2 juillet 2026

Temps de lecture : 4 min

Parlons Cash : comment eToro veut briser le tabou autour du sujet de l’investissement financier en France ?

La marque s’active sur plusieurs terrains, du sponsoring de clubs de L1 à la création de spots pub 100% IA…

eToro est l’un des premiers acteurs à avoir rendu accessible l’investissement en dehors des structures classiques, pavant la voie à des néo-banques comme Revolut ou à des acteurs du paiement comme Sumeria (ex‑Lydia).

Un rôle de pionnier qui anime encore les actions de la marque : “Nous sommes l’un des acteurs qui a démocratisé l’accès au marché financier, en France, mais aussi partout dans le monde. En tant que tel, notre objectif est d’aider nos utilisateurs à développer leurs connaissances financières et à prendre les meilleures décisions”, explique Valérie Kalifa, directrice marketing d’eToro pour la France.

Pour cela, eToro peut compter sur son ADN éminemment social : les utilisateurs sont invités à partager et commenter leurs décisions et leur thèse d’investissement, et peuvent même copier le portefeuille d’autres utilisateurs. Cela dit, comment traduire ces singularités en publicité ?

Forte de précédentes expériences, la plateforme s’est associée début 2026 avec quatre clubs de Ligue 1 (Lille, Lyon, Marseille et Monaco, club dont eToro était déjà partenaire maillot entre 2020 et 2023).

Les footballeurs parlent d’investissement sur les réseaux

Nous avons été très satisfaits de la collaboration avec l’AS Monaco, et plus largement de nos opérations de sponsoring sportif en F1 ou en rugby. Aujourd’hui, nous réitérons cette stratégie en France pour accompagner une autre étape de notre histoire. Nous sommes désormais cotés au Nasdaq et notre notoriété est bien plus développée. Notre enjeu désormais est d’être plus visible, et de faire entrer le thème de la finance dans le quotidien du plus grand nombre En ce sens, le football nous offre en France une très forte résonance, d’autant plus quand nous nous associons à des clubs iconiques”, indique Valérie Kalifa.

Selon elle, sport et finance se retrouvent sur plusieurs terrains, de l’innovation au service de la performance à l’approche communautaire, sans oublier une certaine dose d’aléas.

En s’associant à quatre clubs du top 7 du dernier championnat de Ligue 1, et cela jusqu’en 2028, eToro s’assure une visibilité importante, chaque weekend et plus, selon les parcours européens des différentes écuries. Mais la plateforme s’offre également des opportunités d’activation intéressantes, en faisant gagner des expériences “money can’t buy” aux fans, ou encore en prenant la parole sur les réseaux sociaux.

Nous mobilisons les joueurs pour participer à des formats sur lesquels ils parlent finance, en lien avec notre plateforme de marque Parlons Cash, dont le but est de parler d’argent sans tabou. Ces séquences en sont l’une des déclinaisons, en plus d’un spot TV classique et d’autres contenus pédagogiques que nous diffusons sur les réseaux en association avec des analystes experts des marchés.”

Pour autant, il n’est plus question de mettre les joueurs en scène dans le spot TV, comme cela avait été le cas lors du partenariat spécifique avec l’AS Monaco. Ni de communiquer spécifiquement dans des contextes sportifs.

Pour la première fois, la France fait l’objet avec Parlons Cash d’une campagne dédiée, qui répond à un enjeu local : la frilosité des Français à parler d’argent. Le cœur de cible est les 25 à 49 ans, mais nous avons véritablement la volonté de participer à l’éducation financière de tous. Aussi, notre spot met en scène un couple qui parle d’investissement”, indique la directrice marketing.

Un spot 100% IA qui offre à eToro son meilleur lift de notoriété

Petite spécificité : ce spot est entièrement généré par l’IA. Un choix naturel pour eToro, qui n’en a pas fait un axe de communication pour autant : “L’innovation est au cœur de notre offre, tant via le copy trading, qui permet de reproduire le portefeuille d’autres membres, que par les entreprises sur lesquelles nous permettons à nos utilisateurs d’investir. Quand l’innovation, en l’occurrence l’IA, offre des opportunités fonctionnelles pour le marketing, il faut s’en saisir”, avance Valérie Kalifa.

eToro avait déjà utilisé l’IA lors des Jeux olympiques de Paris, afin de générer une campagne en 19 langues et à destination de 45 marchés. Mais cette fois, l’IA était utilisée à d’autres fins : “eToro est un acteur international, avec 40 millions d’utilisateurs enregistrés dans le monde. Nous devons au maximum adapter nos communications à chaque marché, tout en gardant une cohérence d’ensemble. L’IA nous aide à y parvenir. Mais cette fois, l’enjeu n’était pas celui de la traduction du contenu à grande échelle. Cette fois, la production du spot était plus simple, mais nous voulions nous attaquer à un autre défi : celui d’une mise en scène authentique, et de dialogues susceptibles de retranscrire des émotions.”

Loin d’être échaudé par le flop du spot 100% IA de Coca‑Cola, ou par le succès du Loup d’Intermarché, qui revendique l’absence d’utilisation de l’IA, eToro revendique avoir réconcilié le meilleur des deux approches : “L’enjeu n’est pas de savoir si l’IA est utilisée ou non, mais de savoir si, in fine, la communication est authentique ou non. Je pense que si Intermarché avait fait le même spot avec l’IA, il aurait tout autant marché car il est authentique”, indique Valérie Kalifa, qui se dit tout aussi réjouie par le rendu du spot que par ses résultats :

“C’est le meilleur lift de notoriété que nous ayons jamais eu sur une campagne, avec un effet drive to web important.”

Autre intérêt de l’IA : il est possible de faire vivre les personnages de la campagne sur de nombreuses déclinaisons, des réseaux sociaux aux parrainages d’émissions comme Téléfoot, en plus des spots TV classiques.

Nous avons deux déclinaisons de 20 et 30 secondes que nous diffusons en linéaire, mais aussi une déclinaison de 48 secondes pour la CTV, et des versions pour YouTube. Et au-delà de ces volets vidéo et social, nous avons aussi des activations radio, avec des scripts spécifiques selon les audiences ciblées sur Europe 1, BFM Business et Radio Classique.”

La directrice marketing l’assure : l’enjeu est de maintenir une stratégie média unifiée et des messages cohérents entre les différents canaux. “Face à la fragmentation, il faut revenir aux bases : quel message adresser, et à qui ? Le fait que certains canaux connaissent un essor de leur usage ne justifie pas en soi d’y aller. De notre côté, nous voulons parler au plus grand nombre. Être en télévision tombe sous le sens, d’autant que le canal reste puissant en France et qu’il légitimise notre message en nous faisant bénéficier du côté ‘vu à la TV’.”

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