Football, rugby, Formule 4, fléchettes : les créateurs raflent les audiences du sport en direct
Le streamer Sylvain Levy a organisé samedi 28 mai La Course, un grand prix de voitures sans permis disputé par neuf créateurs. Une fois de plus, les créateurs ne se contentent plus de sponsoriser les sports (et même les plus loufoques) : ils l'organisent, le diffusent et créent même des ligues très lucratives.
Le 28 mai dernier, le vidéaste automobile Sylvain Levy (presque deux millions d’abonnés sur YouTube) annonçait « le plus gros événement » qu’il ait jamais organisé.
À peine soixante-douze heures plus tard et 800 billets écoulés, neuf créateurs s’élançaient à Commentry, en Auvergne, pour cent tours d’un stade à bord d’une… Citroën Ami débridées à 70 km/h.
Verdict : plus de 150 000 spectateurs en direct sur Twitchet une organisation saluée,y compris par des internautes anglophones venus découvrir le créateur pour l’occasion. La liste des sponsors (NordVPN, Revolut, CarVertical, Saily et Commentry) ont du apprécier.
La Course n’a rien d’isolé. En trois ans, le sport est devenu le terrain de jeu des créateurs :
La Formule 4, avec le format GP Explorer de Squeezie en octobre dernier : 1,4 million de spectateurs sur Twitch et 1,2 million sur France 2 pour la dernière édition.
Le football, avec l’Eleven All Stars d’Aminematue : la deuxième édition, organisée au Parc des Princes le 24 mai dernier, cumule plus de 1,88 million d’heures de visionnage, avec une moyenne monstrueuse de 478 414 spectateurs pendant les 3h56 de direct.
Le Rugby, avec le match Crunch Creator de l’humoriste/vidéaste Diego Sarthou : également organisé le 24 mai dernier, l’évènement a rassemblé 300 000 viewers sur la chaîne Twitch du créateur et environ 100 000 sur la chaîne YouTube et TikTok de Canal+ Sport.
Et même… les fléchettes, avec la Fléchettes Cup de Le Bouseuh, dont on vous a déjà parlé.
Pour les fédérations et les diffuseurs, le rapport de force s’inverse : le jeune public ne suit plus le sport, il suit le créateur, et le sport vient ensuite.
Quoi qu’en disent les puristes, qui tient les créateurs, tiendra les droits de demain.
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