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Happydemics lance l’institut d’études 2.0


Publié le 06/11/2019

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Cette plateforme réalise en un temps record et pour des coûts limités des enquêtes marketing en allant chercher les consommateurs sur les applications qu’ils utilisent sur leur smartphone.

 

Les spécialistes du sondage ont du souci à se faire. « Nous sommes capables de faire des études marketing dix fois plus rapidement et pour un tarif quatre fois inférieurs à ceux exigés par les grands instituts », affirme Tarek Ouagguini. Cet ancien copywriter qui a fait ses armes chez McCann Erickson et TBWA propose depuis la fin de l’année 2016 une technologie qui permet aux grandes marques de faire des études partout dans le monde pour un coût modique.

 

 

Applis en guise de panels

 

Le concept lancé par Happydemics est simple . Cette plateforme se connecte aux consommateurs à travers les applications qu’ils utilisent chaque jour sur leur smartphone. « Nous n’avons pas de panel comme les instituts d’études traditionnels car ces gens sont habitués à répondre à des questions et ils sont rémunérés pour le faire, estime Tarek Ouagguini. Nous pensons que cela biaise leurs réactions. Nous préférons faire appel à des volontaires que nous ne payons pas pour le temps qu’ils prennent à remplir nos questionnaires. Nous plantons par contre un arbre pour chaque réponse que nous recevons et nous versons des dons à des associations comme les Restos du Cœur et à la Fondation Abbé Pierre . Notre véritable savoir-faire est d’être capable de trouver les cibles visées par nos clients en allant les chercher sur les applications qu’elles utilisent ». Vous souhaitez interroger des femmes âgées de 18 à 35 ans, des geeks anglophones ou des amatrices de produits cosmétiques haut de gamme ? Happydemics s’engage à les trouver en un temps record.

 

 

Des études aux quatre coins du monde

 

« Dans un délai compris entre trois jours et une semaine, nous pouvons questionner le public recherché par la marque, analyser leurs réponses et faire des recommandations au client, promet le fondateur de cette start-up de 25 salariés. Notre algorithme se charge également d’éliminer les réponses incohérentes ». Grâce à la Toile, cette plateforme peut aussi réaliser des études n’importe où dans le monde. « Nous sommes capables, sans aucun souci, d’effectuer une enquête auprès d’une cible bien précise en Cote d’Ivoire, en Chine ou en Inde, s’engage Tarek Ouagguini. Si un groupe pétrolier veut connaître la manière dont les automobilistes utilisent de l’huile pour le moteur de leur voiture en Grèce, en Russie ou en Allemagne, nous pouvons lui donner des réponses dans les 24 heures. Aucun institut ne peut garantir un tel résultat. Et il y a de nombreux pays dans lesquels il n’existe même pas de panel de consommateurs. C’est le cas notamment en Afrique mais là-bas, tout le monde possède un smartphone et les gens peuvent donc répondre à nos enquêtes».

 

 

Elle pousse, la pousse

 

Une étude complète effectuée auprès de 1000 répondants est facturée 5990 euros par cette jeune pousse. Cette année, son chiffre d’affaires devrait exploser de 700% pour atteindre 2,5 millions d’euros et ses dirigeants comptent franchir le cap des 15 millions d’euros d’ici trois ans. Le mois dernier, la société a ouvert sa première filiale à l’étranger. « Nous avons décidé de nous installer aux Pays-Bas pour nous rapprocher des sièges européens de grands groupes comme Nike et Booking.com ajoute Tarek Ouagguini. Nous pensons également ouvrir une antenne à Berlin puis aux Etats-Unis mais chaque chose en son temps… » Manière de parler. Le passé récent montre que cette start-up a plutôt l’habitude de courir que de trottiner…

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