18 juin 2026

Temps de lecture : 1 min

« Salut, ça va ? » : le message le plus envoyé est aussi le plus ghosté (et Tinder en fait une campagne)

Trois mots qui plombent la drague. Tinder, avec une étude IFOP menée auprès de 1 000 jeunes de 18-30 ans, démonte le réflexe du « Salut, ça va ? » : le premier message le plus envoyé... mais aussi le plus fui sur les sites de rencontre. De quoi lancer sa campagne d'été « Say Goodbye to Hellos », jusqu'à un détour "historique" avec Stéphane Bern.

L’étude IFOP pour Tinder (orchestrée par son agence Ogilvy) pointe un paradoxe cruel. Le « Salut, ça va ? » est le premier message réflexe de toute une génération au moment de vouloir séduire : 87 % l’ont déjà envoyé, 40 % le font souvent.

Le seul hic ? Il fera fuir votre bien-aimé : 48 % des jeunes adultes ont déjà cessé de répondre après l’avoir reçu, une proportion qui grimpe à 52 % chez les femmes et 64 % chez les utilisateurs actifs d’applis.

Pour éviter de se faire ghoster, cela demande donc un peu plus d’effort dans son approche. L’humour arrive en tête (30 %), devant la question ouverte et décalée (22 %). Le « Salut, ça va ? », lui, ne pointe qu’en troisième position (18 %). Et l’étude glisse une anecdote savoureuse : près d’un sondé sur deux sait qu’au Moyen Âge, demander « ça va ? » renvoyait à l’état du transit intestinal (à la cour de Louis XIV, les médecins surveillaient chaque jour celui du roi).

On draguerait donc, depuis des siècles sans le savoir, en demandant à l’autre… comment il (ou elle) a digéré son repas du midi. Joli mythe, un brin exagéré (l’expression vient en réalité du verbe « aller »), mais redoutable pour une campagne.

Car tout cela sert un lancement. Tinder dégaine cet été « Say Goodbye to Hellos », une invitation à ranger le « ça va ? » au placard, calée sur ses nouvelles fonctionnalités Astro et Musique, qui font démarrer la conversation à partir de goûts partagés.

Pour incarner l’opération, la marque s’offre Stéphane Bern : l’animateur passionné d’histoire explorera les origines de la formule et proposera des accroches inspirées du passé, dans un contenu éditorial à venir sur les plateformes Tinder.

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Ce qui est intéressant

Tinder transforme un constat un brin moqueur (le geste le plus courant de ses utilisateurs est aussi le pire) en campagne qui fait coup double : l’étude nourrit l’earned media, et la solution proposée n’est autre que ses nouvelles fonctionnalités.

Notre insight

Cas d’école de data-as-content : une marque commande une étude propriétaire, drôle et partageable, qui crée la conversation avant même de parler produit.

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