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Mobilité inclusive et solidaire, kézako ?


Publié le 11/02/2020

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Alors que la mobilité urbaine n’a jamais été aussi riche de possibles, l’agence Territoire dédiée à la transition optimiste s’interroge sur son pendant inclusif et solidaire. Entre liberté de mouvement individuelle et besoin de recréer du lien social, la mobilité mute et se repense. À quelques semaines de la sortie du numéro 33 de la revue iNfluencia dédiée aux territoires et à la proximité, on décrypte. 

 

 

Territoire, une agence de conseil et création dédiée aux acteurs de la transformation « optimiste » des espaces et des villes prenant en compte les enjeux environnementaux, sociétaux et politiques actuels accompagne les marques et acteurs de ce changement à trouver leur raison d’être et à developper des valeurs aussi cohérentes que durables pour insuffler le changement aux citoyens. 

 

Territoire se veut donc porteuse de sens et affranchie du bullshit publicitaire traditionnel ou l’aspect pécuniaire domine les prises de paroles et décisions, avec pour ambition de mêler l’esthétique à l’inclusif et au solidaire.  

 

Pour commencer, si on parlait de mobilité ? Puisque la mobilité est un facteur d’émancipation et donc de transformation, Territoire s’y attarde…en podcast. Après une table ronde organisée en fin d’année 2019 sur ce sujet, l’agence décide de partager de faire vivre les leçons tirées de cette discussion et de partager ses réflexions via le nouveau grand dada des marques et des citoyens du monde, le format audio. À ce jour, 3 épisodes de 2minutes30 donnant les clés d’une mobilité inclusive et solidaire, de l’émancipation à la rencontre.

 

 

Un individualisme en quête de proximité


Par ici un résumé de ce qu’on y apprend. Pour Stéphane Hugon, sociologue et co-fondateur de l’institut Eranos, si la mobilité s’inscrit de prime abord dans une démarche individuelle de liberté de mouvement, elle est aussi vecteur de rencontre. Alors que la ville promet l’anonymat et les milles et uns possibles, elle inspire aussi depuis quelques années pour les citoyens l’envie de recréer un lien plus fort entre ses parties prenantes, perdues dans la foule. Le lien social, la proximité, la communauté, voilà ce qui inspire les urbains d’aujourd’hui. Un sujet qu’INfluencia s’apprête à décrypter en profondeur dans le numéro 33 de sa revue trimestrielle qui paraitra en mars 2020. Pour ce faire, les infrastructures en place ont leur carte à jouer. Inclusivité, fluidité et horizons communs sont donc aux goût du jour d’une mobilité durable et en phase avec ses individus ! 

 

 

Mobilité pour tous ? 


Et si pour beaucoup mobilité = transport, attention ce n’est pas tout. Comme le rappelle Thomas Barbelet, directeur exécutif marketing de Keolis, la mobilité connait une mutation qui se veut désormais CASE : Connectée, Autonome, Shared (Partagée), et Électrique (comprendre « Environnement-friendly). Alors que se déplacer n’a jamais été aussi simple et instantané, plus de 20% de la population se déclare en situation de fragilité lors de ses déplacements : fragilité d’orientation, de lecture, de mouvement, ou encore d’accès au digital. Résultat, si la génération X,Y,Z a le téléphone greffé dans la main et sait parfaitement utiliser les nouveaux moyens de transports proposés, on remarque qu’il y a deux fois plus de personnes âgées que de moins de 25 ans qui utilisent aujourd’hui les transports urbains. Une donnée révélatrice d’un manque d’inclusivité flagrant dans les modèles « facilitateurs » mis en place.

 

En parlant de nouveaux services, les scooters en libre service Cityscoot soulèvent une nouvelle problématique, celle de la location. « Réapprendre à circuler sans entraves, librement remet en question la valeur de la propriété. A quoi bon posséder quand on peut simplement utiliser ? » s’interroge Territoire. Quid des ventes de véhicules ? Et de l’offre de location ? Pour Bertrand Fleurose PDG de Cityscoot, tout est question de complémentarité, entre lac RATP, les vélos, trottinettes, scooters et autres offres permettant ensemble d’offrir une liberté de mobilité aux citoyens en fonctions de leurs envies et besoins.

 

 

Le lien social au coeur du changement 


« À la conjonction entre libération, individualisme, projet sociétal et politique, a-t-on raison d’être optimistes ? », conclut l’agence. Pour les invités de cette table ronde, les nouvelles solutions de mobilité, les politiques et la volonté citoyenne sont en bonne voie vers la transition optimiste. Changer son rapport au temps, prendre conscience de l’autre et des possiblilités de mobilité offertes par les services publics et privés, mais aussi prendre le temps de repenser l’inclusivité et d’inclure le lien social au fondement des stratégies des villes.

 

 

 

 


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