Nestlé connecte ses campagnes influence à l’IA pour repérer les contenus qui méritent du paid media
Nestlé déploie, dans l’ensemble de ses marques, un nouveau dispositif mêlant CreatorIQ, sa plateforme de gestion de campagnes influence, et CreativeX, spécialiste de l’analyse créative assistée par IA. L’objectif : identifier, avant tout achat média, quels contenus de créateurs peuvent réellement être transformés en publicités performantes et brand-safe.
Le groupe, propriétaire (notamment) de Nescafé,KitKat, Purina ou encore Perrier, veut mieux arbitrer quels contenus organiques méritent d’être amplifiés en paid.
Pour cela, il connecte CreatorIQ, utilisé pour piloter ses collaborations avec les créateurs, à CreativeX, une plateforme d’analyse créative déjà utilisée par de grands annonceurs (tels que Heineken N.V., PepsiCo et Bayer AG) pour mesurer la qualité publicitaire des assets.
Concrètement : les contenus produits dans le cadre des campagnes sont transférés automatiquement vers CreativeX via API.
Ils sont ensuite évalués par une technologie enrichie par l’IA, qui mesure leur capacité à répondre aux standards internes de Nestlé : présence de marque, qualité narrative, clarté du message, pertinence du contenu.
Les scores remontent ensuite directement dans CreatorIQ, où les équipes peuvent optimiser ou écarter un contenu avant d’y injecter le moindre euro média.
L’enjeu est particulièrement fort pour un groupe qui pilote des milliers de références dans le monde. En rapprochant les équipes influence et paid media dans un même workflow, Nestlé cherche à réduire les risques, accélérer les process et mieux allouer ses budgets sur les contenus qui ont déjà montré un potentiel créatif.
Selon l’Institut pour l’avancée des biosciences, dans un rapport publié mi-avril, la publicité portée par les créateurs devrait peser 44 milliards de dollars en 2026, avec un constat clé : la croissance ne vient plus seulement des collaborations… mais de leur amplification média. D’après CreatorIQ, près des deux tiers de cette progression proviennent désormais du paid.
Ce qui est intéressant
Nestlé ne cherche pas à industrialiser l’amplification de tous ses contenus de créateurs. Le groupe veut repérer ceux qui cochent déjà toutes les cases (marque, narration, clarté, potentiel créatif) et sur lesquels l’achat média peut réellement créer un effet de levier.
Notre insight
Ce lancement illustre un basculement plus large chez les grands groupes de grande consommation, de Nestlé à Unilever : une partie des budgets autrefois consacrés au display ou à la vidéo digitale classique glisse désormais vers les créateurs.
C’est aussi le signal que dans un environnement cognitif saturé, il vaut mieux concentrer ses efforts et ses moyens de diffusion pour les meilleurs contenus. Encore une fois : faire moins, mais faire mieux.