5 octobre 2021

Temps de lecture : 1 min

IKEA se fout du recyclage comme de son premier NJUT !

Une campagne totalement irresponsable visant à déclencher l’envie irrépressible et compulsive de dévaliser tout un magasin Ikea? C’est au Moyen-Orient que ça se passe. Et ça n’y va pas de main morte!

Aussi kitchs qu’improbables… Les trois Ovnis élaborés par l’agence Leo Burnett pour IKEA ont été créés dans le but de déclencher l’envie de se précipiter à la plus grande vente du géant suédois qui se déroule à Bahreïn, au Moyen-Orient. Une sorte de caverne d’Ali Baba où les remises de prix, -70%-,  donneraient le vertige à n’importe quel premier salaire en quête de déco pas chère… Sauf que là, l’enseigne trop NJUT!  s’adresse clairement aux habitants de maisons saoudiennes qui suintent la cire d’abeille, et le savon noir… et encore.

Magnifiquement Kitch

Tapisseries fleuries décolorées par le temps, vases ébréchés, chambres étroites, salon aux couleurs discordantes… Et au centre de chaque saynète, des personnage en parfaite symbiose avec leur intérieur so moche.  Des gens qui font partie des meubles… Sclérosés sans doute, par deux ans de Covid, et qu’il faut secouer pour qu’ils cessent de vivre ensevelis dans leurs intérieurs décatis.

 

Irresponsable au possible

Il est clair qu’avec ces spots, IKEA ne fait pas dans « le responsable » ou « le recyclage », mais plutôt dans la consommation compulsive… Une manière de dire que lorsque vous possédez des objets trop longtemps, vous pouvez devenir aussi neurasthénique que la vieille chaise qui croule sous votre fessier… Vidéos en ligne, notamment sur Instagram, avec au programme, une flute de pan qui casse le moral en mille morceaux. C’est le photographe, Ahmed Othman installé à Dubaï et dont le site révèle quelques pépites publicitaires,  qui a « réalisé » ces images qui ne bougent pas beaucoup… Il est vrai que les scènes tiennent plus de l’immobilisme photographique que de l’action d’un James Bond 007 bondissant. Au fait, pendant qu’on vous tient, c’est aujourd’hui,  Mourir peut attendre  dans toutes les bonnes salles de cinéma.

 

 

 

 

Cristina Alonso

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