1 décembre 2021

Temps de lecture : 3 min

Marques de demain : plus jamais sans leurs influenceurs!

Kolsquare analyse chaque année les budgets des campagnes d’influence. Et le moins que l’on puisse dire est que 2021 a été un excellent cru pour ce secteur. Un nouveau coup dur pour les médias traditionnels…

C’est un tsunami qui ne cesse de s’accélérer et qui détruit tous les anciens modèles mis en place ces dernières décennies. Le marketing d’influence bat ses propres records au fil des mois. « Un premier cap important avait été franchi il y a deux ans lorsque les dépenses sur ce marché avaient dépassé celles investies dans les publicités télévisées, assure Quentin Bordage, le fondateur et CEO de Kolsquare, une agence qui relie les marques et les influenceurs et qui a développé une plateforme basée sur les Big Data, l’intelligence artificielle et le Machine Learning. La pandémie a encore accentué ce mouvement. Confinés, les consommateurs ont beaucoup acheté en ligne. L’utilisation des réseaux sociaux a littéralement explosé et les marques ont dépensé beaucoup plus de fonds en Influence Marketing. » Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

TikTok a franchi le cap du milliard de « users » mensuels. Une jolie performance pour une application qui vient tout juste de souffler ses cinq premières bougies…

L’an dernier, 500 millions de Terriens supplémentaires ont surfé sur les réseaux sociaux qui rassemblent aujourd’hui 4 milliards d’adeptes. Instagram compte, à lui seul, 1,22 milliard d’utilisateurs actifs. TikTok a franchi le cap du milliard de « users » mensuels. Une jolie performance pour une application qui vient tout juste de souffler ses cinq premières bougies… L’impact de ces plateformes sur les consommateurs est énorme.

Les influenceurs sont plus influents que jamais…

90% des personnes interrogées dans une étude de l’Affde reconnaissent l’efficacité du marketing d’influence. 87% des acheteurs affirment même avoir acquis un produit en suivant les conseils d’un influenceur, d’après Mediakix. Près de la moitié (49%) des fans de TikTok ont fait un achat après avoir vu une publicité, une promotion ou un avis sur la plateforme, selon une enquête publiée par Adweek-Morning Consult. Les annonceurs cherchent tous, aujourd’hui, a profité de ce filon. L’industrie du marketing d’influence devrait ainsi peser 15 milliards de dollars l’an prochain. « L’influence marketing permet de se faire connaître, de se faire aimeret de se faire acheter », résume Stéphane Bouillet, le patron d’Influence4You. 83% des sociétés possèdent actuellement un budget dédié à l’Influence Marketing. Et pour cause… Selon Social Media Today, chaque dollar investi dans ce secteur rapporterait 18 dollars aux annonceurs. Ce ROI serait ainsi 11 fois supérieur à celui de la publicité traditionnelle. Qui dit mieux ?

La pyramide de l’influence

Le monde de l’influence ressemble à une gigantesque pyramide dont la base ne cesse de s‘élargir. A son sommet se trouve les macro-influenceurs dont les followers se comptent par millions. Les « stars du web » qui ont plus de 3 millions d’abonnés se font payer au moins 25.000 euros pour publier un post sur Instagram mais les exigences des personnes les plus connues se chiffrent en centaines de milliers d’euros. Une publication sur Twitter, Snapchat, TikTok, Facebook ou YouTube se monnaie, elle, à des tarifs minimums de 6400, 10.000, 10.500, 12.000 et 50.000 euros. A votre bon cœur, messieurs et mesdames les annonceurs… Ces sommes plus que rondelettes n’apportent toutefois pas des retours sur investissement garantis. Les taux d’engagement des macro-influenceurs atteint ainsi en moyenne 0,11% sur Twitter, 1,99% sur YouTube, 3,94% sur Instagram et 7,71% sur TikTok. Ces chiffres sont nettement plus élevés (0,23%, 5,22%, 5,94% et 20,45%) chez les nano-influenceurs dont la communauté est inférieure à 10.000 abonnés.

les nouvelles technologies permettent de débusquer plus facilement ces perles rares aux ROI stratosphériques.

Repérer le « bon » influenceur est aujourd’hui primordial. Un message qui ne fait pas écho auprès de l’audience à qui il est supposé s’adresser perd tout son sens. La bonne nouvelle est que les nouvelles technologies permettent de débusquer plus facilement ces perles rares aux ROI stratosphériques.

Des KPIs toujours plus fins

« Des plateformes comme la nôtre aident à trouver des nano-influenceurs qui pourront diffuser des messages plus personnalisés, plus adaptés et plus authentiques à la cible très précise visée par la marque, vante Quentin Bordage. Les KPI’s sont également de plus en plus fins. On peut aujourd’hui mesurer combien de trafic une campagne a généré sur un site, déterminer le volume de leads qualifiés, définir les taux de conversion et donc de chiffre d’affaires et savoir si le nombre d’abonnés du réseau social d’un annonceur a augmenté suite aux messages d’un influenceur. De plus en plus de modèles hybrides sont pris en compte pour calculer les performances des posts. »

Les Ad Blockers vont favoriser la progression de l’Influence Marketing qui génère des taux d’engagement faramineux

L’essor du marketing d’influence ne risque-t-il pas toutefois de signer l’arrêt de mort de la publicité et des campagnes de promotion « à l’ancienne ». Le fondateur de Kolsquare ne le croit pas… totalement. « La pub traditionnelle va continuer mais il est certain que les budgets médias dans le digital vont croître à l’avenir, prédit cet expert qui prêche également pour sa paroisse. La hausse du nombre de réseaux sociaux, l’explosion de leurs abonnés et la proportion en augmentation constante des internautes qui utilisent des Ad Blockers vont favoriser la progression de l’Influence Marketing qui génère des taux d’engagement faramineux. » La presse, les radios, les chaînes télévisées et les afficheurs apprécieront…

Frédéric Thérin

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