CANAL+ officialise un accord stratégique avec Google Cloud autour de l’intelligence artificielle.
Le groupe prévoit de déployer dès juin 2026 les technologies de son partenaire sur ses marchés européens et africains, avec une double promesse : mieux orienter les abonnés dans les catalogues et ouvrir de nouveaux usages pour la création.
Grâce à l’indexation vidéo de Google Cloud, CANAL+ veut accélérer la classification de ses contenus et bâtir une base de données multimodale mêlant audio, vidéo et texte. Cette granularité doit nourrir une homepage plus personnalisée sur l’App Mycanal, fondée sur les préférences de visionnage de chaque abonné, afin de faciliter la découverte des programmes.
Stéphane Baumier, Directeur des Technologies et des Systèmes d’Information de CANAL+, déclare : « L’indexation vidéo des contenus de CANAL+ avec un tel niveau de granularité est un atout indéniable pour CANAL+. La créativité est au cœur de la production de contenus de CANAL+. Nous sommes impatients d’aider les créateurs à repousser les limites de l’imagination grâce à des outils capables de générer des scènes vidéo par IA, impossibles à produire avec des méthodes traditionnelles ».
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CANAL+ compte également s’appuyer sur Veo3, la technologie vidéo d’IA générative de Google, pour équiper ses équipes créatives et ses partenaires de production. Les usages cités vont de la prévisualisation d’une scène avant tournage à la recréation de moments historiques à partir d’une simple photo d’archives.
CANAL+ assure que ses partenaires garderont le contrôle sur leurs productions et leurs choix éditoriaux, tout en profitant de cycles d’expérimentation plus courts et d’une meilleure maîtrise des coûts. La plateforme sécurisée sera ouverte aux sociétés de production qui souhaitent l’utiliser pour les films soutenus par le groupe.
Ce qui est intéressant
L’IA n’est pas présentée comme une brique isolée, mais comme une couche transversale appelée à agir à la fois sur l’expérience utilisateur et sur la fabrication des contenus.
Notre insight
Le signal est clair pour les groupes média : la bataille ne porte plus seulement sur la mise en avant des catalogues, mais sur la capacité à transformer des actifs éditoriaux en données actionnables… sans perdre la main sur les droits.
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