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Des jeux pour que les enfants ne soient plus esclaves des écrans


Publié le 16/01/2020

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Le progrès comme toujours apporte son lot de bonnes et mauvaises utilisations. En se démultipliant, les écrans et leurs contenus multiples deviennent aujourd'hui dangereux si consommés sans modération. Les enfants sont les premiers à en pâtir. Fort heureusement, des entreprises créatives lancent des solutions qui les font décrocher de cette addiction !

 

 

Il est loin le temps où « pour avoir la paix » les parents, -expression consacrée des année 2000- « mettaient les enfants devant un dessin animé », une cassette vidéo Disney ou les aventures de Titeuf… On ne parlait pas alors de la détérioration de certaines zones du cerveau des petits, d’hyperactivité, ni d’addiction à la télévision, ou aux images… Alors certes, les parents se battaient (parfois) afin de se donner bonne conscience, pour qu’ils ne restent pas des heures devant un programme, en achetant à leurs progéniture, les fameux livres de la collection L’École des Loisirs censés résoudre les problématiques psychologiques des enfants, telles que l’arrivée d’un bébé au sein du foyer, la peur du loup, la relation amicale, le deuil, etc. Mais cela s’arrêtait là. Désormais, revues scientifiques, psychologues, neurologues ne cessent de prévenir des risques qu’écrans multiples, et programmes ou jeux nombreux font courir aux enfants en cas de surconsommation… Une inquiétude bien légitime qui donne l’opportunité à des entreprises de créer de nouveaux « produits » intelligents et créatifs permettant aux enfants de « décrocher ».

 

 

Une histoire entre tablette et travaux manuels

 

C’est dans ce contexte « inquiétant » que Marion Péret et Emmanuelle Gras, cofondatrices de la start-up bordelaise Dipongo, présente au CES de Las Vegas du 7 au 9 janvier, ont eu l’idée d’un jeu créatif différent, destinés aux enfants à partir de quatre ans, qui mêle une histoire sur tablette (mettant en scène Edgar le renard), dont la narration ne peut avancer qu’à l’extérieur de cette dernière. Ainsi, explique Marion Péret, « L’histoire va s’arrêter, parce qu’Edgar le renard est face à un ravin et veut retrouver ses amis les oiseaux de l’autre côté… L’enfant va devoir trouver une solution, quitter l’écran pour dessiner un pont, fabriquer des ailes en pâte à modeler, ou construire un avion en papier. Il va prendre en photo sa création et l’histoire va continuer sur la tablette, en fonction de sa solution ». Lors de la première histoire, l’enfant passe à peu près autant de temps sur l’écran qu’en dehors. Les incitations à sortir de l’écran pour créer sont de plus en plus fortes au fur et à mesure des différents contes ».

 

 

Un jeu qui aide à gèrer le temps passé devant les écrans

 

Bioviva conçoit des jeux écolos et éducatifs depuis 20 ans à destination des plus petits. On connaît la petite entreprise montpelliéraine, notamment pour ses défis nature, jeux de cartes qui permettent de découvrir découvrir les secrets des animaux ou des planètes, ou son étonnant « Cro-Magnon », qui invite les joueurs à retrouver leurs instincts primaires pour faire deviner des mots. Cette fois Bioviva crée « J’aide mon enfant ». Il s’agit par exemple explique Jelena Kuhn, de Bioviva de les aider à bien gérer le temps passé devant les écrans. L’un des six coffrets invite la famille à un challenge. On lance les dés, cela définit la durée durant laquelle tout le monde devra débrancher ».

 

 

Une aventure qui incite les enfants à écrire des lettres à ses héros TV

 

De son côté, la maison d’édition Epopia, start-up incubée au media Lab TF1 propose des aventures par courrier interactives et personnalisées à partir de la série TV "Miraculous : Marinette a besoin d'aide". La série sortie en France sur TFOU en septembre 2015, Miraculous fait un carton dans le quotidien de toutes les cours de récré à travers le monde. La nouvelle aventure sortie officiellement le 8 novembre, fait le carton plein « On ne savait pas à quel point le public attendait cette nouvelle histoire, mais en moins de 24h, nous avons vu le potentiel incroyable de la licence Miraculous », constate Rémy Perla fondateur d’Epopia. En clair, l’enfant, nommé Super-Conseiller reçoit du courrier dans la boite aux lettres à son nom et démarre une correspondance épistolaire avec ses personnages préférés. Ces denriers lui envoient des lettres accompagnées de multiples surprises et l’enfant va décider de la suite de l’histoire en renvoyant ses réponses par la Poste. Quelques jours plus tard, un nouveau courrier arrive dans la boite aux lettres et l’histoire évolue selon ses choix ! 

 

 

Vous l'aurez compris, l'heure est à la cure de désintoxication. Une mission que beaucoup d'entreprises prennent très au sérieux, non seulement pour créer du business, mais aussi dans l'objectif de revenir à une certaine... réalité bonne pour la santé psychique des enfants.

 

 


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