23 juillet 2015

Temps de lecture : 3 min

Drone : découvrez la nouvelle génération

Le drone-caméra est une réalité commerciale encore peu démocratisée. Pourtant ce levier autonome et intelligent d’engagement instigue une révolution comportementale qui devrait modifier la façon dont le consommateur filme sa propre vie. INfluencia s’est intéressé à deux pionniers, Hexo+ et Lily, co-fondés par des Français.

Le drone-caméra est une réalité commerciale encore peu démocratisée. Pourtant ce levier autonome et intelligent d’engagement instigue une révolution comportementale qui devrait modifier la façon dont le consommateur filme sa propre vie. INfluencia s’est intéressé à deux pionniers, Hexo+ et Lily, co-fondés par des Français.

La concurrence stimule la créativité et nourrit l’innovation. La réussite commerciale phénoménale de GoPro a profondément modifié les attentes des consommateurs envers les appareils photos et caméras capables de capturer des moments de vie singuliers. Les têtes brûlées du surf, du ski, du parachute et de la plongée, entre autres, ne disposent plus du monopole des films décapants en POV. N’importe qui peut désormais se prendre pour le surfeur Kai Lenny ou le snowboarder Jeremy Jones. Comme dans chaque démocratisation d’une tendance produit, le marché adopte la technologie pour se réinventer et éviter la lassitude des habitudes.

Depuis un an, le drone autonome et personnalisé, qui vous suit partout pour filmer, gagne ses galons du nec plus ultra. Alors que cette industrie se développe aussi vite que l’appétence du consommateur, des Français intègrent les caractéristiques technologiques du « faux bourdon » dans une nouvelle génération de caméra. L’un est un ancien triple champion du monde de snowboard freeride, Xavier de la Rue, l’autre, Antoine Balaresque, 24 ans, est un diplômé de l’université de Californie Berkeley . L’un est passé par Kickstarter pour lever 1,2 million d’euros afin de démarrer la commercialisation d’Hexo+, l’autre a récolté plus d’un million d’euros directement auprès des capital-risqueurs de la Silicon Valley pour lancer les premières préventes de Lily.

Créée en mars 2014 par Squadrone System, start-up grenobloise également implantée dans la Silicon Valley, Hexo+ est un « Follow Me Drone » équipé d’une GoPro capable de suivre à la trace son propriétaire car guidé par une application iOS et/ou Android sur son smartphone. Lancée en mai 2015, après une opération de RP bien rodée, Lily se targue, elle, d’être une première mondiale : une caméra qu’il suffit d’envoyer en l’air pour qu’elle commence à shooter.

Plus abordable qu’Hexo+ (1349 $), Lily (499$ actuellement puis 999 $ en février 2016) promeut surtout « une utilisation simple et intuitive qui permet de créer une nouvelle expérience », dixit Antoine Balaresque. Tandis qu’Hexo+ se présente plus comme un drone-caméra autonome et intelligent « qui fournit à chacun un nouvel outil pour raconter son histoire vue des airs d’une manière cinématographique », synthétise Antoine Level, CEO et co-fondateur d’Hexo+.

Etre acteur et réalisateur du propre film de sa vie

La finalité des deux rivaux est la même : changer la façon dont le consommateur utilise une caméra et instiguer une révolution comportementale. L’objectif a forcément titillé notre intérêt, nous avons donc directement donné la parole aux créateurs, afin de comprendre sous une autre perspective les tenants et aboutissants de ces deux innovations.

« Hexo+ change la façon dont les gens saisissent leurs expériences en vidéo sans besoin de personne et simplement par un smartphone. L’utilisateur peut donc être à la fois l’acteur et le réalisateur de son propre film, sous n’importe quel angle de vue. Nous fournissons une nouvelle perspective à votre mémoire », développe Antoine Level  » elle est naturellement plus perçue comme une caméra complètement autonome que comme un drone. Nous imbriquons deux compétences, le pilotage et la réalisation, en une seule application facile d’usage, ce qui n’a jamais été fait avant. Vous pouvez donc pleinement capter un moment de vie sans perdre la magie de l’instant ».

« Lily n’est pas un drone, c’est une caméra », argumente Antoine Balaresque  » le produit est réellement la caméra. Le software et le hardware sont intégrés afin de créer une nouvelle expérience, incroyablement simple et intuitive. Lily n’a pas de contrôleur, il suffit de l’envoyer dans les airs pour commencer à filmer. Le fait qu’elle soit complètement autonome permet à n’importe qui, avec ou sans connaissance en photographie, d’obtenir des photos et vidéos de la plus haute qualité. C’est une caméra personnelle qui va changer la façon d’utilisation des consommateurs. Le simple fait que n’importe qui, puisse l’utiliser très simplement et directement, ouvre de nouvelles portes ».

Une démocratisation qui ouvre de nouvelles portes

Quid de la valeur ajoutée de ces caméras volantes autonomes pour les marques ? Début juillet, INfluencia consacrait un article à Icarus One le premier drone de peinture open-source au monde. Utilisée par la star du graffiti Katsu, chantre déjanté et iconoclaste de l’intersection entre art et technologie, l’innovation a servi de levier publicitaire audacieux et risqué, pour Calvin Klein Jeans. Une énième preuve du pouvoir d’engagement des drones. Antoine Level en est bien conscient : « Quand il s’agit de l’interaction entre une marque avec le consommateur, avoir de belles vidéos qui créent des émotions constitue un pouvoir d’engagement. Mais les drones peuvent aussi être un compagnon de promotion pour une marque, via notamment des événements spécifiques. C’est ce qu’a fait Parrot avec la danse du drone au CES et au Paris Air Show ».

 
 
 

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