globalement d’émulation positive.

IN. : quelles nouveautés cette année ?

S.G. : tout est encore très nouveau. Depuis le début de cette très courte histoire, on se dit qu’elle n’aura de valeur que si cela s’inscrit dans le temps. Le temps long est une source d’efficacité majeure pour les marques, c’est vrai aussi pour le CPS. Il faut du temps pour devenir référent. La vraie nouveauté, ce sont les cas eux-mêmes, la diversité et la qualité du jury, et bien sûr le renouvellement du palmarès. Ce n’est pas un prix qui cherche à gagner de l’argent en créant de nouvelles catégories, nous essayons simplement de partager l’excitation et le pouvoir d’une réflexion bien menée et bien exécutée. Non pas dans un souci corporatiste (il s’agit bien du collectif du planning stratégique et non de l’association des planneurs), mais dans une volonté de partage et de progrès.
C’est la simplicité de la structure, l’épure de l’exercice, l’évaluation sans aucune catégorie, le fait de ne pas avoir de grand prix, ni de nombre limité de pépites, qui font, sans doute la valeur du prix. Il y a vraiment autour du collectif une bienveillance et une simplicité très fortes, qui permettent à chacun de se concentrer sur l’essentiel.
J’espère que la vraie nouveauté de cette année sera de pouvoir se retrouver en réel pour célébrer tout ça.

IN. : la crise a-t-elle fait évoluer le planning ? Allez-vous en tenir compte dans le jugement des dossiers ?

S.G. : il est très difficile de généraliser, néanmoins, au-delà des turbulences qui ont touchées et continuent à toucher tout le monde, j’ai pu constater son impact sur plusieurs dimensions : la nécessité de prendre des décisions stratégiques très rapidement (autrement dit la vitesse traditionnellement attribuée à des sujets tactiques mais avec des implications stratégiques plus profondes), la prise en compte plus importante du contexte de réception émotionnel, et évidemment la tension exacerbée entre les enjeux business court terme et ceux de transformation plus profonds.
Pour répondre à votre deuxième question, l’évaluation des cas se fait dans l’absolu et sur des critères suffisamment fondamentaux (rigueur, justesse, originalité et capacité d’inspiration) pour conjointement absorber des éléments conjoncturels et conserver une continuité. Même si certains cas auront, comme on peut l’imaginer, pris en compte le contexte singulier de l’année, cela ne saurait constituer un critère spécifique, ni même commun pour cette édition 2020.

IN. : les planneurs ont-ils un profil différent aujourd’hui ?

S.G. : tout le monde n’a pas les mêmes qualités, affinités, ni compétences. On demande aujourd’hui beaucoup de choses très différentes au planning, alors évidemment une telle diversité ne peut être le fait d’une seule et même personne. Dès qu’on le peut, il faut essayer de penser en termes d’équipe et complémentarité, de travailler à plusieurs.
Néanmoins il me semble que certaines dimensions doivent constituer un socle commun, la capacité à saisir une situation business, comprendre les attitudes et comportements humains, mettre à jour en permanence les modalités de cette compréhension, être en prise avec l’époque sans oublier les choses intemporelles (marketing et humaines), et puis un détail qui n’en est pas un, éviter à tout prix le jargon.

IN. : des conseils pour les agences qui soumettront des dossiers ?

S.G. : pour celles et ceux qui n’ont pas encore participé, le meilleur moyen de bien comprendre le type « d’histoires » qui sont célébrées, le plus utile est certainement de se plonger dans les deux premières éditions du livre des CPS Awards (15 euros, à commander sur le site bien sûr ) , où l’on voit bien les points communs mais aussi la diversité des approches qui sont de bons filons pour dénicher des pépites d’or, d’argent et de bronze.

*Ecoles de communication comme Celsa, HEC, INSEEC, ESP Paris, Sciences Po, Iscom, Dauphine, Sup de pub

Musnik Isabelle

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