22 mai 2026

Temps de lecture : 3 min

Disney+ investit le foot féminin, Garnier joue le faux brief, L’Équipe passe un cap… ces cinq news médias et com’ nous ont marqués cette semaine

Chaque vendredi, retour sur cinq infos qui ont fait l’actu média, marketing, publicitaire de la semaine : un créateur piège un pédophile présumé, Disney+ diffuse la finale de l’UEFA Women’s Champions League, Terre d’Abeilles et TBWA font exploser le prix des fruits et légumes...

MEDIAS

1. Disney+ s’offre la finale de la Ligue des champions féminine

Le FC Barcelona et OL Lyonnes s’affrontent samedi 23 mai à Oslo, en finale de l’UEFA Women’s Champions League, diffusée en direct sur Disney+. La rencontre aura lieu à l’Ullevaal Stadion, avec un coup d’envoi à 18h.

À retenir : Disney+ n’ajoute pas seulement un match premium à son catalogue. La plateforme installe progressivement le sport féminin comme un produit d’abonnement.

La question : après des années de visibilité gratuite ou semi-gratuite sur YouTube et DAZN, le passage d’une partie du football féminin vers des environnements payants peut-il accélérer sa valorisation sans freiner son accessibilité ?

2. L’Équipe franchit les 300.000 abonnés numériques

Douze ans après le lancement de son offre d’abonnement numérique, L’Équipe a annoncé avoir dépassé les 300.000 abonnés numériques. Elle entre dans le trio de tête des titres avec le plus nombre d’abonnés numériques, derrière Le Monde et Le Figaro.

À retenir : L’Équipe valide une stratégie hybride, entre informations sportives, enquêtes, formats longs, TV/vidéos, podcasts, documentaires et compétitions en streaming.

La question : le nombre d’abonnés ne dit pas grand chose de la rentabilité de ces abonnés. On peut brader ces abonnements pour gonfler les chiffres ou dépenser beaucoup en marketing pour les obtenir. Le revenu par utilisateur ou à la lifetime value sont plus pertinents de ce point de vue.

L’enjeu : à l’approche de la Coupe du monde, ce seuil confirme une tendance plus large : les médias spécialisés qui tiennent une communauté forte peuvent encore bâtir une logique d’abonnement, à condition d’associer expertise éditoriale, formats propriétaires et droits ou contenus exclusifs.

PUBLICITÉ-COM’

3. Terre d’Abeilles et TBWA font grimper les tomates à 180 euros

Pour la Journée mondiale des abeilles, Terre d’Abeilles et TBWA ont organisé une fausse flambée des prix sur le marché de Chauvigny : 180 euros le kilo de tomates, 120 euros la barquette de fraises, 233 euros le kilo de courgettes.

Pourquoi c’est intéressant : l’opération rend très concrète (notamment pour notre pouvoir d’achat) l’hypothèse d’un monde sans pollinisateurs.

L’enjeu : La campagne rappelle qu’un bon dispositif de sensibilisation ne moralise pas forcément. Il matérialise et connecte biodiversité, alimentation, prix et vie quotidienne.

4. Garnier fait d’un mauvais brief’ une campagne très… mousseuse

Aux États-Unis, Garnier a confié fictivement à TJ Palma, ancien candidat de la téléréalité Love Island, la promotion de son produit Fructis Curl Construct Creation Mousse.

Le ressort créatif : il comprend « moose » (Élan, en anglais) au lieu de « mousse », ce qui déclenche une campagne absurde mêlant posts Instagram mystérieux, flyers dans New York, costume d’élan, vidéo façon The Office et contenus créateurs.

La question : jusqu’où les marques de grande consommation peuvent-elles pousser ces mécaniques de faux raté, de faux leak ou de faux bad brief sans lasser les audiences ? Pour l’instant, Garnier coche beaucoup de cases du social-first : célébrité de télé-réalité, humour méta, guérilla urbaine, créateurs payants et organiques.

Cliquer sur la photo pour accéder au lien

INFLUENCE

5. Un pédophile présumé piégé en direct par un créateur grâce à l’IA

Lundi 11 mai, près de 40 000 personnes suivent en direct, sur Twitch, un échange entre un homme de 66 ans et une adolescente de 14 ans. Sauf que l’adolescente n’existe pas : derrière le visage et la voix générés par IA se trouve le créateur Finnyzyy, qui se présente comme un « chasseur de pédocriminels ». Une enquête a été ouverte.

A noter : pour une fois la confusion entre réalité et virtuel se révèle utile pour la société. Ce qui montre une fois de plus que les technos sont ambivalentes par nature, selon l’usage qu’on en fait (des « pharmacons » : poison et remède).

La question : jusqu’où ce type d’opération peut-il aller sans fragiliser une procédure, exposer les personnes impliquées ou brouiller la frontière entre alerte citoyenne et justice en direct ? 211 Organisation, dont Finnyzyy est membre, affirme documenter, alerter et transmettre les éléments utiles aux autorités, en coopération avec les forces de l’ordre.

On semble loin, ici, de certains créateurs états-uniens qui se sont eux aussi présentés comme des « chasseurs de pédophiles », mais dont les opérations relevaient surtout d’une logique de buzz personnel. N’est ce pas Vitaly

À vendredi prochain.

Allez plus loin avec Influencia

les abonnements Influencia

Les médias du groupe INfluencia

Les newsletters du groupe INfluencia