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Promouvoir l’éco-conception pour lutter contre la pollution plastique : le combat de l’ONG Parley, soutenue par Adidas


Publié le 22/07/2021

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Cyrill Gutsch, le fondateur de l’ONG Parley for the Oceans présentait en juin sa stratégie pour lutter contre la pollution plastique dans les océans. Celle-ci repose sur trois principes : “Avoid”, “Intercept” et surtout “Redesign”. Une démarche notamment soutenue par Adidas, qui co-conçoit des produits avec l’association.


“Parley s’attaque à trois crises : celle du plastique, celle du climat et celle de la pêche” expliquait Cyrill Gutsch, le fondateur de l’ONG Parley for the Oceans, lors des Cannes Lions Live 2021. Au fil des années, cet ancien designer a fait de l’élimination du plastique son combat.

 

Pour lui, “le plastique est un échec en termes de design. Il est dans l’air que l’on respire, dans l’eau que l’on boit, dans la nourriture que l’on mange. Il diffuse des produits chimiques, relâche des micro-particules et émet des gaz à effets de serre. Ce matériau n’est pas fait pour une économie circulaire, il n’est pas sain. Et pourtant, nous en sommes totalement dépendants”. Un constat qui l’a amené à créer son association en 2012.

 

 

Près de 600 produits Adidas intègrent désormais des fibres recyclées

 

En 2015, Parley for the Oceans a connu un premier coup de projecteur grâce à un partenariat avec Adidas : une paire de chaussures éco-conçues en plastique recyclé avait alors été présentée devant les Nations Unies. L’opération de communication, aux allures de greenwashing, a abouti à un partenariat plus stratégique, au long cours. Ainsi aujourd’hui, Adidas propose sur son site près de 600 produits intégrant des fibres de plastiques collectées en mer et recyclées par l’intermédiaire de l’association.

 

Pour lutter contre le plastique – dont on estime que 8 millions de tonnes sont déversées dans les océans chaque année -, l’ONG promeut une stratégie autour de trois grands principes, réunis sous l’acronyme “AIR” : “A pour “éviter” [“avoid”] le plastique quand c’est possible, I pour l’“intercepter” et le recycler quand cela n’est pas possible, et R pour “redesigner” : concevoir différemment les produits et apprendre à se passer du plastique”, détaille l’ancien designer.

 

 

Éduquer les designers, s’inspirer de la nature

 

Sur le terrain, le “Parley Global Cleanup Network” organise des campagnes de nettoyage pour éliminer les déchets plastiques des plages, des îles, des rivières, des mangroves et des océans, et intercepte les plastiques en milieu marin. “Nous sommes connus pour ce réseau de collecte à travers le monde, qui nous sert à transformer le plastique en matériaux réutilisables” explique Cyrill Gutsch. Mais une grande partie de son activité est aussi liée à l’éducation du grand public et des entreprises, ainsi qu’à la mise en place de partenariats autour de produits ou de projets de recherche. Objectif : changer les méthodes des designers pour leur apprendre à se passer du plastique dans leurs produits.

 

Outre Adidas, l’association a également noué des partenariats avec American Express ou plus récemment avec Brita, afin de développer des produits éco-conçus, inspirés de la nature. Pour Brita, par exemple, le partenariat consiste en l’étude de solutions pour se passer du plastique dans les systèmes de filtration d’eau de la marque, en s’appuyant sur des matériaux naturels (lignine, algues et mycélium).

 

“En 2018, au siège des Nations Unies à New York, nous avons déclaré la révolution des matériaux, en la comparant à la révolution numérique, qui change les façons dont nous échangeons, partageons et communiquons. Ces changements doivent maintenant s’opérer aussi dans le monde des matériaux, pour se débarrasser de toutes ces façons toxiques de faire du business. Nous devons évoluer vers une nouvelle économie”, conclut Cyrill Gutsch.

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