Les Melle Pitch Awards reviennent : quand les jeunes talents mettent leur créativité au service de causes, ça remue (diaporama)
Les Melle Pitch Awards reviennent pour une sixième édition. Cette année le concours met à l’honneur la protection de l’enfance et notamment de la fratrie avec un brief consacré à la fondation SOS Villages d’Enfants et ouvre une nouvelle catégorie affichage REEL IA. Le jury, présidé par Sylvain Thirache, se réunira le 3 juin.
Les Melle Pitch Awards ont pour objectif de faire rayonner l’engagement des jeunes talents créatifs au service d’une grande cause. Le concours s’engage cette année aux côtés de SOS Villages d’Enfants, une fondation qui œuvre depuis près de 70 ans pour protéger et accompagner les frères et sœurs sans protection parentale.
Les années précédentes, l’association avait mis à l’honneur le Samusocial de Paris, la Croix Rouge, la Fondation Abbé Pierre, AIDES et Médecins du Monde.
SOS Villages d’Enfants recrée un environnement familial stable et aimant pour les enfants en danger, tout en luttant contre les ruptures de lien. En France, plus de 1600 enfants sont accueillis au sein de 22 villages d’enfants SOS. À l’international, la fondation apporte un soutien à plus de 40 villages d’enfants SOS répartis dans 22 pays.
Comme chaque édition, celle-ci est ouverte aux étudiants en communication, publicité, design, audiovisuel, mais aussi aux freelances et jeunes créatifs en agence, de France et de pays francophone.
Entretien avec Magali FAGET – Organisatrice du concours et fondatrice-directrice de l’agence Mlle Pitch et du président du jury Sylvain Thirache, Directeur de Création et ex-Président du Club des DA.
INfluencia : Pourquoi avoir accepté de présider ce jury? Quelle est pour vous l’utilité d’un tel concours?
Sylvain Thirache : Je prends le métro depuis ma naissance et j’ai suivi les campagnes des Mlle Pitch Awards depuis le début. J’aime les idées qui en sortent et comme beaucoup, j’ai un besoin quotidien d’agir. Cela m’a toujours été dérangé d’inscrire nos campagnes grandes causes dans les festivals… on travaille qui ? pour soi, pour l’agence? ou vraiment la cause ? La frontière est floue.
Ici, c’est une « safe place ». Un endroit où la création reste pure, où les causes ont de la portée dans tous les sens du terme, où elles s’expriment avec une vraie originalité. Et surtout, elles s’expriment avec un énorme plan média. On ne se rend pas assez compte de la visibilité réelle et de l’impact de ces campagnes dans la rue ou dans le métro. C’est ça l’utilité profonde de ce concours : offrir une caisse de résonance incroyable à ceux qui en ont le plus besoin, sans cynisme. Je suis vraiment heureux de participer à ce concours magique et profondément humain.
Mobiliser le grand public via le concours sur l’importance de faire un don à cette association.
Ci-dessous, l’une des affiches lauréates de l’édition 2022, pour la Croix rouge :
IN. : Pourquoi avoir choisi cette année de mettre à l’honneur SOS Village d’enfants?
Magali Faget : La précarité enfantine est un sujet sensible et majeur aujourd’hui qui rallie tout le monde . Les enfants en fratrie placés par l’aide sociale à l’enfance sont habituellement séparés dans des familles différentes. Ils subissent donc une double peine : celle d’être en danger dans leur famille d’origine et celle de grandir séparés de leurs frères et soeurs .
Le combat de SOS Villages d’Enfants est de les accueillir et de les faire grandir ensemble jusqu’à leur autonomie, réduisant ainsi la moitié du traumatisme de vie qu’ils endurent.
Mais cela n’est pas connu. Alors j’ai voulu mettre en lumière leurs actions et les villages qui sont présents sur plusieurs régions en France, et mobiliser le grand public via le concours sur l’importance de faire un don à cette association pour que ces enfants puissent avoir un avenir plus radieux.
J’espère que cette nouvelle édition en leur honneur du concours Mlle Pitch Awards leur portera autant de chance qu’elle l’a fait pour le SamuSocial de Paris qui les précédait, et qui grâce au plan media offert par le concours et la qualité des campagnes primées a augmenté sa collecte de 53,7%.
IN. : Quel était le brief?
M. F. : Faire connaitre SOS Villages d’Enfants au plus grand nombre et sensibiliser le grand public sur l’importance de grandir avec ses frères et sœurs. En soutenant via un don à SOS VILLAGES, on contribue à ce que des enfants malmenés par la vie puissent grandir sereinement avec leur fratrie et on les aide à se construire un socle affectif stable pour un avenir plus équilibré lorsqu’ils seront adultes
De bonnes idées ancrées dans leur époque, des formats originaux et un message fort pour l’association
IN. : Qu’attendez-vous des campagnes présentées ?
S.T. : Une réponse un peu classique, désolé, mais j’attends simplement de bonnes idées ancrées dans leur époque, des formats originaux et un message fort qui percute immédiatement pour l’association. Mais au-delà de l’idée de départ, très forte sur l’exécution, j’apprécie le craft (qualité de la réalisation NDLR) sous toutes ses formes, la justesse des mots, la force du design, la qualité de la photo. Une grande cause doit être traitée avec la même attention que les campagnes pour des marques. C’est donc une dimension que j’aimerais retrouver. Je suis très impatient de regarder les sélections. Au delà de cela, j’ai surtout envie de voir comment cette nouvelle génération d’étudiants s’empare du brief. Comment ils font un pas de côté. J’ai hâte de découvrir leur vision du monde sur un sujet aussi sensible et sans les filtres créatifs installés.
M.F. : Pour ma part j’attends de l’originalité et qu’elles nous prennent par des inputs créatifs qui parlent à toutes les générations dont les plus jeunes. On peut évoquer des sujets difficiles avec un concept créatif ne jouant pas forcément sur l’émotionnel.
J’espère que le palmarès sortira de sa zone de confort créative habituelle la fondation SOS Villages d’enfants et que les campagnes primées démarqueront des précédentes campagnes de pub que signe la fondation. Mais le craft est hyper important pour moi.
Le concours via ses partenaires diffuseurs offre un plan media de 6 millions d’euros bruts aux campagnes primées qui restent dans la durée, donc il faut un craft très soigné.
Trois nouveaux grands partenaires diffuseurs : Libération , Mediavision. Et Creapills
Une autre campagne pour Médecins du monde promue lors de l’édition 2023 :
IN. : Quelles sont les nouveautés du concours cette année ?
M.F. : Nous ouvrons une nouvelle catégorie de participation au concours avec le reel IA. Et nous accueillons (à côté de Mediatransports, grand partenaire diffuseur, Radio France Publicité et France Télévisions Publicité) trois nouveaux grands partenaires diffuseurs qui vont donner encore plus d’écho aux campagnes primées :
Libération qui relaiera le grand prix du jury en print et en digital, Mediavision qui offre un mois de diffusion dans 90% des salles de cinéma français au Grand prix film. Et Creapills qui offrira un plan media sur ses réseaux à une campagne print et Dooh.
Il faut noter également que la catégorie spot radio souvent le parent pauvre des créatifs remporte un immense succès cette année avec près de 50 spots radios reçus !
IN. : Pourquoi un jury composé uniquement de free-lance ?
M.F. Notre concours est avant tout un défricheur de nouveaux talents créatifs et sort de l’ombre chaque année des créatifs, qu’ils soient free-lance ou étudiants.
De plus, cette année les temps sont très difficiles pour les agences. Certaines se font racheter, d’autres fusionnent ou encore débarquent leurs grands DC pour rassurer leurs actionnaires et garantir leurs marges de rémunération.
Ce en plus du développement de l’IA dans nos métiers qui changent les profils recrutés.
Preuve en est dans mon jury, la présence de des grands créatifs comme Matthieu Elkaim, Mathieu Vinciguerra, Philippe Boucheron, Remi Noel, Alban Pénicaut, Manoelle Van der Vaeren, Pierrette Diaz ou Eric Lavenac qui dirigeaient la création de très grandes agences de pub et se retrouvent free-lance aujourd’hui.
Alors j’ai voulu soutenir tous les free-lance en démontrant que ce n’est pas parce qu’on a plus de 40 ans que sa carrière créative est finie et affirmer qu’il y a une vie après une carrière dans les grandes agences et que ce qui compte à l’heure de l’IA, c’est la création et les idées ! Qui de mieux que les free-lance pour incarner cela aujourd’hui?
Matthieu Elkaim, Babette Auvray Pagnozzi, Alban Penicaut, Elzéar de Trentinian, Arnaud Weber, Manoëlle Van der Vaeren, Rémi Noël, Philippe Boucheron, Valérie Lévy Harrar, Samy Benama, Mathieu Vinciguerra, Gregory Ferembach, Pierrette Diaz, Eric Lavenac, Thierry Astier, Nancy Sospédra. Bruno Aveillan, parrain de la catégorie film, rejoindra une nouvelle fois le jury, ainsi Luc Wise, président du jury 2025,