10 juillet 2013

Temps de lecture : 2 min

Quand une banque espionne pour la bonne cause…

Primé à Cannes fin juin, le spot « Amazing Mind Reader » récompensait la collaboration audacieuse entre Duval Guillaume et la Fédération belge du secteur financier. Pour prolonger la sensibilisation de la géniale campagne « Safe Internet Banking », l’agence propose un nouveau film.

Auréolée par trois Gold, deux Silver et cinq Bronze aux Cannes Lions 2013, Duval Guillaume consolide au fil des festivals sa flatteuse réputation créative. La campagne façonnée pour la Febelfin confirme l’originalité de l’agence belge, qui déjà en mai dernier lançait une vidéo publicitaire interactive unique au monde. Avec son nouveau spot d’alerte à une meilleure sécurisation par les utilisateurs des opérations bancaires en ligne, le message au grand public est limpide et on ne peut plus d’actualité: « Ne partagez jamais vos données bancaires, même par téléphone. Soyez vigilants avec vos données personnelles.»

Spécialiste des opérations de sensibilisation, comme à l’automne 2012 pour la Journée Internationale de la Fille, Duval Guillaume se fend cette fois d’un spot pédagogique digne d’une bande annonce pour une nouvelle aventure cinématographique de Jason Bourne.

« Dans « See how easy freaks can take over your life », un acteur utilise les informations laissées sur internet par un surfeur insouciant, grâce auxquelles il va littéralement se glisser dans la peau de sa victime et lui voler sa vie », explique l’agence.

Pour l’Online & Social Media expert de Duval Guillaume, Marteen Van Herck, « jusqu’à un certain point, les fraudeurs par Internet agissent de la même manière. ». Pour encore mieux pointer du doigt le malaise du crime combattu par la Febelfin dans cette campagne, Pamela Renders, porte-parole de la Fédération Belge du Secteur Financier, pousse plus loin la justification de la campagne.

1,3 million d’euros de fraudes en trois mois

« Il est de plus en plus fréquent que les fraudeurs Internet appellent leurs futures victimes en se faisant passer pour des collaborateurs de la banque afin de leur extorquer leur response code, voire leur signature personnelle pour la banque par internet. Dans ce cadre, il n’est pas rare qu’ils utilisent des données personnelles de leurs victimes collectées sur Internet afin de gagner leur confiance », analyse Renders. « C’est pourquoi la sécurité de la banque par internet est plus que jamais l’affaire de la banque, mais aussi de l’utilisateur. »

La vigilance réclamée par la Febelfin dans la finalité didactique de « Safe Internet Banking » se justifie par les chiffres des fraudes bancaires sur le Web. En Belgique, leur nombre est passé au premier trimestre 2013 à 473 cas pour un montant de 1,3 million d’Euros. Selon la Febelfin, cette croissance est intégralement imputable à la technique dite du phishing.

Dans la présentation,  le modus operandi des fraudeurs est détaillé : « Dans la plupart des cas, ils adressent à leur victime un courriel leur demandant une série de données, et notamment leur numéro de téléphone, à compléter sur un site web ou dans une annexe. Ensuite ils appellent alors leur victime en se faisant passer pour un collaborateur de la banque ou un membre de la police et leur demandent de leur communiquer le response code apparaissant à l’écran du lecteur de cartes. Grâce à ces informations, ils peuvent alors virer en toute illégalité de l’argent au départ du compte du client. » Le message est passé ?

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA

La rédaction

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