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Les podcasts ont trouvé nouvelle plateforme à leur pied


Publié le 24/01/2020

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Ce mercredi 22 janvier, Acast, une plateforme indépendante de podcast, dévoilait son Baromètre annuel à l’occasion du Salon de la Radio. Grosso modo, que des bonnes nouvelles pour la marque suédoise qui ne cesse de séduire des auditeurs et d’imposer le podcast au coeur de la consommation médiatique des Français.

 

9 mois après son lancement sur le territoire français, Acast, une plateforme suédoise de podcast née début 2014, semble appliquer à la lettre sa stratégie initiale. En avril dernier, l’ambition était lancée : Acast débarquait en France pour faire émerger les podcasteurs indépendants et accompagner les groupes médias dans leur stratégie audio. Une présence sur les 2 tableaux censée développer le marché global du podcast en France. Un pour tous… tous contents.

 

Force est de constater que la plateforme suédoise se donne les moyens de ses ambitions. En à peine un petit mois, elle annonçait des collaborations à venir avec Léa Bordier, une vidéaste youtubeuse qui comptabilise 4,5 millions de vue toutes vidéos confondues, et avec le groupe de presse Ebra -Est Bourgogne Rhône Alpes-, qui regroupe Le Dauphiné libéré, Le Progrès, L’Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Le Républicain Lorrain, L’Alsace, Le Journal de Saône et Loire, Le bien Public et Vosges Matin. Comme promis, la plateforme indépendante made in Suède est présente sur tous les fronts. Attaquant, défense, matuidi cha… non, pardon.

 

 

L’important, c’est les 3 points d’audience 

 

Mais laissons de coté l'effet de jeu 2 minutes pour nous intéresser aux résultats. À l’occasion du Salon de la Radio qui a lieu en ce moment même -du 23 au 25 janvier- à la maison de la radio, Acast dévoile fièrement son nouveau baromètre des podcasts natifs… et il y a de quoi. La plateforme annonce comptabiliser 9 millions d’auditeurs uniques depuis son arrivée en France en avril 2019, s’affirmant ainsi comme un des leaders du podcast en France. Selon cette étude, la société a enregistré sur une période de 90 jours allant du 8 octobre 2019 au 8 janvier 2020, 5,8 millions d’écoutes mensuelles, certifiées IAB v2, pour 1,4 million d’auditeurs uniques par mois. 

 

 

 

 

« L'accueil que reçoit Acast en France de la part des Éditeurs de presse et des studios indépendants montre la pertinence de notre expertise, de notre offre et de nos contenus. Depuis notre arrivée l’an dernier en avril nous avons constaté une demande croissante et exponentielle du marché », explique Yann Thébault, Directeur Général France de Acast.

 

Les écoutes enregistrées par Acast entre octobre 2019 et janvier 2020 se répartissent en 3 segments clé : 89 % des podcasts natifs français cumulent moins de 50 000 écoutes par mois, 9 % cumulent entre 50 000 et 200 000 écoutes par mois et enfin 2 % d’entre eux cumulent plus de 200 000 écoutes par mois. En moyenne, un auditeur de la plateforme a écouté 4 podcasts par mois. 

 

 


 

 

Une France à l’unisson

 

Dans le cadre de ce baromètre, Acast a également recensé les écoutes par territoires avec pour commencer les grandes villes de plus de 100 000 habitants représentant 23 % des écoutes. Vient ensuite le reste de l’hexagone correspondant aux plus petites villes et aux moyennes agglomérations avec 35 % des écoutes. La région Île de France, quant à elle, arrive en pôle position avec 42 % des écoutes. Le podcast étant généralement catégorisé comme un média ultra urbain et connecté, cette vision est finalement très partielle. Les chiffres démontrent que c’est aussi un média de proximité, qui s'étend sur tout le territoire.

 

 

 


L’occasion également de lister la répartition de ces écoutes par application dans la période donnée : Apple Podcasts arrive ainsi en première position avec 55,7 % des podcasts hébergés chez Acast écoutés sur ce dispositif. En deuxième position, Spotify comptabilise 9,9 % suivi par Podcast Addict avec 7,7 %. De là à parler d’un monopole de la pomme sur le sol français…Quant à la répartition par appareils, on retrouve le téléphone portable en premier lieu avec 86 % des écoutes. Les ordinateurs portables arrivent en deuxième position avec 11.7%, les montres et enceintes connectées arrivent elles, en dernière position avec respectivement 1,5 % et 0,8 %.  

  

Parmi les autres données présentées par Acast, on peut retrouver également le top 3 des secteurs les plus investis par les annonceurs, 36 % proviennent du secteur bancaire et des assurances, 21 % du secteur de la Tech et 12 % du secteur lifestyle. 

 

 

Un canal qui impacte plus que les autres

 

Et c’est sûrement cette ultime donnée qui est la plus scrutée en plein coeur de la Scandinavie. L’ambition d’Acast est avant tout d’assoir les podcasts comme fer de lance d’une offre publicitaire qui se réinvente. Et il serait contre-productif d’ignorer les arguments massue du podcast en la matière. Selon une étude commandée par Midroll Media -réseau publicitaire de Stitcher, l’un des leaders du secteur- pour Nielsen, la publicité sur podcast génère 4,4 fois plus de « brand recall » que les autres formes de publicités numériques. Un anglicisme qui pourrait se traduire par un score de notoriété pour les marques. Comme lorsqu’un consommateur se souvient spontanément d’une marque, voir lorsqu’il achète, instinctivement une marque plutôt qu’une autre.

 

Une suprématie du format audio sur les autres canaux numériques qui se traduit également dans les intentions d’achat. L’étude révèle que celles ci augmentent de 10% chez les auditeurs exposés à un podcast publicitaire : 61% déclarent qu’ils achèteraient probablement la marque ou le produit cité, contre les 56% d’auditeurs qui n’ont pas entendu l’annonce. Plus la publicité est longue et personnalisée, meilleur est le souvenir de marque -pour une entreprise connue. À noter que l’expérience d’écoute des podcast se faisant généralement seul, avec un casque ou des écouteurs, l’attention de l’auditeur n’en est que décuplée. Des données qui ne pourront que ravir nos amis suédois. Oui, une expérience immersive est souvent gage de recette publicitaire décuplée. Un constat qui s’explique parfaitement par le rôle plus actif que l’on y recouvre dans son acte de consommation. Ainsi, vous l’aurez peut être deviné : une fois la technologie perfectionnée et démocratisée, le prochain eldorado publicitaire se nomme sans doute réalité virtuelle. Cela ne se joue plus qu’à un cheveu sous le casque.


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