17 février 2026

Temps de lecture : 3 min

Le SEO sans migraine : les conseils d’Amandine Bart, la « doliprane » du référencement naturel

Amandine Bart, vient de publier aux éditions Diateino un livre intitulé SEO sans migraine. Un ouvrage qui recense les bonnes pratiques en référencement naturel, résumées en langage simple par cette influenceuse de 28 ans. Fini les maux de crâne.

INFLUENCIA : Le référencement naturel qui permet aux contenus d’apparaître rapidement sur les résultats organiques des moteurs de recherche ressemble souvent à un Graal inaccessible pour les marques. Vous semblez pourtant penser le contraire. Depuis quand vous intéressez-vous à ce sujet très technique ?

Amandine Bart : Lors de mes études, je m’ennuyais beaucoup. Pour m’occuper, j’ai créé une quinzaine de sites internet car je souhaitais comprendre comment fonctionnait le référencement sur Google. Je faisais su SEO sans même savoir que cela s’appelait comme ça.

Je passais mes nuits à essayer de décortiquer toutes les informations que je pouvais trouver à ce sujet. Je testais tout, j’ai souvent été bloquée et je me suis souvent trompée mais je n’avais rien à perdre car mes sites n’avaient rien à vendre. Je les utilisais uniquement pour comprendre le SEO.

IN : Il n’existait pas de guide ou de spécialistes pour vous aider ?

A. B. : Si mais les formations coûtait au moins 3000 euros et une étudiante comme moi n’avait pas franchement les moyens de dépenser autant.

IN : Le SEO semble pourtant bien compliqué à comprendre pour un novice…

A. B. : J’ai pourtant très vite compris ce que Google attendait des créateurs de contenus pour améliorer leur SEO. Il l’explique très clairement sur sa plateforme.

Ce n’est vraiment pas très compliqué mais beaucoup de conseillers et d’experts cherchent à vous faire croire que vous n’arriverez jamais à améliorer votre référencement sans eux car il y a beaucoup d’argent en jeu. C’est une importante source de business pour les agences de conseil.

IN : Quand avez-vous transformé ce « hobby » en profession ?

A. B. : J’ai eu la chance qu’une startup de Montpellier repère ce que je faisais et elle a pris le risque de me recruter. En une année, je suis parvenue à ce que leur site, qui n’était pratiquement pas consulté, ait trois millions de visiteurs par an.

IN : Vous avez parallèlement toujours été très active sur les réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn où vous avez plus de 117.000 abonnés ?

A. B. : J’ai tenté d‘expliquer avec des mots simples comment il était possible d’améliorer son référencement. Beaucoup de gens utilisent encore un jargon incompréhensible et inutile.

Au fil du temps, des gens ont commencé à me surnommer la « Doliprane du SEO » et cela m’a donné l’idée du titre de mon livre et de la startup que j’ai fondé il y a tout juste un an et qui compte dix salariés : SEO sans migraine.

IN : Quels sont les principaux conseils que vous donnerez aux créateurs de contenus et aux marques qui chercheraient à améliorer leur référencement ?

A. B. : J’en donnerais trois principaux. Avant même de lancer sa société, il faut savoir pourquoi on le fait et à qui on s’adresse. Cela permet de cadrer tout le reste. Avant de créer son site, il est ensuite primordial d’étudier et de vérifier en amont les mots clés que l’on souhaite mettre en avant et il faut également savoir si ces termes intéressent réellement les clients que vous visez et si ces personnes tapent ces mots lorsqu’elles font des recherches sur le net.

IN : Comment est-il possible de faire cela ?

A. B. : Il existe aujourd’hui beaucoup d’outils qui permettent de détecter le nombre de fois qu’un mot précis est taper sur la Toile.

IN : Quelle est le troisième conseil à suivre ?

A. B. : Il est important de comprendre que le SEO repose sur trois principaux piliers. Le premier est technique. C’est le moteur de la machine. Le second est lié aux contenus publiés. C’est le carburant de la voiture. Le troisième dépend de la confiance que votre site suscite car Google base une grande partie de son référencement sur les avis générés par les internautes.

IN : De plus en plus d’internautes utilisent aujourd’hui les plateformes d’intelligence artificielle générative, les LLMs, pour lancer des recherches qu’ils faisaient auparavant sur Google. Cela ne risque-t-il de modifier en profondeur toutes les règles de référencement qui étaient en vigueur avant l’arrivée de ChatGPT, Mistral ou Gemini ?

A. B. : L’IA connaît en effet un boom important qui suscite des peurs et des craintes chez certains mais je suis persuadée qu’une bonne stratégie de référencement SEO vous permettra d’apparaître en haut des réponses suggérées par les LLMs. Ces deux technologies se servent notamment beaucoup des avis des internautes donc si vous avez fait un travail en amont pour Google, cela vous aidera pour ChatGPT.

IN : Vous ne pensez donc pas que Google est menacé à terme?

A. B. : Pas du tout. Beaucoup de gens veulent tuer Google mais son moteur est et restera complémentaire des sites basés sur l’IA générative. On constate déjà que certains internautes retournent vers Google en raison de la quantité de fausses informations qui circulent sur les LLMs.

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