Inoxtag dévoile ses revenus Youtube, X expose de faux influenceurs, MrBeast se repositionne et Squeezie écrase YouTube avec Aya Nakamura… Les 4 secousses sociales de la semaine
Entre révélations, nouveautés plateformes, collab inédites et carton plein sur YouTube, les créateurs ont encore animé la semaine. Petit tour de ce qu’il ne fallait pas rater...
Inoxtag met ses chiffres sur la table
Le chiffre a fait… réagir.
Dans une vidéo tournée avec le créateur GMK, Inoxtag a révélé avoir gagné 1,6 million d’euros grâce à ses cinq vidéos les plus vues, chacune dépassant les dix millions de vues. Interrogé par son acolyte sur l’argent généré depuis la création de sa chaîne, il a préféré rester vague.
Il a rappelé que l’AdSense (le nom du programme de monétisation de YouTube) n’est pas sa principale source de revenus. « Ce qui rapporte le plus, ce sont les collaborations », a-t-il expliqué, sans avancer de chiffres. À cela s’ajoutent aussi «les sommes générées par les publications sur d’autres plateformes et réseaux ». On vous laisse faire travailler votre imagination…
Enfin, il a tenu à nuancer le montant évoqué : « Il faut donner 55 % aux impôts. Une vidéo comme celle de l’Everest (Kaizen, ndlr) m’a coûté 1,6 million d’euros et mes équipes me coûtent plus de 500 000 euros par an ». Une transparence (rare) qui montre surtout le coûts de ces formats premium… Mais qui, dans le cadre de Kaizen, a rapporté gros au créateur et à ses sponsors, comme le révélait Kantar l’an passé.
X expose des influenceurs “américains” administrés depuis l’étranger
Dis-moi d’où tu viens, je te dirai ce que vaut vraiment ton discours.
Ce lundi 24 novembre, X a commencé à activer « About This Account », un outil qui indique notamment le pays d’origine d’un profil. Dès son apparition, il a révélé que plusieurs comptes pro-MAGA très visibles, supposés américains, étaient en réalité administrés… depuis la Russie, l’Inde, le Nigeria ou certains pays d’Europe de l’Est.
La plateforme rend ainsi lisibles des opérations d’influence étrangères jusque-là surtout repérées par les chercheurs. Certains comptes tentent déjà de contourner le dispositif via VPN, mais l’effet immédiat est clair : une part du discours politique viral aux États-Unis ne provient pas du territoire étasunien.
Un éclairage qui intervient au moment où X peine encore à être crédible sur les contenus politiques.
Squeezie et Aya Nakamura affolent YouTube
Aucun flop à son tableau de chasse…
Le 22 novembre, Squeezie a mis en ligne un nouvel épisode de « Qui est l’imposteur ? », son format dans lequel deux invités doivent identifier lequel des trois intervenants est un faux expert d’un sujet donné.
Cette édition réunissait Aya Nakamura et Géraldine Nakache et aura généré (non sans surprise) beaucoup de bruit : la vidéo a dépassé les 13 millions de vues en 48 heures et s’est installée en tête des tendances en France.
Le succès confirme la solidité du long format premium dans un environnement (encore) dominé par les contenus courts. Minted publiait d’ailleurs hier une analyse utile sur la manière dont les deux modèles coexistent plus qu’ils ne se cannibalisent.
Ce format fonctionne comme un rendez-vous événementiel qui dépasse largement la communauté de Squeezie. Pour Aya Nakamura, y participer permet de toucher une audience massive et intergénérationnelle, de renforcer son capital sympathie et de s’ancrer davantage dans une culture web désormais structurante pour les artistes.
MrBeast s’allie à la Fondation Rockefeller
Ce lundi 24 novembre, MrBeast a officialisé un partenariat inédit avec la Fondation Rockefeller, avec une première mission prévue au Ghana en 2026. L’objectif : associer la puissance d’audience du créateur le plus suivi au monde à l’expertise opérationnelle d’une institution philanthropique centenaire et transformer ainsi des contenus très visibles en initiatives humanitaires concrètes.
Cette alliance intervient alors que Jimmy Donaldson (de son vrai nom) est régulièrement accusé de produire un “humanitaire pour les vues”.
Le rapprochement agit comme un signal envoyé au secteur : l’intention d’inscrire ses actions dans un cadre plus crédible, plus durable, et moins dépendant de la seule logique virale. Reste à voir si ce partenariat créera autre chose qu’une nouvelle séquence… virale.