AccueilA NE PAS MANQUER« LL FAUT ARRêTER DE NE PENSER QU’AUX GRANDES ENTREPRISES QUAND ON éVOQUE LE LEADERSHIP AU FéMININ »

« ll faut arrêter de ne penser qu’aux grandes entreprises quand on évoque le leadership au féminin »


Publié le 09/01/2020

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Comprendre le rôle des femmes dans la transformation du travail et trouver des solutions pour inspirer les entreprises qui recrutent: le premier séminaire dédié à l'agilité, organisé par Bonnie&Smile aura lieu le 23 janvier prochain. Sa fondatrice Adeline Attia, explique à INfluencia comment les femmes peuvent et doivent désormais affirmer leur leadership et désamorcer les tabous sociaux. Un leadership positif et inspirant pour plusieurs générations.


 

INfluencia : vous organisez une journée consacrée à l'agilité des femmes le 23 janvier. Pourquoi ce thème ? Les femmes sont-elles plus agiles que les hommes?

 

Adeline Attia : en quelque sorte oui, mais elles n’en font pas tout un plat ! D’abord parce que les femmes au travail sont déjà championnes de l’agilité et souvent assignées (volontairement ou non) aux postes transverses: directrices des RH, de la transformation, de la communication… Il s’agit surtout de prendre conscience qu’un changement de posture à l’égard du travail est nécessaire.

 

Or les responsables de la transformation ou de la RSE, hommes et femmes, n’ont pas encore conscience que l’enjeu de la mixité en entreprise passe par un partage de rôles et de pratiques agiles. Et quand on parle d’agilité, il s’agit bien de modes de collaboration, de passage d’un sujet à l’autre, d’éveil permanent à l’imprévu… Comme dans la vie, d’ailleurs. L’agilité n’est donc pas un sujet qui concerne uniquement la digitalisation du travail, même si la technologie y joue un rôle majeur.

 

 

IN : quel rôle peuvent-elles jouer dans la transformation des entreprises ?

 

A.A : je pense qu’elles ont tout intérêt à jouer le rôles de passeuses, de courroies de transmission entre genres et générations, dans toutes les entreprises et pas seulement dans les grosses. En effet, ce que je constate au quotidien chez Bonnie&Smile, c’est que les femmes dirigeantes ou collaboratrices de PME ou TPE sont les premières à s’impliquer et à rendre service à la collectivité ! Ce n’est pas une légende : ce sont les femmes qui font passer les messages au boss quand il le faut, qui inscrivent les équipes aux activités et divers ateliers d’innovation ou de prise de parole… Elles ont donc un rôle à jouer pour montrer l’exemple aux hommes. Nous nous adressons d’ailleurs à des hommes éclairés autant qu’à des femmes. Mais il faut arrêter de ne penser qu’aux grandes entreprises quand on évoque le leadership au féminin.

 

 

IN : vous allez également traiter de la sous-représentation des femmes dans la Tech… Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

A.A : effectivement, un gros problème de parité subsiste dans les nouveaux métiers du numérique et les mâles millenials ne sont pas forcément très enclins à accueillir leurs sœurs codeuses. Angélique Gérard de Illiad et Caroline Ramade, CEO de 50 in Tech viendront en témoigner et nous organisons un atelier de co-design spécifique l’après-midi pour trouver des solutions concrètes !

 

 

IN : l'une des intervenantes est "directrice du Programme Défi 100 jours de l'Effet A". Pourriez-vous nous en dire plus sur ce mystérieux Effet A?

 

A.A: notre partenaire, L’effet A, s’est donné pour mission d’accélérer la présence des femmes aux parcours variés à tous les échelons des organisations. Les deux programmes de formation – le Défi 100 jours et le Défi Leadership – ont permis de former plus de 2 500 femmes professionnelles et gestionnaires provenant d’une centaine d’entreprises, tant au Québec qu’en France. L'effet A offre aux femmes l'inspiration, les conseils pratiques pour révéler leur talent, les outiller pour communiquer leur ambition et propulser leur carrière. Le programme Défi 100 jours est arrivé en France en septembre 2019. Un parcours permettant d’adopter trois grands comportements : renforcer la confiance en soi, apprendre à gérer les risques et négocier, développer son influence et son réseau interne.  Des objectifs qui rejoignent de près ceux de Bonnie&Smile !

 

 

IN : pensez-vous que les femmes sont maintenant bien représentées dans la publicité ?

 

A.A : vaste question! Je pense honnêtement que non. Il subsiste de gros stéréotypes et contrairement aux années 80 où la publicité était souvent en avance sur les tendances sociétales, elle est maintenant très en retard en ce qui concerne les modèles. En l’occurrence, la femme de 50 ans reste absente des représentations. Le vieillissement et les « ruptures de vie » qui l’accompagnent restent tabous. On passe directement de la quadra (en pleine possession de ses capacités) à la sexa voire la septuagénaire, les mamies ou retraitées sportives…

 

Pour acheter votre billet , c'est ici.

 


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