18 juin 2026

Temps de lecture : 2 min

Au Mondial, la pub fait patienter les joueurs, Paramount devrait avaler Warner et Omnicom déménage façon parkour… ces cinq infos business de la semaine qui racontent le marché

Chaque semaine, retour sur cinq nominations, départs, alliances ou rachats incontournables qui racontent l’évolution de la communication et de la publicité.

MÉDIAS / NOMINATIONS

1. À La Dépêche, le pôle Est change de main

Le groupe La Dépêche du Midi (Midi Libre, L’Indépendant, Centre Presse) a annoncé vendredi 13 juin une évolution de gouvernance de son pôle Est. Alain Baute, directeur général délégué depuis 2022, quittera ses fonctions le 1er juillet pour faire valoir ses droits à la retraite. Entré au groupe en 1983 comme journaliste sportif, il aura dirigé Centre Presse Aveyron puis L’Indépendant.

Le secrétaire général Pierre-Olivier Gerbeaud récupère les départements imprimerie, logistique et diffusion du groupe tandis que le directeur de la rédaction Olivier Marino prend également la direction générale déléguée de Midi Libre.

À noter : poste non remplacé, ses missions réparties entre deux cadres maison. Une presse régionale qui resserre ses organigrammes.

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2. Omnicom Media inaugure son siège façon parkour

Quelques mois après la fusion mondiale OmnicomIPG, Omnicom Media France a réuni ses équipes dans un nouveau siège à Boulogne-Billancourt. Pour le marquer, le groupe dévoile un film signé Guillaume Pagnard avec la cascadeuse et athlète de parkour Lola Roy, qui traverse les sept étages, de l’open-space au ring de boxe jusqu’au toit-terrasse. Les dirigeants en profitent pour faire leur caméo, dont les co-CEO Benjamin Grumbach et Franck Farrugia.

Pourquoi c’est intéressant : du pur employer branding, un déménagement transformé en démonstration d’agilité, quand Omnicom doit incarner sa fusion.

MÉDIAS

3. Paramount rachète officiellement Warner pour 111 milliards $

Au terme d’une bataille acharnée contre Netflix, Paramount Skydance va pouvoir s’offrir Warner Bros. Discovery à 31 dollars l’action, soit une valeur d’entreprise d’environ 111 milliards de dollars. Le feu vert des autorités américaines, acté cette semaine, ouvre la voie à un closing visé au troisième trimestre. L’ensemble réunit les studios Warner, HBO, CNN et les chaînes Paramount.

L’enjeu : une consolidation hollywoodienne historique, qui rebat les cartes des catalogues, des droits sportifs et du streaming.

4. Fox s’empare de Roku pour 22 milliards

Annoncé lundi 15 juin, Fox Corporation rachète la plateforme Roku pour 160 dollars l’action, soit environ 22 milliards de dollars en valeur d’entreprise. L’opération marie le sport et l’info en direct de Fox, plus son service gratuit Tubi, à la première plateforme de TV connectée des États-Unis (plus de 100 millions de foyers, The Roku Channel, data propriétaire). L’alliance devient le troisième acteur tv américain den termes d’audience.

Pourquoi c’est intéressant : Fox parie aussi sur la pub en CTV en plus de son modèle de streaming par abonnement (Fox One). Et pour cause : c’est un marché en pleine croissance et 83% des foyers américains possèdent un poste de télévision connecté, selon l’organisation professionnelle CTAM.

A lire aussi sur Minted : En rachetant la plateforme Roku, Fox mise sur la publicité dans le streaming

SPORT-BUSINESS

5. Mondial 2026 : la pause fraîcheur vire à l’écran pub, façon NBA

Une vidéo a tourné cette semaine : après une pause fraîcheur, on y voit les joueurs d’un match de groupe prêts à reprendre, retenus par l’arbitre… le temps que la coupure pub se termine. Dès le match d’ouverture Mexique-Afrique du Sud (11 juin), le commerce a pris le pas sur le jeu. Autorisées pour la première fois par la FIFA, ces pauses de trois minutes, prévues pour la santé des joueurs, deviennent des écrans publicitaires monétisables… au détriment du (beau) jeu.

L’enjeu : le foot bascule dans le modèle économique américain, rythmé par la pub comme en NBA ou au Super Bowl. Pour Virgile Caillet (économie du sport), interrogé cette semaine par France Inter :

« le business qui va dicter cette Coupe du monde. Mais c’est vrai que pour nous, Européens amoureux d’un football un peu plus traditionnel, on est quand même assez heurtés ».

À vendredi prochain.

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