Consommation, usages, aspirations : un aperçu des 100 tendances les plus fortes de 2026
VML Intelligence liste dans cette étude les 100 tendances sociétales les plus marquantes de 2026 et au delà. On y voit une radiographie d’un monde « dysoptimiste » où les crises deviennent des accélérateurs de transformation.
Les consommateurs ne se contentent plus de subir les perturbations. Une force de résistance et une créativité sans complexe s’affirment désormais.
« Après douze mois de secousses en tout genre, la morosité ambiante se heurte à un formidable sursaut d’ingéniosité », expliquent les auteurs du rapport.
Une quête de renouveau se manifeste aussi : 86% des sondés sont attirés par des expériences qui les émerveillent et renouvellent leur vision du monde.
La créativité et la technologie jouent un rôle central dans ce renouveau. Une nouvelle génération de créateurs s’appuyant sur l’IA ouvre des horizons inédits.
70% des membres de la Gen Z plébiscitent l’évasion via la tech, et près d’un sur deux (49%) a déjà noué une relation significative avec une IA.
Mais le lien humain reste vital : 80% des consommateurs préfèrent un interlocuteur humain pour leurs achats, et 87% recherchent des expériences capables de (re)créer du lien.
Crises systémiques : des catalyseurs de changement
Le coût de la vie reste la préoccupation numéro un (48% des sondés), devant les conflits et l’insécurité (38%) ainsi que la pauvreté (36%). La protection de la planète arrive juste après (34%) parmi les principaux défis cités.
Cette crise permanente pousse à l’adaptation : plutôt que de subir, le public fait des perturbations un moteur d’évolution de ses modes de vie. 45% des sondés écoutent davantage leur corps et 44% font plus d’exercice qu’auparavant pour mieux encaisser les chocs. 42% priorisent désormais leur sommeil et 41% passent plus de temps dans la nature qu’avant.
Parallèlement, 91% souhaitent se sentir connectés à quelque chose de plus grand qu’eux à travers ces moments hors du quotidien.
Comme nous l’explique Virgile Brodziak, Directeur Général de VML France, cette volonté de cartographier nos attentes (et nos craintes) trouve son sens dans le métier même de VML : « Chez VML, nous accompagnons nos clients en construisant des dispositifs qui les ancrent dans des utilités très concrètes. Cette métamorphose passe par une compréhension profonde des besoins émergents, notamment à travers les observations des tendances formulées dans The Future 100 ».
Place à la dimension prospective du rapport.
Cinq prédictions qui pourraient bien dessiner les contours de 2026
Et si la nature était rémunérée à sa juste valeur ?VML mise sur cette logique et cite l’initiative Sounds Right. Le projet publie sur Spotify et Apple Music des pistes audio de sons naturels (océan, forêt, pluie) créditées au nom de « Nature ». Quand on les écoute, les plateformes versent des royalties qui ensuite utiliser pour financer des actions de protection de la biodiversité. Créé par le Museum for the United Nations—UN Live, le projet a déjà généré 625 000 dollars au profit de causes telles que la conservation autochtone dans les Andes tropicales.
Et si l’IA arrêtait de parler « anglais par défaut » ? VML prévoit une vague de LLM régionaux, entraînés sur accents, argots et références locales. Exemple : Latam-GPT pour l’Amérique latine, Humain Chat (ALLAM 34B) et Jais pour le monde arabophone ou encore BharatGen et Sarvam AI en Inde. DeepSeek illustre le virage : un modèle conçu pour « penser » en chinois, pas seulement traduire. Objectif : des réponses culturellement natives. Cap sur un numérique polyphonique, pas monolingue.
Et si le luxe se partageait plutôt qu’il ne se possédait ?VML présente l’idée d’un « luxe partagé » : achats groupés (en Chine, des groupes d’acheteurs se cotisent pour des bijoux Tiffany), jets privés via abonnements fractionnés, et résidences secondaires en copropriété gérée par des plateformes comme Myne ou Pacaso.
Et si les pays se construisaient une capitale comme on lance une marque ?VML observe des « villes de nouvelle génération » conçues de zéro : la New Administrative Capital en Égypte, Nusantara en Indonésie ou Telosa aux États-Unis. Ces projets combinent infrastructures renouvelables, mobilité autonome et gouvernance pilotée par la donnée. Avec 55% de la population déjà urbaine et 68% attendus d’ici 2050, ces villes deviennent des laboratoires grandeur nature.
Et si nos sens… étaient mis à jour ?VML annonce une montée de l’augmentation sensorielle. À Berkeley, une expérience a permis à cinq personnes de percevoir une nouvelle teinte bleu-vert, baptisée « olo ». En Chine, des lentilles de contact rendent visible la lumière infrarouge. D’autres projets veulent transmettre le goût à distance (e-Taste). Et des dispositifs haptiques portés sur la peau promettent de recréer jusqu’à 11 sensations tactiles distinctes (pression, vibration, picotement, etc.).