AccueilTENDANCESET SI L'ENGAGEMENT SUPRêME éTAIT LE... T-SHIRT?

Et si l'engagement suprême était le... t-shirt?


Publié le 26/06/2014

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Ah bon, ça marche encore ? Un peu mon neveu et comme dirait Coluche, c’est l’histoire d’un mec... En 2002, dans sa chambre universitaire, l’étudiant allemand Lukasz Gadowski lance Spreadshirt. Un an plus tard, son compère Matthias Spiess le rejoint. Le concept ? Une vieille ficelle publicitaire, ex-parangon à la « Mad Men » de la customisation post homme-sandwich, nous avons nommé le t-shirt personnalisé. Aucune banque ne mord à l’hameçon mais le binôme se débrouille avec des fonds levés pour mettre en branle la machine.

 

Douze ans plus tard, dans un marché mondial porteur où Zazzle et Cafe Press dominent aux USA, Spreadshirt règne sur le Vieux Continent : la plate-forme propose un service dans 17 pays et 9 langues, emploie 500 personnes, possède plus de 180 produits et accessoires en stock et a expédié plus de 3 millions de produits l’année passée. Sa responsable en France, Sabrina Rahilou, était présente aux Cannes Lions. INfluencia en a profité pour la rencontrer. Il fallait bien comprendre comment le t-shirt -et plus globalement le vêtement- est (re)devenu un outil d’engagement prisé par les marques. « Le t-shirt est un produit universel et le reste. Mais nous ne sommes plus dans une utilisation de rewarding comme il y a 15 ou 20 ans. Il permet aujourd’hui de renforcer l’engagement avec la communauté et d’engager la conversation », explique d’emblée Sabrina Rahilou.

 

En lançant récemment UTme !, le géant japonais du prêt-à-porter Uniqlo s’est incrusté dans le club des pensionnaires du DIY : il offre désormais la possibilité à ses consommateurs de fabriquer leur propre t-shirt en utilisant leur smartphone. Deux maîtres mots tiennent lieu de fil directeur : engagement et expérience. C’est parce que les marques sont en quête de cette customisation que Spreadshirt trouve la formule gagnante.

 

 

Les Youtubeurs dans la ligne de mire

 

« Comme pour ce que nous avons fait avec les 3 Suisses, nous proposons un service additionnel aux marques. Nous leur créons un outil digital de personnalisation ludique et communautaire, plus une boutique en ligne en marque blanche qui reste dans leur univers », développe Sabrina Rahilou. Dans ce cas là, Spreadshirt génère du chiffre d'affaire en partageant les revenus supplémentaires tirés de son service. Quand elle s'associe avec des artistes pour leur créer gratuitement leur merchandising en ligne, la startup laisse son partenaire fixer son prix revendeur avant d’encaisser la différence avec le sien.Le merchandising n’est uniquement focalisée sur la groupie hystérique, les entreprises peuvent aussi s’en payer un en interne avec Spreadshirt. Microsoft l’a fait, permettant à chacun de ses managers de posséder sa propre boutique en ligne personnelle. Quid des agences ? « Nous leur permettons de proposer des campagnes basées sur la personnalisation des vêtements et des accessoires. Le tee-shirt c’est le support de la personnalité, pour les agences et les marques c’est la possibilité de véhiculer un message par un support apprécié des consommateurs. Ils ne portent plus la marque mais les valeurs qu’ils partagent avec elle », répond la dirigeante de Spreadshirt France.

 

Dans le même registre que le « nous créons de la pub pour faire disparaître la pub » de Spotify -sujet qu'INfluencia traitera la semaine prochaine- la responsable du n°1 européen dans l Hexagone le clame avec enthousiasme : « Quand la pub parle et entre en conversation avec la communauté, ce n’est plus de la pub ». Le contenu commercial intrusif est l’ennemi, les marques veulent du native, de la customisation, de l’expérience. Elles veulent interagir et dans le viseur, quelles meilleures cibles que les Youtubeurs stars et leur audience de fans loyaux ? Ces nouvelles vedettes du Web constituent pour Spreadshirt des futurs alliés de choix, idem pour Deezer, Spotify et DailyMotion. Imaginez que vous puissiez lire sur un t-shirt la playlist d’un habitué du même festival que vous ? Ne nous dites pas que vous ne serez pas curieux…

 

Benjamin Adler / @BenjaminAdlerLA


Pour ne pas en savoir plus, surtout ne cliquez pas sur ce lien : Uniqlo : la customisation se porte bien !

 

 

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