AccueilTENDANCESET VOUS, VOTRE PROJET DE STARTUP à BERLIN C'EST POUR QUAND ?

Et vous, votre projet de startup à Berlin c'est pour quand ?


Publié le 26/08/2019

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Toutes les vingt minutes, une entreprise est créée à Berlin. Reportage dans cette ville de « tous les possibles » où les entrepreneurs ont le sourire.

 

La station Görlitzer Bahnhof se trouve juste en face de l’entrée de cette ancienne usine d’assemblage de métro. Un bar à grillade, un restaurant mexicain et une agence de la compagnie aérienne Turkish Airlines encadrent ce complexe qui est situé à deux pas d’une grande mosquée. Il faut pénétrer dans une cour, emprunter une discrète porte et monter au premier étage pour accéder aux nouveaux locaux de Mindscape. C’est ici que la société israélienne a ouvert son troisième espace de coworking à Berlin. Dans l’entrée près de la réceptionniste, d’épais canapés en cuir ont été installés près d’un énorme comptoir où les résidents de l’endroit peuvent se servir gratuitement un café ou un thé.

 

Un distributeur d’eau pétillante est aussi à leur disposition. Ce lieu situé dans le quartier très « Multikulti » de Kreuzberg peut recevoir 620 personnes. Les indépendants déboursent 450 euros par mois pour avoir un bureau et une connexion internet. Des espaces pour huit collaborateurs sont à louer pour un montant de 4345 euros. Depuis quelques années, la capitale fédérale abrite de plus en plus d’espaces de travail destinés aux startuppers. Et pour cause : toutes les vingt minutes, une entreprise est créée à Berlin. Chaque année, 500 jeunes pousses spécialisées dans les nouvelles technologies sortent de terre dans cette métropole, selon le « German Startup Monitor ». Cette ville possède, il est vrai, d’importants atouts.

 

Les Nations Unies d’Europe

 

« On trouve vraiment des gens du monde entier avec toutes les compétences possibles et imaginables quand on procède à un recrutement, confirme Dominik Stiefermann, directeur général de Visual Meta, la plateforme de shopping du groupe Springer. Parmi nos 230 employés, nous comptons 48 nationalités ». Lorsqu’un curieux se promène dans les couloirs des sociétés, il peut avoir l’impression de parcourir une antenne des Nations Unies. « Les dix salariés qui travaillent pour mon agence de recrutement spécialisée dans les nouvelles technologies, Caissa Global, sont originaires de neuf pays différents, calcule Lilyana Wilken, 30 ans. Je suis moi-même Bulgare et je collabore avec un Polonais, un Hongrois, un Ukrainien, un Italien, un Sud-Africain et depuis peu avec un… allemand » . Le « nerf de la guerre » du capitalisme est également présent à Berlin : l’argent. « C’est la ville en Allemagne où les fonds de capital-risque sont les plus présents et c’est ici qu’ils investissent le plus », reconnaît Dominik Stiefermann. Mais la capitale possède un autre avantage primordial : elle est bon marché.

 

 

 De Londres à Berlin

 

« Les prix ont beaucoup augmenté ces dernières années mais cette métropole reste bien moins coûteuse que Munich ou Hambourg, juge Amanda Hosie qui dirige l’espace que Mindscape gère à Kreuzberg. Et je ne parle pas de Londres ou de New York… ». Un bureau dans la capitale bavaroise sur la Salvatorplatz est ainsi facturé 600 euros par mois par la société fondée à Tel-Aviv. L’arrivée massive depuis quelques années de jeunes diplômés venant du monde entier à donné une certaine dynamique à cette ville de 3,7 millions d’habitants, qui a vu sa population augmenter de 300.000 personnes depuis 2011 et qui devrait franchir le cap symbolique des 4 millions de résidents en 2025.

 

« Après quinze ans en Angleterre, j’ai décidé en 2013 de m’installer à Berlin pour fonder mon agence baptisée Eo Ipso Communications car j’estimais que cette capitale offrait plus d’opportunité de business que Londres, remarque Oliver Aust, l’ancien directeur de la communication de la compagnie aérienne Easyjet. Le coût de la vie et les loyers vont augmenter dans les prochaines années mais je suis très optimiste quant au futur de cette ville. Cette cité est entrée dans un cercle vertueux. Les start-ups en high-tech ont attiré d’autres jeunes pousses spécialisées notamment dans la santé ou la mobilité et les fonds d’investissement financent leurs initiatives ». Cette confiance en l’avenir est un sentiment partagé par la plupart des étrangers vivant sur place. « Cette ville va continuer à attirer des entrepreneurs et des jeunes travailleurs », prédit également Amanda Hosie. Plus de 20.000 Français vivent aujourd’hui à Berlin, ce qui représente la septième communauté étrangère de la capitale après les Turcs, les Polonais, les Russes, les Italiens, les Bulgares et les Roumains. Et vous, votre projet d’expatriation se concrétise bientôt ?

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