Le média « Ma vie pro » lance un festival immersif et fun dédié à l’orientation et à la vie professionnelle des jeunes : réalité virtuelle, studios radio, scènes de crime…
Le Festival Ma Vie Pro, lance sa première édition ce samedi 11 avril au Paris Event Center, en parternariat avec France Travail. Lauréna Jouvin, sa directrice, nous explique sa genèse et son ambition.
Lauréna Jouvin, directrice du festival et directrice Media Edutainment du groupe Webedia – ELEPHANT a pris le temps de répondre à nos questions (raisonnablement indiscrètes).
IN : Ma Vie Pro est né sur Twitch et les réseaux sociaux. Pourquoi avoir décidé aujourd’hui de sortir de l’écran pour créer un festival immersif dédié à l’orientation des jeunes ?
Le média Ma Vie Pro est né là où l’attention existe déjà : sur les plateformes.
Sur Twitch c’était inédit et audacieux de parler vie professionnelle, mais le pari était pris avec une incarnation forte comme Samuel Etienne, et un canal puissant puisque sa chaîne dépasse le million d’abonnés. Pari réussi, nous cumulons + de 140 Millions de vues sur toutes les plateformes.
Très rapidement, la conviction qu’il fallait bousculer la proposition de valeur des salons d’orientation est devenue évidente : nous devions allier l’incarnation, à l’expérience événementielle, et à la diffusion digitale. Savoir-faire que nous avons chez Webedia-Elephant.
Aujourd’hui, sortir des écrans permet de rassembler des publics plus larges que ceux que nous touchons sur Twitch, en adressant aussi les parents, et les enseignants qui ont dorénavant la responsabilité consacrer du temps en classe à l’orientation métier. Une promesse simple: explorer toutes les voies, trouver la sienne. Une journée “In Real Life” avec des expériences métiers immersives, des interviews de personnalités, des experts qui partagent des conseils concrets, des sessions de coaching, des rencontres avec des professionnels, etc.
Un jeune peut scroller 20 vidéos métier, et pourtant rester incapable de se projeter. Le festival répond à ça : on passe d’une logique de reach à une logique d’impact.
IN : Vous insistez sur l’idée d’un festival et non d’un salon. Qu’est-ce que cela change concrètement pour les jeunes ?
Un salon, c’est souvent perçu comme une obligation scolaire, très formel, très sérieux.
Notre objectif avec le Festival Ma vie Pro est de parler vie professionnelle sans (leur) mettre la pression, et de simplement casser les codes : plus de rythme, plus d’interactions, plus d’émotions. Pour ceux qui sont adeptes des kakémonos, je vais vous décevoir, il n’y en aura pas! Nous voulions des expériences vivantes dans un univers scénographié : studio radio, simulateur de vol, casque VR pour découvrir des centaines de métiers, scène de crime, studio de production audiovisuelle, etc…
La programmation est aussi un axe fort de l’univers d’un festival, c’est pour ça que nous avons 3 scènes avec 30 personnalités et experts qui viendront partager leurs expériences, leurs savoirs, leurs conseils.
scène 1 : Emission Live | Inspire-toi (Interviews personnalités, talks, comedy club vie pro, showcase)
scène 2: Boost | Apprends des meilleurs (masterclass et tables rondes pour s’outiller)
scène 3 : Métiers | Rencontre des pros (20 pros parlent de façon ouverte de leur métier)
Quelques invités : BigFlo et Oli, Nico_là, Esthérium, Missucharlie, Sofia Belabbes, Paul de Saint-Sernin, Tonton Karim, Arthur Perticoz, Grace Wembolua, Moussa Camara, Career kueen, Charlie Haid, etc..
Résultat : les jeunes restent plus longtemps, explorent davantage, et surtout… osent poser des questions.
Ci-dessous le clip décalé qui montre combien la pression familiale peut s’exercer sur les jeunes qui s’interrogent sur leur orientation future :
IN : Influenceurs, créateurs, expériences immersives… Est-ce la clé pour reconnecter les jeunes avec le monde du travail ?
L’Institut Montaigne nous montre dans son rapport “Les jeunes et l’entreprise” que la majorité de jeunes ont une connaissance très limitée du monde du travail et peu d’interactions concrètes avec des professionnels.
Ce que l’on change avec cet événement, ce n’est pas le fond, c’est plutôt la manière d’y accéder, de s’y intéresser. Les 15–24 ans sont les plus gros consommateurs de contenus digitaux, avec un usage mobile intensif. C’est là que se construisent leurs repères, leurs aspirations, leurs projections. Nous avons donc une responsabilité en tant que média incarné.
Les créateurs et créatrices de contenus ne sont pas là pour “rendre cool” le travail, mais permettent surtout de le rendre lisible. C’est ce que font par exemple Ludovic B, co-animateur de l’émission avec Samuel Etienne, ou encore Missucharlie qui seront présents ce samedi 11 avril. Ces figures traduisent des univers professionnels souvent complexes pour les rendre d’abord compréhensibles, et ensuite désirables en fonction des aspérités de chacun et chacune.
IN : L’ambition est aussi très concrète. L’objectif est-il que certains jeunes repartent avec un stage ou une alternance ?
Oui ! Un entretien c’est difficile à décrocher, et une fois qu’on l’a, c’est stressant.
L’objectif du festival Ma Vie Pro c’est de gommer cela le plus possible : nous avons des sessions de coaching, et un studio photo pro pour repartir avec une nouvelle photo de CV aux petits oignons. Tout est pensé pour créer des opportunités dès le premier échange.
ll y aura des sessions de job dating, notamment opérées avec les conseillers de notre partenaire France Travail : 40 entreprises seront présentes avec chacune 2 recruteurs.
IN : Pensez-vous que les médias peuvent aujourd’hui jouer un rôle aussi structurant que l’école ?
Je pense que le sujet n’est plus qui structure, mais je suis convaincue des alliances public-privé pour créer de futurs citoyens éclairés, et la confiance dans le media est indispensable, et elle se gagne.
Aujourd’hui, des millions de jeunes découvrent des métiers via les réseaux avant même d’en entendre parler à l’école. Dorénavant, les professeurs principaux ont la charge de consacrer 1h30 toutes les 3 semaines à la découverte de métiers, c’est une grande responsabilité puisque ça n’est pas leur métier (aux profs). Il est clé pour eux de s’outiller pour animer ces sessions et intéresser les élèves.
Nous recevons très régulièrement des témoignages de professeurs qui se sont servi d’extraits de l’émission Ma Vie Pro en classe, et pour eux diffuser du contenu Twitch c’est gagner des points auprès de leurs élèves! Le média Ma Vie ¨Pro est aussi en partenariat avec l’application de découverte de métiers AVNEER, qui est déployée dans plusieurs académies dont celle de Metz-Nancy, c’est une dimension servicielle pour les jeunes et le corps professoral.