SocialVox : Reech veut démocratiser les technologies du marketing d’influence
En rebaptisant sa plateforme technologique SocialVox, Reech sépare clairement son activité d'agence de son offre SaaS. Claire Decommer, Deputy Director of SocialVox Development, et Yannick Pons, Directeur Général de Reech, expliquent leur stratégie pour rendre les outils d'influence accessibles aux PME comme aux grandes entreprises.
INfluencia : Reech vient de décider de donner à sa plateforme technologique une nouvelle identité. Reech Influence Cloud s’appelle ainsi désormais SocialVox. Pourquoi avoir fait ce choix?
Claire Decommer : Nous avons souhaité séparer nos activités afin de distinguer clairement l’agence et sa technologie. SocialVox devient une entreprise 100% techno. Cela va nous permettre de clarifier notre positionnement. Nous souhaitons démocratiser l’accès aux outils d’influence. Une étude que nous avons menée en début d’année montre que 47% des acteurs concernés ne sont pas équipés en la matière. Ils n’ont pas accès aux technologies de ce secteur et les prix pratiqués freinent encore beaucoup leurs ardeurs. C’est pour cela que nous avons développé notre nouvelle offre.
IN : Pouvez-vous nous en dire plus?
C. D. : Notre technologie permet d’identifier les influenceurs adaptés aux besoins des marques grâce à notre base de données qui comprend plus de 20 millions de créateurs de contenus. Nous pouvons ensuite les contacter, les contractualiser et étudier les retombées de leurs impressions en vérifiant notamment leurs taux de conversion.
IN : Et ce pour la modeste somme de…
C. D. : Notre ticket d’entrée est de 450 euros par mois et il est ensuite modulaire en fonction notamment du nombre d’utilisateurs requis. Avec cette nouvelle offre, nous souhaitons nous ouvrir aux catégories d’entreprises qui ne pouvaient pas s’offrir auparavant des outils d’influence. C’est le cas notamment des PME et des plus petites agences.
IN : En dehors des prix, quels sont les freins qui empêchent les entreprises à se lancer dans le marketing d’influence ?
C. D. : Aujourd’hui, le frein principal est lié à la mesure des ROI et on ne va pas résoudre ce sujet en un claquement de doigt. Certains ont peur également de ne pas avoir le savoir-faire en interne pour faire du marketing d’influence.
Yannick Pons : Je confirme que ce manque de compétences en interne est un des principaux freins à l’influence. Reech cherche, depuis ses origines, à prioriser la professionalisation et la démocratisation du marché de l’influence. Un de nos principaux atouts est que nous ne représentons pas de talents. Nous ne sommes jamais rémunérés par eux. Nous sommes là pour accompagner les annonceurs sur leur stratégie de marketing d’influence. Les plus gros souhaitent internaliser l’influence mais nous pouvons aussi les aider en plaçant nos équipes au sein de leurs équipes. Elles peuvent aussi utiliser notre outil.
IN : Cette internalisation du marketing d’influence dans les entreprises ne met-elle pas en péril les agences comme les vôtres?
Y. P. : Les annonceurs n’arriveront jamais à totalement internaliser ou externaliser leur marketing d’influence. La même chose se passe dans l’événementiel où des sociétés gèrent en interne certains projets assez modestes et font appel à des spécialistes externes pour de grands rendez-vous.
IN : Quels sont les objectifs de croissance de SocialVox ?
C. D. : Notre techno est utilisée aujourd’hui par environ 250 clients et nous souhaiterions doubler ce nombre d’ici deux ou trois ans. Reech est bien connu dans notre secteur et nous voulons surfer sur cette vague avec SocialVox pour qu’à terme, cette nouvelle marque devienne aussi connue que Reech.