6 mars 2026

Temps de lecture : 2 min

Les droits des femmes ne sont pas un héritage acquis. Ils sont un combat à poursuivre.

Fondatrice de Beauté Insolente, Stéphanie Guittonneau signe cette tribune à l'occasion du 8 mars, Journée internationale des Droits des Femmes.

Nous votons. Nous travaillons. Nous dirigeons des entreprises. Nous choisissons notre vie, notre apparence, notre voix.

Pour beaucoup de femmes aujourd’hui, ces libertés semblent évidentes. Presque naturelles. Comme si elles avaient toujours existé.

Mais elles sont le fruit d’un combat.

Chaque droit dont nous bénéficions aujourd’hui a été conquis par des femmes qui ont osé contester l’ordre établi, qui ont refusé le silence et qui ont accepté de déranger pour ouvrir la voie. Des femmes qui ont manifesté, écrit, plaidé, résisté, souvent au prix de leur réputation, de leur carrière, parfois même de leur liberté.

Sans elles, nous ne voterions pas.

Sans elles, nous n’aurions pas accès aux études supérieures.

Sans elles, nous ne pourrions pas disposer de notre corps ni aspirer aux mêmes opportunités professionnelles.

Certaines ont marqué l’histoire de manière indélébile.

En France, Simone Veil a incarné un moment décisif de notre histoire collective. En portant la loi sur l’interruption volontaire de grossesse en 1974, face à une assemblée largement hostile, elle a permis aux femmes de disposer de leur corps et de reprendre le contrôle de leur destin.

Dans un tout autre domaine, Madam C. J. Walker a ouvert une voie essentielle dans l’entrepreneuriat. Au début du XXᵉ siècle, cette femme afro-américaine a bâti un empire dans le secteur capillaire en créant des produits adaptés aux cheveux des femmes noires. Elle est devenue l’une des premières femmes millionnaires self-made des États-Unis, prouvant que l’audace et la vision pouvaient transformer une industrie tout entière.

Et bien avant que le mot « tech » n’existe, une femme avait déjà posé les bases de l’informatique moderne. Ada Lovelace, mathématicienne britannique du XIXᵉ siècle, est aujourd’hui considérée comme la première programmeuse de l’histoire. Elle avait compris avant tout le monde que les machines pouvaient aller bien au-delà du simple calcul et imaginer de nouvelles formes de création et d’innovation.

Ces femmes ne se sont pas contentées d’exister dans leur époque. Elles l’ont transformée.

Leur héritage nous rappelle une chose essentielle : les avancées dont nous bénéficions aujourd’hui ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat d’un courage individuel devenu progrès collectif.

Et pourtant, une illusion persiste : celle de croire que l’égalité est désormais acquise.

La réalité est plus nuancée. Partout dans le monde, les droits des femmes peuvent être fragilisés, contestés, voire remis en cause. Même dans les sociétés qui se pensent avancées, les écarts persistent : inégalités salariales, violences, sous-représentation dans les postes de pouvoir, pression sociale permanente sur l’apparence et les choix de vie.

Le progrès n’est jamais linéaire.

C’est pourquoi se souvenir est essentiel. Se souvenir que les libertés dont nous jouissons aujourd’hui sont le résultat de luttes collectives, de solidarités féminines et d’un courage immense.

Mais se souvenir ne suffit pas.

Il nous appartient désormais de transformer cet héritage en responsabilité.

La responsabilité de poursuivre ce mouvement.

La responsabilité de transmettre aux générations suivantes non seulement des droits, mais aussi la conscience de leur valeur.

La responsabilité de soutenir celles qui, aujourd’hui encore, se battent pour des libertés fondamentales.

Car l’égalité n’est pas un point d’arrivée. C’est un chemin.

Chaque génération a son rôle à jouer. Certaines ouvrent les portes. D’autres les maintiennent ouvertes. Et d’autres encore doivent continuer à les élargir.

Nous sommes les héritières d’un combat immense. À nous de faire en sorte que celles qui viendront après nous héritent d’un monde encore plus juste, plus libre et plus audacieux.

Parce que les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis.

Ils vivent tant que nous les défendons.

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En savoir plus

À propos de Stéphanie Guittonneau :

Fondatrice de Beauté Insolente, Stéphanie Guittonneau transforme une épreuve familiale, les problèmes de peau de sa fille, en moteur entrepreneurial. Mère de quatre enfants, et grand-mère d’une petite fille, mariée depuis 25 ans, elle incarne une vision assumée d’une beauté authentique, sensible et profondément humaine. Femme engagée, elle défend une approche réaliste et inclusive du soin : une beauté qui ne cherche pas à être parfaite, mais à être vraie, utile et respectueuse des histoires de chacun. Son credo : « La beauté n’a pas à être parfaite : elle doit être vraie. »

À propos de Beauté Insolente :

Beauté Insolente est une marque formulée et fabriquée en France, imaginée et développée par Stéphanie Guittonneau. L’ingrédient phare et innovant de la marque est le giraumon, un actif rare et puissant, reconnu pour ses propriétés apaisantes, réparatrices et nutritives. Si la marque s’est construite autour de la peau sensible, ses soins conviennent à tout type de peau, grâce à des formulations douces, exigeantes et hautement tolérées, particulièrement efficaces pour les personnes sujettes aux irritations, démangeaisons et sensibilités cutanées. En capillaire, Beauté Insolente se concentre sur la santé du cuir chevelu, avec une expertise particulière pour les cheveux texturés : bouclés, frisés, crépus. Les produits sont adaptés à tous les types de cuirs chevelus, offrant une approche globale, respectueuse et performante. Beauté Insolente revendique une beauté authentique, bienveillante et décomplexée, une beauté qui remet l’humain, le vécu réel et la sensorialité au centre. L’ambition : offrir des solutions fiables, transparentes et pensées avec exigence pour toutes les peaux et tous les cuirs chevelus.

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