Une semaine pour redonner du pouvoir -et du sens- à la communication
Et si la communication redevenait un moteur de démocratie, de transformation et de prospérité ? À l’heure où le secteur cherche à prouver son utilité bien au-delà du marketing, la Filière Communication lance une semaine ambitieuse du 8 au 12 décembre à Paris pour réinventer son rôle : comprendre, éclairer, agir. Une promesse audacieuse… et un tournant stratégique.
Du 8 au 12 décembre 2025, la Filière Communication lance une édition totalement repensée de la Semaine de la Communication, avec le soutien de l’AACC et de France Télévisions Publicité. Un rendez-vous qui change d’ambition : moins centré sur la pédagogie des métiers, plus orienté vers l’impact, la valeur et l’utilité sociale de la communication.
« Les années précédentes, la Semaine de la communication était très liée aux enjeux de pédagogie autour des métiers (avec l’AFDAS). Cette année, elle portera davantage sur son utilité, son impact, sa valeur, et son effet sur la vie des gens », explique Hervé Brasselet, président de l’agence Parties Prenantes et membre de la Filière.
Une édition élargie et pensée comme un vrai temps de travail
Grande nouveauté : la journée du 9 décembre, organisée dans le grand auditorium de France Télévisions et animée par Mélanie Taravant, prendra une journée entière, là où le dispositif ne s’étendait auparavant que sur une demi-journée.
« Nous voulions que les professionnels de la communication puissent prendre un vrai temps de travail autour des tables rondes, en abordant la thématique de la démocratie le matin et du business l’après-midi », précise Hervé Brasselet.
Les échanges s’articuleront autour de quatre questions majeures, qui résument les enjeux d’un secteur en pleine recomposition :
La communication peut-elle encore quelque chose pour la démocratie ?
Comment protéger la valeur de la communication face à l’intrusion technologique ?
Quel lien entre communication et santé économique des pays comme des individus ?
Les idées ont-elles encore un prix ?
Parmi les intervenants attendus : Tony Estanguet, Jean-Paul Agon, Gilles Finchelstein, François Gemenne, Agathe Cagé, Corinne Mrejen, Nathalie Sonnac, Gaspard Gantzer, Etienne Gernelle, Maxime Picat, David Leclabart… ainsi qu’une intervention inspirante de Philippe Aghion et Sam Stourdzé.
La com’, levier d’action et de compréhension du monde
Pour Hervé Brasselet, cette édition marque un tournant dans la manière de parler du métier :
« Nous aborderons la façon dont la com’ est un levier de compréhension du monde dans lequel on vit, mais aussi un outil pour accompagner à agir. La com’ est un métier de création de désir, mais plus focalisé uniquement sur l’incitation à acheter. »
Une mise au point essentielle face à un contexte où les crises démocratiques, sociales, informationnelles et environnementales exigent une communication plus responsable, plus exigeante et plus utile.
Une ambition : réinstaller la communication au cœur des décisions
Pour Jean-Charles Caboche, vice-président de BETC et président de BETC Corporate, cette Semaine est aussi l’occasion de rappeler une réalité préoccupante :
« Nous débattrons pour savoir comment la communication peut réinventer une nouvelle prospérité dans un contexte où elle est de moins en moins représentée dans les COMEX des grands groupes. »
L’un des objectifs est de réaffirmer que :
La communication donne du sens aux actions des organisations.
Elle est un levier de performance, démontrée notamment par le Prix Effie, qui ouvrira la semaine le 8 décembre.
Elle a un pouvoir sur les comportements, et joue un rôle structurant dans l’évolution des usages.
« La communication a un pouvoir sur le business et sur l’accompagnement dans les comportements de consommateurs », insiste-t-il.
Une semaine constructive, positive et ouverte à tout l’écosystème
Autre temps fort : la demi-journée du 10 décembre au Ministère de l’Économie, consacrée à un enjeu brûlant :
La RSE en panne géopolitique ?
Sous la houlette de Vincent Giret (2050Now), les intervenants exploreront comment les entreprises peuvent maintenir et renforcer leurs engagements dans un contexte géopolitique incertain. La séance se clôturera avec la remise des Prix Nymphéas de la communication à impact positif, l’un des marqueurs les plus inspirants de cette semaine.
« C’est une semaine constructive et positive – notamment avec les Prix Nymphéas – qui s’adresse à toutes les parties prenantes de la communication, pas uniquement les agences », souligne Hervé Brasselet.
Enfin, l’événement s’ouvrira largement aux étudiants, permettant aux futurs professionnels d’échanger directement avec les acteurs du secteur et de saisir les mutations profondes du métier.
Un labo, un miroir, un moteur…
La Semaine de la Communication 2025 sera un laboratoire d’idées, un espace de débat démocratique, un miroir de transformations économiques et un moteur d’innovation responsable.
Une semaine pour rappeler que, loin d’être un artifice, la communication est un levier stratégique de prospérité, de cohésion et de transition.
Et peut-être, aussi, pour lui rendre enfin ses lettres de noblesse.