AccueilTENDANCESCONSOMMER LOCAL ? LES START-UPS VEILLENT SUR CETTE TENDANCE REMISE AU GOûT DU JOUR PAR LA PANDéMIE !

Consommer local ? Les start-ups veillent sur cette tendance remise au goût du jour par la pandémie !


Publié le 29/06/2021

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La pandémie a renforcé notre envie de faire nos courses dans les boutiques de quartier. Et d'après le baromètre Contributing de W la tendance n'est pas près de s'arrêter bien au contraire. Une fièvre acheteuse locale que les start-ups du web ne veulent ni ne doivent négliger...

 

Félix Potin, Shopi, Champion et Codec tiennent leur revanche. Ces enseignes de superettes aujourd’hui disparues ont succombé aux assauts des hypermarchés mais les commerçants de proximité n’ont pas dit leur dernier mot.

 

 

4 Français sur 10 déclarent préférer leurs courses près de chez eux

 

Depuis l’arrivée de la pandémie, 4 consommateurs sur 10 affirment faire davantage leurs courses dans des magasins proches de leur domicile, selon une étude du leader européen du marketing digital Sendinblue. 57% des shoppers veulent soutenir l’économie locale, 52% se sentent plus en phase avec les commerces de taille plus modeste et 58% souhaitent continuer à faire leurs achats près de chez eux après le confinement. Plus d’un tiers des sondés (36%) sont même prêts à y aller plus souvent.

 

 

Dis-moi où tu vis, je te dirai où shopper

 

Cette appétence pour le commerce de proximité a été renforcée par la crise sanitaire. « En achetant local, les Français témoignent de leur attachement aux petits producteurs, aux artisans et à tous ces commerces du quotidien (épiceries, maraîchers, boulangeries...) qui créent du lien social et dynamisent les centres-villes, les bourgs et les villages », indique l'application Next4Me Marke . Cette dernière permet de trouver en quelques clics des produits artisanaux et fermiers en vente près de chez soi. Son fonctionnement est très simple. L’agriculteur ou le commerçant ouvre un compte gratuitement sur l’app et met ses références en ligne. Le client doit, pour sa part, définir sa localisation ou activer la géolocalisation avant de pouvoir sélectionner les boutiques les plus proches, passer commande et retirer ses articles sur place. Une fois ses achats retirés, le paiement est libéré en faveur du vendeur et le client peut évaluer son expérience. Cette application n’est pas la seule à profiter de notre amour retrouvé pour nos commerçants de quartier.

 

 

Le collaboratif se développe

 

Lancée officiellement en France en mai 2020, FlipNpik est un écosystème collaboratif qui vise à aider les distributeurs et les producteurs locaux à renforcer leur présence sur la Toile. Cette start-up canadienne aide ses clients à digitaliser leur commerce, à booster leur visibilité, à acquérir et à fidéliser leur clientèle. Pour la « modique » somme de 365 euros par an, le petit commerçant peut disposer d’une application et d’un site vendeur personnalisé. Le lancement de ce forfait n’est toutefois pas prévu avant le mois de septembre. La pandémie a en effet ralenti les projets d’expansion de la jeune pousse. « Nous avons décidé de ne pas facturer les commerçants jusqu’à la rentrée afin de leur donner le temps de travailler dans des conditions plus normales », explique Jessica Nguyen, la directrice Europe de FlipNpik.

 

 

Publier les photos des magasins et les produits sur les réseaux sociaux

 

Cet imprévu n’a pas stoppé net les activités de la start-up. Bien au contraire. Son application propose ainsi aux consommateurs de prendre en photo les magasins et les produits de leurs boutiques de quartier afin de les publier sur les réseaux sociaux. Pour chaque cliché retenu par FlipNpik qui dispose à Londres d’une équipe de modérateurs chargée de filtrer les images malveillantes ou de mauvaise qualité, les internautes se voient attribuer des points, baptisés « Flip Social » qui leur permettront de profiter de cadeaux ou de bons de réduction dans leur boutique de proximité. Plus de 12.000 commerçants sont déjà impliqués dans cette initiative originale. « La pandémie a catapulté notre volonté de consommer local », se félicite Jessica Nguyen.

 

 

Des données qui rapportent

 

Kwalead cherche, lui aussi, à surfer sur cette vague. Ce réseau social français permet aux distributeurs de poster leurs offres et leurs bons plans gratuitement à sa communauté qui comprend plus de 300.000 clients potentiels. Les particuliers reçoivent des suggestions qui correspondent à leur profil et à leurs centres d'intérêt. La grande originalité de Kwalead repose sur le fait que la moitié des revenus publicitaires générés par l'utilisation des données personnelles est reversée aux internautes. Après s’être inscrit, le membre participe à des sondages, à des tests ou à des enquêtes. Après avoir sélectionné le partenaire en fonction de la rémunération qui lui sera proposée, l’internaute accepte de partager ses données personnelles et sa rémunération qui varie de 1 à 70 euros lui sera versée dans sa cagnotte personnelle.

 

L'Arbre, le maire et la médiathèque...

 

Longtemps laissés pour compte et abandonnés à leur propre sort, les petits commerçants sont aujourd’hui appréciés par les consommateurs et choyés par les start-ups de la Toile. Les crises, parfois, ont du bon. Et de revoir sans tarder L'Arbre, le maire et la médiathèque sans tarder. Film d'Eric Rohmer follement d'actualité, sorti en salles en... 1993.

Frédéric Therin

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