20 mai 2021

Temps de lecture : 2 min

Naturalia : “Le savoir-faire et les convictions portées par le bio depuis des années ressortent comme un besoin client essentiel en temps de crise”

Dans la continuité de son engagement RSE et après avoir passé le cap de l’inscription de sa Raison d’Être dans ses statuts, Naturalia devient le premier distributeur alimentaire français à être certifié B Corp. Quelle feuille de route et quels enjeux pour l’enseigne du groupe Monoprix ? Questions-réponses avec Sidonie Tagliante, Directrice Marketing, RSE et Communication de Naturalia France.

The Good : Que signifie cette nomination en tant que premier distributeur alimentaire français à être certifié B Corp ?

Sidonie Tagliante : Cette certification est bien sûr un aboutissement. Mais ce n’est pas la fin, plutôt le début d’un chemin. Nous allons poursuivre notre démarche en faveur de plus de transparence vis-à-vis de nos clients, avec des standards encore plus élevés sur le plan social et environnemental. Cette exigence est une identité, tout autant qu’une stratégie. La stratégie de communication autour de l’obtention de B Corp est d’apporter encore plus de transparence sur nos actions à nos clients. C’est une approche globale et sincère attendue par les consommateurs.

The Good : Chez Naturalia, doit-on dire que la communication incarne et infuse la RSE, ou l’inverse ? Comment ?

S.T. : La RSE fait partie intégrante de nos métiers, elle concerne toutes nos décisions. Ce n’est ni un sujet traité à part dans un service dédié ni un sujet de communication. Elle est suivie à travers une feuille de route précise avec des indicateurs qui évoluent tous les ans. Elle est également évaluée en parallèle grâce aux différents labels (Bio entreprise durable, diversité, égalité et désormais B Corp). En résumé elle infuse dans chacune de nos actions et la marque l’incarne de façon factuelle dans la tonalité qui est propre à Naturalia.

The Good : La crise Covid-19 a-t-elle influencé votre stratégie RSE et marketing, fait naître de nouvelles opportunités ou contraintes ? Comment y répondez-vous ?

S.T. : La crise Covid-19 a renforcé nos relations avec nos parties prenantes et l’utilité de la communication à l’attention de nos consommateurs. La crise sanitaire a permis à Naturalia de passer en mode « pleine conscience » quant à son impact en termes d’entreprise sur la société et de toujours valoriser les faits aux intentions.

Nous constatons que le savoir-faire et les convictions portées par le bio depuis des années ressortent comme un besoin client essentiel en temps de crise : manger sain, opter pour des offres en circuit court, cuisiner, éviter le gaspillage, chercher la transparence et l’engagement dans les produits, compter sur l’agilité des offres. Le bio répond donc à des attentes en contexte de crise et a su répondre aux besoins des gens.

Le magasin Naturalia Enfants Rouges dévoile de façon concrète une façon de répondre à ces attentes avec la mise en place du concept RILI (Réduction de son impact, Innovation, Local et Image). Il identifie et promeut les produits et marques qui vont au-delà du bio en termes de réduction d’impact environnemental, de circuit court, d’alimentation, de nouveaux modes de consommation et d’accessibilité.

The Good : Quelles sont les clés qui manquent au secteur pour aspirer à devenir une grande distribution « à impact » ?

S.T. : Le Bio n’a pas vocation à être considéré comme un modèle de grande distribution. Le savoir-faire et l’innovation sont portés majoritairement par de petites entreprises qui ont déjà un modèle qui intègre une réduction d’impact par essence. La diversité de ces entreprises est à préserver et donc ne correspond pas au modèle de « standardisation » de la grande distribution. Le meilleur moyen d’aider le développement de ce modèle, est d’accompagner le développement du bio à travers la diversification de ses métiers, la structuration du cahier des charges, l’amélioration des référentiels autour du carbone et de la biodiversité et par exemple le soutien des enjeux que portent la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique).

Ce papier a d’abord été publié sur The Good

Lingre Camille

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