Rencontres amoureuses : on a testé pour vous le « Reset Club » de Meetic, une expérience d’introspection pour mieux saisir ses vraies envies
Meetic a ouvert du 23 au 25 janvier 2026 à Paris un lieu immersif éphémère dédié à l’introspection des célibataires : le Reset Club. L’objectif ? Offrir aux cœurs à prendre une pause dans la frénésie du dating, pour mieux comprendre ses véritables envies.
Samedi, 13h. Le tumulte du 4e arrondissement et de la Place George Pompidou reste à la porte du 119 rue Saint-Martin.
Invité par le site de rencontre Meetic, organisateur de l’évènement, je suis allé à la découverte du Reset Club, un pop-up (boutique éphémère) destiné aux Parisiens et Parisiennes, comme aux touristes de la ville de l’amour.
Son concept s’impose dès l’entrée, dans un rose bonbon aux couleurs de la marque : tout pousse à ralentir, à baisser la voix, à oublier le rythme du dehors.
« Pendant longtemps, le dating s’est inscrit dans une logique de performance. Aujourd’hui, nous observons une véritable bascule : les célibataires veulent ralentir pour […]se rencontrer avec plus de sens », décrypte Caroline Lemercier, directrice de la marque Meetic.
Pour 67 % des sondés, leurs exigences amoureuses évoluent avec le temps
Selon une étude IPSOS pour le Dating Lab de Meetic,48 % des célibataires s’accordent des temps de retrait entre deux relations afin de se reconstruire ou de se recentrer sur eux-mêmes.
« Cette étude Ipsos, c’est notre baromètre du marché. On s’en sert pour ajuster nos messages, nos offres, et rester alignés avec des attentes concrètes », explique Lucie Guillerminet, directrice marketingMeetic & Match.com, avec qui j’ai échangé.
Elle poursuit : « Un autre résultat de l’étude est très parlant : 67 % disent que leurs exigences amoureuses évoluent avec le temps. C’est la clé: à force d’enchaîner sans pause, vous n’avez même plus le recul de vous demander si ce que vous cherchez aujourd’hui ressemble encore à ce que vous vouliez hier ».
Parcours introspectif, « arbre à intentions »… une réflexion très autocentrée
Ce week-end, je me suis donc engagé, comme un amoureux transi, dans ce « parcours introspectif ». Impossible de tricher : une boîte à questions m’exhorte à dire la vérité, sans fard ni filtre.
Un arbre à intentions me « demande » de choisir le mot qui définira ma façon d’aborder les rencontres en 2026. Après ce tête-à-tête intérieur… une pause s’impose.
Pas de speed-dating ici. On prend le temps. Assis, café à la main, j’observe des inconnus qui engagent la conversation.
La scène contraste avec les applis : pas de « swipe » (défilement) de profils, la discussion vient d’elle-même. Un espace podcast vient également prolonger l’expérience par l’audio.
« On s’est demandé très concrètement : dans un lieu physique, qu’est-ce qu’on peut vraiment mettre à disposition du public qui leur sera utile ?», retrace Lucie Guillerminet. «L’incarnation comptait beaucoup pour nous, parce que Meetic organise des événements « dans la vraie vie » depuis 2013. On ne voulait pas d’un pop-up vitrine, ni d’un espace qui pousse au téléchargement. L’idée, c’était l’accompagnement… avec des contenus solides ».
La programmation alignait des masterclass (nommées « Reset Sessions« ) dédiées au bien-être et à la connaissance de soi (numérologie, sophrologie, auto-massage crânien, posturologie…). «Par exemple, Fanny Auger, notre expert du Dating Lab a proposé un focus sur l’art de la conversation : comment metter des mots sur ce qu’on cherche, comment le dire sans se trahir».
Décalage entre ce qu’on dit vouloir et ce qu’on vise vraiment
Côté partenaires, l’agence WBA a orchestré la conception événementielle. Gangstères a piloté la stratégie digitale et le volet influence, Hello SunRise les relations presse et un partenariat éditorial avec Konbini a amplifié l’opération.
Lucie Guillerminet enchaine : « On a commencé par une vague nationale en digital pour installer notre positionnement. On a posé des situations « top line », puis on a casté des acteurs volontairement célibataires, qu’on a laissés jouer la scène sans script. Le tout… surveillé par un détecteur de mensonge ».
« Ensuite, on a ouvert le concept à des influenceurs en leur laissant la main sur l’interprétation. Certains ont traité ça de façon très prise de conscience, d’autres sont partis sur le terrain de l’humour… mais tout le monde racontait la même chose : ce décalage entre ce qu’on dit vouloir et ce qu’on vise vraiment ».
« Puis on a approfondi avec Maïa Mazaurette, qui était la marraine de l’opération, via des masterclass et des contenus pour aider à clarifier ses intentions et limiter les déceptions qui nourrissent la dating fatigue ».
« Enfin, on a cherché un relais éditorial accessible et grand public : Konbini, avec des formats type infographies pour expliquer le mouvement ».
En trois jours, Meetic a prouvé que la quête de sens a sa place dans la rencontre. La marque entend poursuivre le mouvement dans la durée.
«On ne savait pas du tout à quoi s’attendre, parce que c’était une première. Premier signal très positif : la fréquentation. Toutes les sessions sur réservation ont été complètes. L’autre (bonne) surprise c’est la balance de genre. On a vu beaucoup d’hommes s’inscrire aux conférences, suivre le parcours sérieusement… Ça montre aussi l’envie, côté masculin, d’entrer dans cette introspection », conclue Lucie Guillerminet.