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Durex explique que la pornographie n'est pas la norme à un public jeune désarmé


Publié le 24/02/2020

Image actu

La marque de préservatifs s'est imposée d'informer les jeunes, sur la méprise qui règne autour des relations sexuelles et la peur que suscitent les premières relations biaisées par le porno.


La célèbre marque de préservatifs Durex est chaque fois plus conscience du rôle qu'elle peut jouer auprès de jeunes dont l'idée d'une relation sexuelle ressemble chaque fois plus à une scène porno vue sur le web plutôt qu'à une relation réelle et intime. Dont acte, la campagne publicitaire qui vient de sortir au Royaume-Uni. Une mise en garde feme et sans détours qui devrait rassurer et remettre en perspective ce que le sexe peut avoir de plus joyeux... 

 

En effet, la Toile a fait tomber bien des barrières ces dernières années. Le porno a envahi Internet et les adolescents sont de plus en plus confrontés à des images autrefois réservées aux plus de dix-huit ans. Cette surexposition aux film X a eu un impact réel sur la sexualité de la Génération Z. Les mineurs attendent de plus en plus longtemps avant de passer à l’acte avec leur petit ou petite ami(e). Aux Etats-Unis, selon les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), le pourcentage de collégiens et de lycéens qui ont eu un rapport sexuel est passé de 54% à 40% entre 1991 et 2017. Et 23% des 18 à 29 ans n'ont jamais eu de relations sexuelles en 2018 contre à peine 8 % dix ans plus tôt, d’après l'Institut General Social Survey. Ce phénomène se retrouve dans toutes les sociétés occidentales et en France en particulier.

 

 

Complexés par les performances vue sur le web

 

Notre addiction aux smartphones et à la télévision expliquerait en partie la perte de libido des plus jeunes. Une étude parue en 2019 et publiée dans le Wall Street Journal révélait ainsi que 36 % des 18-38 ans auraient décliné un rapport sexuel, au cours des six derniers mois, afin de regarder une série ou Netflix. La pornographie a également une mauvaise influence sur la vie sexuelle des plus inexpérimentés. 63% des garçons et 37% des filles âgés de 15 à 17 ans ont déjà visionné des photos ou des vidéos X, si l’on en croît les résultats d’une étude effectuée par l’Ifop pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open). Et beaucoup se sentent complexés par les « performances » vues sur le web. Les troubles érectiles chez les garçons de moins de 30 ans sont ainsi aujourd’hui presque aussi fréquents que chez les hommes de plus de 50 ans, d’après un récent sondage de l’Ifop pour Charles.co, une plate-forme de santé dédiée aux hommes. La proportion de victimes de troubles du désir chez les moins de 35 ans est, quant à elle, nettement supérieure à la moyenne (33 %) chez les hommes qui regardent chaque jour des vidéos pornographiques (55 %). Ces tristes chiffres ont encouragé Durex à revoir de fond en comble sa stratégie publicitaire en Grande-Bretagne.

 

 

 Incertitudes, inquiétudes et désinformation

 

« Beaucoup de choses ont changé ces dix dernières années dans le monde du sexe et tout n'a pas été bon, expliquait à Marketing Week, Ben Wilson, le responsable de la division « bien-être sexuel » chez Reckitt Benckiser qui possède la marque de préservatifs ainsi que d’autres labels bien connus comme Nurofen, Clearasil, Veet, Strepsils, etc. Le porno a également connu un changement important et il a provoqué une hausse massive des incertitudes et des inquiétudes. Les jeunes sont exposés à des choses très différentes et leurs attitudes ont aussi beaucoup évolué et ils ne sont ni aidés, ni soutenus. Alors ils subissent des stéréotypes d'un genre, pensant qu'elle est la norme. Nous voulions nous affirmer en tant que marque et commencer à les aider dans leur exploration». La campagne imaginée par l’agence Havas cherche donc à lutter contre les idées reçues encore trop répandues chez les jeunes et à les alerter contre les risques qu’ils encourent lorsqu’ils ne prennent pas assez de précautions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Porno n’est pas la norme », affirme une affiche tandis qu’une autre révèle qu’une personne sur deux n’a jamais fait de test pour savoir si elle porte des maladies sexuellement transmissibles. « Ne te fais autant de soucis pour savoir à quoi elle devrait ressembler. Célèbre plutôt ce qu’elle peut te faire ressentir », clame un message. on ne dit pas aux gars qu’ils ont besois d’une grosse… », exprime une autre réclame. Cette campagne est « la plus importante que nous ferons peut-être de toute notre histoire », estime Ben Wilson. Malgré ses 91 printemps, Durex cherche à rester dans le coup en s’adaptant aux évolutions de la société. Beaucoup de travail reste encore à faire. En France, un étudiant sur deux avoue ne pas utiliser de préservatif à chaque rapport sexuel. Certaines mauvaises habitudes ont la vie dure…

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